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AUTISME ET SCOLARISATION
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Adresse de cette page : http://scolaritepartenariat.chez-alice.fr/page366.htm


 

Le CEAL (Centre Expert Autisme du Limousin) et les classes d'autorégulation ARAMIS

La scolarisation des élèves avec troubles du Spectre de l'Autisme
dans l'Académie de LIMOGES

 
 
  La scolarisation des élèves avec troubles du Spectre de l'Autisme dans l'Académie de Limoges paraît être une réussite. Mais en cette année 2018 le CEAL connaît quelques problèmes.
  Nous utilisons, pour cette présentation du Centre Expert Autisme, des interviews de sa Directrice, le Dr Geneviève Macé, et du Dr Eric, réalisés par Jean Vinçot en octobre 2017.
http://dupuiselise.canalblog.com/archives/2017/10/25/35805334.html
     
  1 - Une réussite  
 
Le centre expert autisme : un établissement unique en France
Centre Expert Autisme du Limousin - CEAL
Centre de diagnostic
et structure d'accompagnement
pour les jeunes enfants
(0-6 ans)
Hôpital Le Cluzeau
23 avenue Dominique Larrey
87042 Limoges Cedex
05 55 05 89 84
Directrice : Dr Geneviève Massé
Secretariat :

Centre.Expert.Autisme@chu-limoges.fr
Le CEAL (Centre Expert Autisme du Limousin) a pour objet le diagnostic et l’accompagnement intensif précoce de tous les enfants de moins de 6 ans présentant un TSA (Trouble du Spectre de l’Autisme).  Il a été créé en 2014 dans le cadre du 3ème Plan Autisme et il est installé au sein du pôle neurosciences du CHU de Limoges.
Il assure, dès leurs 18 mois et avant leurs 6 ans, le diagnostic de la totalité des enfants atteints de TSA (Trouble du Spectre de l'Autisme) nés dans le département. (1 enfant sur 95 nés en Haute Vienne en 2013 a reçu ce diagnostic). En deux ans d'activité, le taux de diagnostics précoces a été multiplié par 20 en Limousin. L’intérêt du Centre est qu’il assure un suivi et une prise en charge après le diagnostic.
Grâce à ce centre tous les enfants diagnostiqués entre 18 mois et 6 ans bénéficient d’une intervention intensive, spécialisée, individualisée et d’un accompagnement en maternelle. Le résultat ne s’est fait pas attendre : au bout de 3 ans l’inclusion scolaire en CP des enfants TSA a été multipliée par 3,8.
Le diagnostic des + de 6 ans
est réalisé par le

Centre de Ressources Autisme
du Limousin (CRA)
Le nombre d’enfants scolarisés en 1er degré est passé en Haute -Vienne de 29 en 2014 à 114 en 2016 (alors qu’il reste stable dans les départements voisins).
Le coût global par enfant est d’un peu plus de 40.000 € par an et par enfant. Rappelons qu’un SESSAD, c'est 30.000 à 40.000 € et qu’un hôpital de jour, c'est 600 € par jour, soit au moins trois fois plus.
 
Les dispositifs de la scolarisation
Le travail très spécifique réalisé par le Centre  à un moment essentiel du développement de l'enfant permet ensuite, pour un peu plus de 80% des enfants, de suivre une scolarité traditionnelle dans le primaire avec AVS et SESSAD.
Les 20 % autres sont les enfants autiste avec un retard mental. Pour eux, il existe deux options, soit une ULIS [Unité localisée d'inclusion scolaire] si le langage est en place ; soit si le langage n'est pas en place, une orientation vers un IME [institut médico-éducatif]. A défaut de place en IME, un maintien en grande section de maternelle peut être demandé.
A côté des dispositifs habituels de la scolarisation où les enfans sont orientés, classe ordinaire, ULIS et UEM (Unité d'Enseignement en Marternelle), trois classe ARAMIS ont été crées.
 
