INTEGRATION
SCOLAIRE
& PARTENARIAT


plan du site

 
LES ASSISTANTS D'ÉDUCATION
échanges
Adresse de cette page : http://scolaritepartenariat.chez-alice.fr/page792.htm

 

Echanges autour des AVS

3. La formation des AVS

Quatre pages d'échanges autour des AVS
1. Témoignages d'AVS
2. Questions diverses à propos des AVS
3. Echanges autour de la formation des AVS
4. Attribution et missions des AVS : débats
5. Relations parents, AVS ou AESH et enseignants

Présentation de la note de service du 17 juin 04

Une note de service du Ministère de l'Education nationale a fixé quelques principes et a donné aux Inspecteurs d'Académie quelques instructions pour l'organisation de la formation des Assistants d'Education.

 Voir Note DESCO du 17 juin 2004 relative à la formation des assistants d'éducation exerçant les fonctions d'auxiliaires de vie scolaire
Un correspondant du ministère, chargé de faciliter la coordination et le suivi de ces nouvelles formations, doit être désigné dans chaque département. Il semble que ce correspondant puisse être le coordonnateur du groupe départemental des AVS, mais la note ne le mentionne pas explicitement.
Deux volets de formation sont prévus
- un module d'adaptation à l'emploi de 60 heures, obligatoire pour tous les AVS
- un crédit de formation de 200 heures
sur lequel peuvent être proposés des modules d'approfondissement inscrits dans une perspective de formation diplômante dans le champ du travail social.
ou que l'AVS peut utiliser pour une formation personnelle autofinancée de son projet professionnel.
La note rappelle qu'il est souhaitable de favoriser le recrutement de candidats (AVS) se destinant à l'un des métiers du champ du travail social et de les informer des possibilités offertes dans la perspective d'une validation des acquis de l'expérience.
La note est complétée par un cahier des charges qui fixe les objectifs, les domaines et les modalités de ces formations. Mais cette note interne du ministère ne s'accompagne d'aucune mesure ni attribution de moyens facilitant sa mise en oeuvre !
Echanges sur la formation des AVS
 Il semble, à travers les échos que répercutent les listes de diffusion ou à travers les propos qu'échangent les AVS eux-mêmes dans leurs forums, qu'il y ait loin du texte à la réalité...

Forums des AVS : http://www.auxiliaire-vie-scolaire.fr.st/ ou http://www.avsi.forumactif.com

La situation des AVS chargés d'accompagner des enfants autistes paraît particulièrement épineuse, comme en témoignent les propos échangés sur la liste de diffusion autisme et dont nous reproduisons quelques extraits significatifs , les uns récents, les autres plus anciens (novembre-décembre 01). On jugera du chemin parcouru (?).

Ce vieux débat soulève en fait deux séries de questions, celles qui portent sur les carences de l'Education nationale dans la formation des AVS, carences qui obligent les parents à apporter les palliatifs qu'ils peuvent, et celles qui portent sur les fonctions des AVS et sur ce qu'on est en droit de leur demander.
  En 2006-2007, et indépendamment de l'autisme, on a surtout l'impression que cette formation est faite de bric et de broc et qu'elle varie beaucoup d'un département à l'autre
Note ISP

09-07-09
Le dernier témoignage publié dans ce site parle d'une seule réunion dans l'année !
Voir : témoignage d'une AVS - juillet 2009
   
De multiples initiatives
Laure

22-069-13
Un petit groupe d'orthophonistes a mis en ligne un "Guides Pratiques AVS"
http://guidespratiquesavs.fr
Note ISP

02-09-13
Le rapport Komitès a validé un référentiel de fonctions et d'activités de l'accompagnant des jeunes enfants, des adolescents et des jeunes adultes en situation de handicap, un référentiel de compétences, un référentiel de formation ainsi que des préconisations pour la formation des :
Accompagnants des Jeunes Handicapés « AJH » ou Accompagnants des Jeunes en situation de Handicap « AJSH » cf. Annexe 6). (IV.1).
Rapport Komitès
   
De bric et de broc, et ça ne s'arrange pas !

N. AVS (06)

08-03-09

Je suis surpris par le contenu de cette note interne du 17 juin 2004 ! (Voir : note du 17 juin 2004)
En effet, étant moi-même AVSi depuis décembre 2006 dans le département des Alpes-Maritimes, j’ai bénéficié d’une formation effective d’environ 20 heures à ce jour.
On nous avait de plus précisé lors d’une réunion générale des AVS en mai dernier que dans le cadre de la semaine de 4 jours, la formation obligatoire se montait à un minimum de 27 heures pour l’année !
Qu’en est-il effectivement des obligations de l’état vis-à-vis des AVS et de leur formation ?
Disposez-vous d’informations précises à ce sujet ?


