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Mon enfant aussi va à l'école
   
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Mon enfant aussi va à l'école
Jean-Marie GILLIG

Edition érès, septembre 2007 - 18 €

Jean-Marie GILLIG a exercé comme Inspecteur de l'Education nationale chargé de l'AIS. Il est maintenant vice-président de l'UDAPEI du Bas Rhin et de l'AAPEI de Strasbourg.


Un petit livre très riche et bien commode, riche parce que Jean-Marie Gillig est un excellent connaisseur  de l'arsenel législatif, des institutions du terrain, de leur fonctionnement et du vécu des familles, commode parce qu'il présente en un vingt courts chapitres l'ensemble des situations auxquelles les familles peuvent être confrontées.
L'auteur se montre exigeant sur la qualité de l'intégration scolaire. Peut-on parler d'inclusion ? Oui, mais à condition de ne pas oublier que "la scolarisation des élèves handicapés nécessite qu'au droit commun on ajoute la droit à compensation" (p 18).
Passant en revue les dispositifs et les étapes de la scolarisation, l'auteur s'arrête un peu plus longuement sur ceux qui peuvent faire difficulté ou qui sont porteurs d'avenir : le passage en CDAPH (p 44) ; le projet de vie, d'introduction récente, qui est appelé à être à la base du processus décisionnel aboutissant au plan de compensation mais dont la formulation met souvent les familles dans l'embarras (p 27-31) ; le nécessaire partenariat auprès des clis (p 85) : l'évolution des IME et de leurs efforts en faveur de l'intégration, vue à travers les expériences de classes intégrées réalisées à Strasbourg (p 110-112) ; le développement des possibilités d'accueil à la sortie de l'upi du collège (p 98-101). Etc.
Aujourd'hui, si les droits des personnes handicapées sont reconnus au niveau de la législation, il reste à les mettre en application. Les parcours de familles restent semés d'embûches et d'incompréhension. Jean-Marie Gillig les invite aussi à se rapprocher des associations de parents d'enfants handicapés dont les actions auprès des pouvoirs publics sont nécessaires pour faire reconnaître leurs droits et pour favoriser les évolutions. 
P.Baligand - février 08  
 

Intégrer l'enfant handicapé à l'école
 
   

Intégrer l'enfant handicapé à l'école
Jean-Marie GILLIG
Editions Dunod, 3ème édition, septembre 2006
(1ère édition : 1er trimestre 1996)
Préface de Bernadette WAHL, Présidente d'honneur de l'UNAPEI

 
 
L'ouvrage de Jean-Marie Gillig "Intégrer l'enfant handicapé à l'école" présente de manière claire et approfondie les dispositifs et les fonctionnements de l'intégration et une réflexion sur les principes qui la sous-tendent . Cet ouvrage est devenu au cours des années un classique de l'intégration scolaire. La troisième édition, qui vient de paraître, n'apporte que des changements limités par rapport à l'édition de 1995, mais ces changements sont significatifs des évolutions qui se sont produites depuis cette date et ce sont eux que nous pointons dans ce compte-rendu.
Les dispositifs d'accueil des enfants handicapés que l'on connaît aujourd'hui étaient pour l'essentiel déjà en place il y a dix ou quinze ans, à l'exception des AVS (Auxiliaires de Vie Scolaire) (p 193-196). La loi de février 2005 ne les a pas directement modifiés. Mais en réorganisant l'orientation vers ces dispositifs, elle infléchit leur utilisation et relance l'intégration scolaire (p 74-81). L'auteur est conduit à insister sur la démarche de projet (p 136-149) qui a toujours été le fil rouge de l'intégration mais qui prend une importance croissante, dès l'inscription à l'école de l'enfant handicapé. Le PPS (Projet personnalisé de scolarisation) est devenu en effet l'outil par excellence d'une scolarisation adaptée et individualisée. C'est en participant à l'élaboration du PPS que les parents trouvent leur place dans le processus d'intégration (p 144-149 et 209-214). Les enseignants référents (p 142-143), chargés de veiller à la mise en œuvre du PPS, sont devenus les interlocuteurs privilégiés des parents.

On reproche aujourd'hui aux établissements du secteur médico-éducatif d'avoir porté insuffisamment d'attention à la scolarisation des enfants qu'ils ont en charge (p 104). Mais l'auteur, qui connaît particulièrement bien ce secteur, s'attache à montrer comment les établissements peuvent contribuer à l'intégration scolaire des enfants les plus handicapés, à partir notamment de l'expérience et de la réussite des classes intégrées - ou classes "cogérées" - implantées dans les écoles ordinaires et qui allient la compétence des professionnels et celle des enseignants (p 171-186). Ces réalisation éclairent à la fois le devenir des établissements spécialisés (p 214-217) et celui des clis, dans une perspective de partenariat.

Pour Jean-Marie Gillig, la démarche d'intégration n'est pas anodine. S'il réaffirme avec force les principes et la philosophie de l'intégration déjà exprimés avec claivoyance dans les éditions précédentes, c'est pour mettre en garde contre les facilités ou les tentations de l'heure, contre l'illusion d'une école "inclusive" qui sous prétexte d'échapper à toute pratique discriminatoire refuserait par principe, dans un souci de normalisation, les mesures compensatoires et les traitements spécifiques dont les enfants ont besoin. L'intégration scolaire est une démarche exigeante. Le handicap n'est pas soluble dans l'école.
 
"Mais que représente au juste l'avantage de préférer l'intégration scolaire des enfants handicapés à leur seule scolarisation ? Les mots sont porteurs de sens (…). . Scolariser, au sens commun, c'est inscrire un enfant dans une école pour qu'il y reçoive l'enseignement et développe ses apprentissages (…). Le réseau est depuis longtemps constitué et il n'est nécessaire que d'inscrire les enfants à l'école et de les obliger à la fréquenter pour les scolariser ! (…) Intégrer a un autre sens. C'est reconnaître a priori que des enfants handicapés présentent des besoins pédagogiques et éducatifs particuliers. C'est ensuite, dans l'équipe des personnes y compris les parents appelées à suivre le parcours de scolarisation, proposer les bases du projet personnalisé de scolarisation adaptée. C'est enfin pour les personnels chargés d'amener l'enfant au statut d'élève, mettre en oeuvre ce projet…" (p XVI-XVII)
P.Baligand - février 07
l
Valérie

14-06-07
Je suis d’accord avec vous, intégrer, c’est beaucoup plus que scolariser….
Beaucoup d’enfant ne peuvent être solarisés d’emblée, sans précaution, sans formation, sans compensation. Le terme scolarisation est certes rassurant, parce qu’il laisse à penser que ça irait de soi, mais ça n’est pas forcément le cas. Valérie C.
Mise à jour : 15/06/07

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