Le dispositif ARAMIS (AutoRégulation de l’Autisme en Milieu d’Inclusion Scolaire) : des classes "d'autorégulation"
http://autismania.fr/inclusion-des-classes-dautoregulation-pour-les-enfants-autistes/
Trois classes ARAMIS ont été créées, l’une à  Saint-Germain-les-Vergnes (19), la seconde à Boisseuil (87) et la troisième à Angoulême (16). Il s’agit d’un système de classe "d'autorégulation" mis au point par Stéphane Beaulne, chercheur clinicien et professeur à l’université de Nipissing (Ontario, Canada). Dans le dispositif ARAMIS l’enfant est intégré dans les classes ordinaires et sur ce point ARAMIS se démarque de l'ULIS ou de l'UEMA.  Mais ces classes présentent une double spécificité.
La première est que l’enfant bénéficie dans l’école d’un accompagnement médico-social. Il peut avoir recours à l’intérieur de l’établissement à une plateforme spécialisée facilitant l’autorégulation. D'où le nom de classes d’autorégulation. Ce système permet d’alterner la présence de l’élève entre une classe “normale” et un “sas émotionnel”– un créneau durant lequel il est coaché par un éducateur spécialisé, pour apprendre à gérer ses troubles émotionnels et ses comportements envahissants par lui-même, et retourner ensuite travailler avec les autres. L'autorégulation est un processus qui s'appuie sur le comportement des élèves, sur la maîtrise de leurs émotions,
La seconde spécificité d’ARAMIS est d’engager l'ensemble de la communauté scolaire (autres enfants, enseignants, personnels…). Tous sont intégrés au dispositif. Les bénéfices rejaillissent ainsi sur l'élève mais aussi sur ceux qui l'entourent.
Le coaching se fait tant pour l’enfant que pour l’adulte : le professeur (mais aussi plus globalement tous les intervenants travaillant auprès de l’élève autiste) sont ainsi accompagnés et formés par le coach, puis par d’autres enseignants devenus des personnes ressources) pour utiliser une pédagogie répondant aux besoins de l’enfant. Le but étant qu’à terme, les enseignants puissent prendre les choses en main… On voit en tout cas, dès maintenant, des changements dans les pratiques des profs et dans la dynamique qu’ils développent avec chaque élève.
Dans l’école de Saint-Germain-les-Vergnes en Corrèze, où ARAMIS entre dans sa troisième année, il y avait au départ, chez les enseignants, une certaine crainte, mais aujourd’hui, ils sont beaucoup plus compréhensifs et sensibles aux besoins des élèves. Avec l’ensemble des personnels d’établissement, ils ont une perception différente de l’enfant autiste.
Les enseignants sont formés à ARAMIS. C'est le cas pour les instituteurs de Boisseuil qui ont suivi cette formation pendant 3 jours. Ils font partie intégrante du dispositif tout comme leurs élèves qui bénéficient d'un partage de connaissance sur des apprentissages communs et du bien-vivre ensemble. C'est donc toute l'école qui participe au programme.
 
Note : le partenariat
Le bon fonctionnement du partenariat est l'un des facteurs de la réussite de la scolarisation des élèves en sietuation de handicap. Dans le cas du Centre Expert Autisme et du dispositif AEAMIS, il a joué à deux niveaux.
Au niveau des Institutions d'abord. Ces projets sont le fruit d'une bonne collaboration Education nationale, ARS et Associations. Cette collaboration a été mise en valeur lors de la visite du Recteur à Daint-Germain-les-Vergnes, le 1er décembre 2016.
Voir le compte-rendu de la visite du Recteur
Se sont notammentimpliqués dans le projet les associations du sectgeur médico-social, FEGAPEI (Fédération nationale des associations gestionnaires au service des personnes handicapées) et ADAPEI 23 (Association Départementale de Parents, de Personnes en situation de Handicap et de leurs familles.), le Recteur de l'Académie de Limoges, le Directeur de l'ARS Nouvelle Aquitaine, les municipalités des communes con cernées, etc.
Le partenariat est indispensable aussi au niveau du terrain. On voit comment la sc olarisation des élèves autistes porteurs de TSA est rfendue possible frace au partenariat école / secteur médico-éducatif. C'est un point commun aux différentes structures : UEMA, ULIS, classes d'autorégulation, inclusion en école odinaire...
 