Réponse ISP
09-03-09

Je ne pense pas qu'on puisse parler d'une obligation de l'Etat ! Il s'agit d'une note interne, signée d'un responsable administratif (et non du ministre), elle ne s'accompagne d'aucuns moyens donnés aux Inspecteurs d'académie pour son application... Il s'agit tout juste d'une recommandation !
Ce que j'avais écrit il y a quelques années, à savoir "que la formation des AVS paraît souvent faite de bric et de broc et qu'elle varie beaucoup d'un département à l'autre" me paraît toujours d'actualité.
Les AVS se sont donnés une association qui cherche à défendre leur statut et leur formation : http://unaisse.free.fr

L'exemple d'un département

N.
coordonnateur du groupe départemental des AVS de Y
14-12-02

Le coordonnateur départemental assure la partie recrutement/affectation, absences, lien avec les écoles, etc., sous la responsabilité" de l'IEN-AIS. Un instituteur est chargé, sur un mi-temps, de l'organisation de la formation
La formation est assurée par l'IUFM (psycho et connaissance du système éducatif) et par les services de soins (pour les infos sur les handicaps) : 40 h la première année et 20 heures la seconde. On appelle ça "adaptation à l'emploi". Il y a aussi un groupe de parole pour les AVS positionnées auprès des enfants autistes.
Réaction d'une AVS

Christine
AVS
30 août 06

Je voulais vous tenir informé que des choses ont été mises et que votre texte qui date d'octobre 2005 ne cite pas. Ceci varie peut être avec les départements d'exercice des avs mais nous avons la possibilité en Seine et Marne de relater nos difficultés et échanger sur notre situation au quotidien lors de réunions qui ont lieu une fois par mois en présence d'un ou d'une psychologue.
Ces groupes de parole sont utiles et non sans bien-fondé. Ils sont organisés par le coordonnateur départemental du groupe des avs.
Jamais l'E.N. ne formera correctement ses AVS...

Elie MARTIN
parent d'un jeune sourd



10-02-06

Question : les emplois A.V.S., occupés par des personnes non qualifiées, vont-ils se substituer aux emplois des professionnels du handicap auprès des enfants et étudiants handicapés ? Va t-on laisser l'E.N. bricoler des "solutions " avec ces A.V.S. ? Jamais l'E.N. ne formera correctement ces AVS ( il faudrait les spécialiser par handicap, pour la surdité cela demande au minimum deux années de formation).
(...) La scolarité des enfants et jeunes handicapés relève de l'EN. Par contre l'accompagnement spécialisé relève de l'action de professionnels du handicap. Dans mon champ d'activité, cette action a permis d'obtenir, par exemple, une réussite de 80% aux examens pour les étudiants sourds en Bretagne ces dix dernières années. Rappelons par ailleurs que les élèves handicapés, intégrés E.N., peuvent être accompagnés par des SSEFIS ( financement ministère de la santé )
Mais Il faut aussi comprendre que si des parents font parfois appel à des AVS, c'est par obligation, du fait de l'absence, ou des insuffisances , de services spécialisés (SSEFIS).
Elie Martin, responsable associatif à l'UNAPEDA http://www.unapeda.asso.fr
L'intervention des associations

Nicolas Eglin

21-12-06

Un exemple à Lyon : la collectif associatif "La Courte Echelle"
Ici dans le département du Rhône, nous participons à la formation des AVS et EVS depuis plusieurs années. Concrètement pour les AVS nouvellement recrutés, nous organisons au moins 5 demi-journées sur les représentations du handicap / le réseau, et "découverte du handicap", ainsi qu'un forum annuel ouvert à tous les AVS, EVS et enseignants. Tout cela s'intègre dans le plan de formation mis en place par le bureau de gestion des AVS. Ces formations sont organisées par La Courte Echelle, collectif associatif qui rassemble 16 associations du département qui souhaitent travailler sur la question de la scolarisation. En plus de ces 5 demi-journées, des interventions plus "pointues" peuvent être mises en place, par exemple "utilisation de l'outil informatique" animée par icom', le centre ressource d'Handicap International, ou des interventions d'Ergothérapeutes... On a la chance dans le Rhône d'avoir pu mettre en place un véritable partenariat avec l'Inspection Académique, à la demande de l'Inspecteur d'Académie, et avec la participation du bureau de gestion des AVS, et des inspecteurs ASH.
Pour les EVS, même si l'académie n'en a pas la responsabilité de gestion, elle a souhaité proposer un temps de formation dont une journée sera aussi assurée par la Courte Echelle.
Concernant l'aspect financier, et pour donner une idée du coût, en ce qui concerne les 5 demi-journée mentionnées, en accord avec l'académie, nous facturons les interventions (parce que nous faisons appel comme intervenants, à des parents bénévoles mais aussi à des professionnels en binôme) à la DAFAP, pour un montant de 650 euros. Le forum est lui par contre intégralement à notre charge. Il s'agit d'un temps de plénière le matin, et l'après midi de 8 ateliers différents en parallèle. C'est une journée que nous configurons cette année pour 250 à 350 participants.
Nous n'avons à ce jour pas de subvention spécifique pour réaliser ces actions, en dehors de la facturation mentionnée. Ce sont les cotisations des adhérents de la Courte Echelle qui couvrent les frais, avec parfois des apports des grosses associations en terme de logistique.
A propos d'une formation rémunérée par les parents (septembre-octobre 2005)


Karina
mère
d'un garçon
autiste
27-09- 05

Nous finançons la formation de l'AVS de notre fils. C'est sa troisième année avec Rodrigue et elle n'a eu qu'une formation générale d'une journée sur le handicap en général. Elle bénéficie donc d'une formation en ABA, par des psychologues de l'Université de Lille.

On n'avait pas le choix. Il n'y a qu'à partir de cette année que nous lui avons proposé une rémunération de 8 euros de l'heure 4 heures par mois, le reste des réunions étant sans rémunération de notre part. Il est vrai que l'on doit en plus rémunérer la psy qui donne cette formation. Mais comment faire autrement si on veut donner une chance aux enfants d'avoir un vrai suivi performant ?

Réponse
ISP

30-09- 05

Je comprends bien le "on n'avait pas le choix"... Je vais tout de même faire quelques remarques au niveau des principes...
D'abord une question. Les AVS assument une fonction de service public. Ils sont recrutés dans le cadre d'un contrat de droit public à durée déterminée. Ils sont salariés de l'Education nationale. Est-il compatible avec la déontologie de la profession qu'ils bénéficient d'avantages financiers complémentaires, de la part des parents des élèves dont ils ont la charge ? On n'imagine pas qu'un instituteur pourrait accepter une formation offerte par des parents de ses élèves...

Deuxième remarque, à propos de la formation ABA, qui est assez conséquente. Elle demande sans doute une forte implication, et ce doit être le cas d'une AVS qui envisage un avenir professionnel dans ce secteur. Mais seconde question, la mise en application l'ABA peut-elle être le fait d'une AVS isolée ? N'exige-t-elle pas que ce soit l'action concertée de toute une équipe?

Une troisième remarque porte sur la fonction et sur la place de l'AVS. La circulaire du 15 juillet 04 rappelle que "les AVS doivent conserver une fonction d'accompagnement "généraliste" et n'ont pas vocation à se substituer à d'autres professionnels spécialistes (ergothérapeutes, éducateurs spécialisés, codeurs LPC, interprètes LSF, etc.)". S'il apparaît que l'accompagnement de certains enfants exige, étant donné la nature de leur handicap, une formation très spécifique, est-on encore dans le cadre de la fonction d'AVS ? Je songe en particulier ici à l'autisme et à la dysphasie.
La circulaire précitée ajoute : "Il convient de rechercher, le cas échéant, l'articulation du travail de l'AVS avec les services médico-sociaux concernés (SESSAD, SAAAIS, SSEFIS...) afin de mieux cerner les spécificités et les complémentarités des fonctions..." La crainte est qu'on ne fasse assumer par l'AVS des responsabilités éducatives ou réédeucatives qui exiçgerait au moins qu'elles travaillent avec des personnels spécialisés.
Encore une remarque à propos de la formation des AVS. La note de service du 17 juin 2004 (ci-dessus) rappelle qu'un crédit de formation de 200 heures est attribué aux AVS. Sur (une partie de) ce crédit d'heures, l'Education nationale peut organiser des modules d'approfondissement permettant aux AVS d'acquérir les compétences nécessaires pour exercer leurs fonctions. Mais les AVS peuvent également disposer librement de ces heures pour leur formation personnelle. Un AVS qui utilise son crédit de formation pour une formation personnelle, par exemple une formation à l'ABA ou à la communication facilitée, n'a pas à être rémunéré une seconde fois pour les heures passées en formation.