Note : la formation des enseignants
(à faire)
 
 
Quelques chiffres - année 2017-2018
L'Académie de Limoges fournit un recensement très précis et très complèts des élèves TSA.
http://www.cralimousin.com/images/pdf/2018/plan-autisme.pdf (page 12)
Nous y ajoutons les deux dernières colonnes : effectifs scolaires du département et pourcentage d'élèves TSA
Académie de Limoges - recensement des élèves avec troubles du Spectre de l'Autisme - 2017-2018
Département Classes ordinaires Dispositifs
ULIS
Classe
d'auto-
régulation
Total
milieu ordinaire
Unités
d'ensei-
gnement
UEMA TOTAL
effectifs
  Effectifs scolaires
du département
Pourcentage
d'élèves TSA
Corrèze 1er degré 33 6 9 48 6 7 61   19 426 0,3 %
  2nd degré 19 9 0 28 9 0 37   18 007 0,2 %
  Total 52 15 9 76 15 7 98   37 433 0,26 %
Haute Vienne 1er degré 107 28 2 137 17 5 159   31 538 0,5 %
  2nd degré 22 25 0 47 5 0 52   27 099 0,2 %
  Total 129 53 2 184 22 5 211   58 547 0,36 %
Creuse 1er degré 19 2 0 21 11 7 39   8 290 0,5 %
  2nd degré 15 4 0 19 11 0 30   7 195 0,4 %
  Total 34 6 0 40 22 7 69   15 485 0,45 %
TOTAL
académie
  215 74 11 300 59 19 378   111 555 0,34 %
Effectifs scolaires : Repères et références statistiques, pages 3/2 et 4/2
 
  2 - Des problèmes
 
Juin 2018 : des divergences entre le Centre Expert Autisme et l'ARS
https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/centre-expert-autisme-limousin-ars-campe-ses-positions-1499677.html
C'est l'avenir du Centre Expert autisme du Limousin qui est en jeu. L'ARS souhaite séparer le dépistage de la prise en charge. Pour l'ARS, il s'agit de retrouver un cadre administgratif légal, concernant les financements. Pour les parents, la question essentielle est celle de la continuité des prises en charge. L'enjeu est majeur : 1 enfant sur 100 est concerné.

Selon le projet de l'ARS, le Centre Expert devrait se consacrer uniquement au diagnostic précoce des troubles du spectre de l'autisme. L’accompagnement des enfants, dont il s’occupait jusqu’ici, serait assuré par un dispositif privé par le biais d’un appel à projets pour un SESSAD d’intervention précoce.

 
Octobre 2018 : La moitié des enfants de moins de 6 ans exclus d'un dispositif modèle d'intervention précoce ?
Mais dans l’appel à projets, l’administration annonce la décision de réduire de 6 à 4 ans l’âge maximum d’accès à l’intervention précoce. Or, les registres du centre montrent que la moitié des enfants accèdent au centre à partir de 4 ans. Cette décision revient donc à exclure mécaniquement à partir de 2019 la moitié des enfants TSA qui resteront sans solution alternative.
Le premier motif invoqué est celui de la rationalité budgétaire. Les enfants de 4 à 6 ans ne devraient pas être pris en charge sur un budget du secteur sanitaire, comme c'est le cas actuellement, mais sur un busget du secteur médico-social.
Le second motif invoqué est la meilleure efficacité des prises en charges menées avant 4 ans. Mais l’intervention entre 4 et 6 ans, qui reste très efficace et nécessaire, risque d'en subir les conséquences. La crainte est que la prise en charge des 4-6 ans ne soit plus assurée.

L’Association Autisme Limousin demande donc à l’ARS Nouvelle- Aquitaine d’organiser un appel à projet d’intervention précoce adaptée pour les  enfants TSA de 4 à 6 ans. Cela permettra, à budget global constant, de continuer à assurer, comme l’ARS s’y était engagé, la prise en charge inclusive des enfants de 18 mois à 6 ans.

 


Mise à jour : 30/10/2018


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