Quant au coût de la formation elle-même, si les parents veulent y participer, il me paraît préférable qu'ils le fassent par le détour d'une association, pour les raisons énoncées ci dessus et pour éviter les dérapages dans le choix des contenus.
Pierre Baligand

Réponse
de Karina



30-09- 05

Notre AVS est formée par la psychologue en charge du programme thérapeutique et éducatif de l'association Léa pour Samy dont je fais partie et supervisée par le Dr Vinca Rivière et le Professeur Darcheville de l'Université de Lille III. Nous avons mis en place un projet futuroschool, dont vous pouvez trouver les détails sur notre site www.leapoursamy.com
L'ABA suppose une complète adéquation des intervenants. Comme on a décidé d'appliquer cette "thérapie", on a fait former l'orthophoniste et l'AVS, en plus des éducateurs qui peuvent intervenir à la maison, au sport...
L'école à refusé de faire la moindre formation. (...). Ils ont refusé des interventions ponctuelles de la psychologue à l'école, ne serait-ce que pour évaluer les besoins, encore plus pour donner le moindre conseil ou guider l'instit ou l'AVS
Le "on n'avait pas le choix" signifie que si on n'avait pas pris les choses en main, notre AVS serait toujours sans soutien, sans guide pour s'occuper d'un enfant autiste. Les instits que nous convions toujours à nos réunions d'équipe éducative, ont pour l'instant refusé (...).
Pour la formation de l'AVS, l'année dernière je ne payais que la psy qui la lui dispensait. Cette année, outre le taux horaire de la psy (20 euros), je paye effectivement le "temps de l'AVS" 8 euros de l'heure. Je trouve qu'il est normal de recevoir une gratification pour les efforts qu'elle fournit. Son engagement, sauve l'avenir de mon fils, sauve même notre famille, je n'ai pas d'autre façon de la remercier.
Que ce soit inconcevable, éthiquement répréhensible je le comprends... .Mais quel autre choix avais-je. Pour que l'ABA puisse être totalement efficace, il faut intervenir avant 4 ans, mon fils en a 6, les pronostics théoriques sont pour lui moins favorables. Je ne peux pas attendre indéfiniment la régulation d'un service public défaillant.
L'enjeu est pour moi trop élevé. Une prise en charge intensive précoce avant l'âge de quatre ans suivie pendant 2 ans aura 40 % de chances de réintégrer l'enfant dans le circuit classique sans suivi ultérieur; avec cette même prise en charge faite entre 4 et 6 ans le pourcentage tombe à 8 % (sources UFR de psychologie, Université de LILLE III) (...).
La prise en charge de Rodrigue nous revient TRES cher (1500 euros par mois), quand on sait que le prix d'une journée à l'hôpital de jour coûte aux alentours de 600 euros par JOUR il y a de quoi relativiser.
Pour quel résultat?
En un an de ABA, Rodrigue a rattrapé 2 ans de développement ( PEP-R effectués avant et après par d'autres psys que ceux qui le prennent en charge), avec une prise en charge de moins 12 heures plus l'école 15 heures et une AVS qui applique ABA mais qui est en formation. Devant de tels résultats, cette année nous augmentons la prise en charge 20 heures + 15 heures avec la même AVS mais de mieux en mieux formée.
Quand l'AVS a pris en charge Rodrigue, il avait 4 ans, il a passé une année à crier au fond de sa classe sans que ce qu'elle a pu tenter y fasse quoi que ce soit. Quand on lui a parlé de ABA, elle a accepté de rencontrer le Dr Vinca Rivière, qui lui a donné de simples indications et explications sur la fonction des comportements et la façon de les renforcer ou de ne pas renforcer . Cela a amorcé la machine. Mais il est certain qu'une AVS, même formée, ne peut appliquer l'ABA seule sans un projet et un suivi complet. Car l'ABA en plus d'être une science du comportement implique un mode de fonctionnement permanent, la cohérence des interventions est primordiale.
Quand aux services médico-sociaux, ceux que j'ai rencontrés sont adeptes de ne pas brusquer et attendre l'émergence du désir.
En trois ans de CMP (je ne dis pas que tous les CMP sont comme ça) et une psychothérapie psychanalytique, mon fls n'a pas dit un mot, n'a pas produit le moindre dessin, n'était pas propre, avait des phobies alimentaires, des troubles du sommeil, du comportement, ne regardait pas, était hyperactif, criait tout le temps. Ça, ce fut le service public. Le psychiatre du CMP m'a gentiment dit qu'il fallait que j'envisage l'hôpital de jour, car sinon il finirait ses jours à l'hôpital psychiatrique. Bilan des trois années. PAS d'EVOLUTION.
C'est une condamnation sans appel que mon fils a reçu, on enlève à tous ces enfants toute chance d'évolution, de progrès car on attend l'émergence de leur désir, de parler, d'être propre, d'apprendre... .
Ce que vous me dites sur les crédits de formation, certaines AVS l'ignorent, a fortiori les parents. Vos remarques sont certes judicieuses et intéressantes sur un point de vue informatif. Mais pour un parent qui connaît l'urgence vitale d'intervenir ..je vous laisse deviner...
Cependant, comme je fais partie d'une association dont un des objectif est de promouvoir pour les autistes des prises en charge efficaces et gratuites pour les parents, je vais bien analyser vos remarques afin d'en tirer profit.
(...)

Réponse ISP
02-09-05

Merci pour cette bonne réponse. Je crois que nous nous sommes bien compris. S'il y a deux séries d'arguments qui ne s'accordent pas entre eux, et la difficulté de dépasser leur contradiction tient pour une grande part au fait que l'Education nationale n'assume pas ses responsabilités...
Marie
AVS
02-10-05

Je trouve ça génial de former les AVS ! Personnellement, je suis AVS et j'ai intégré une fille autiste en clis pendant deux ans. J'avoue que sans formation, cela n'a pas toujours été facile ! Heureusement qu'Internet existe mais malheureusement c'est un peu juste...

Je pense pourtant que ce n'est pas normal que ce soit les parents qui financent la formation de l'AVS. L'école est ouverte à tous et à toutes ! L'Éducation Nationale doit donner les moyens aux enfants dont le besoin s'en fait sentir de bénéficier d'un(e) AVS qu'elle devrait prendre en charge pour sa formation.
http://www.avsi.forumactif.com

Myriam
Professeur des écoles
02-10-05
Je suis enseignante et j'ai depuis l'an dernier un petit autiste que je nommerai TOM (juste par discrétion et respect pour sa famille). Tom (4ans) est un enfant avec une mémoire visuelle extraordinaire... Il m'étonne chaque jour ! Toutefois, pas facile pour moi de savoir gérer son intégration scolaire au mieux de ses capacités ! Il est très bien intégré au groupe mais ne peut pas entrer dans les apprentissages sur ma demande... je découvre la réalité de cette maladie et j'avoue être assez démunie. J'ai la chance d'avoir une AVS avec moi cette année mais c'est aussi difficile pour elle que pour moi ! ...
Bref guide de survie pour un enfant autiste...

Laurent
Père d'un garçon autiste



03-10-05

 

Je vais essayer de commencer par un bref guide de survie. Ce qui suit est uniquement mon point de vue. Mon fils est autiste, il a 6 ans, va au CP avec une AVS, et ce que je vais écrire reflète mon expérience. (...)

1. Etat des lieux
Si l'enseignante et l'AVS sont motivées, c'est déjà une chance incroyable...
2. Quoi faire ?
Il faut savoir une chose importante : le système médical français est totalement dépassé sur le sujet de l'autisme. (...) Coté psychiatrie, aucun résultat à attendre.
Les méthodes comportementales (ABA, TEACCH, PECS,...) donnent, elles, des résultats. Elles sont utilisées presque partout dans les pays civilisés, mais très peu en France. Surtout, plus on s'y prend tôt (disons entre 2 à 6 ans), mieux c'est. C'est là qu'il faut chercher. Pour ce qui nous concerne, nous faisons du ABA. (...)
Pour ABA, il y a un lien qui m'a beaucoup aidé au moment où j'ai commencé à chercher des infos, c'est celui-ci :
http://www.autisme-suisse.ch/ (onglet Therapies).
Sinon, il y a http://site.voila.fr/terouma/aba/ababasic.html
Pour mettre en place du ABA; il faut :
- un professionnel du sujet pour superviser le programme
- des parents motivés et formés à ABA
- des intervenants motivés et formés à ABA (l'AVS sera une intervenante de choix) que les parents doivent payer ... (vive la France)
Tous les intervenants doivent se synchroniser pour avoir des exigences cohérentes vis à vis de l'enfant. Ce qui est bien, c'est que les résultats viennent assez vite, et que ça crée une dynamique positive (et surtout pour les parents qui sont impliqués dans les progrès de l'enfant).
Ou trouver des gens qui connaissent en France ?
L'école de Petites Victoires, à Paris, fait du ABA
L'association LeaPourSamy monte une unité ABA
L'université de Lille III forme des étudiants sur le sujet (Dr Vinca Rivière)
EDI Formation propose un cursus de formation ABA (une ou deux sessions par an)
  
Mise à jour : 09/07/09

PAGE
PRÉCÉDENTE

SOMMET
DE LA PAGE
PAGE
SUIVANTE

 
RETOUR AU
PLAN DU SITE