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Echanges autour des AVS.

4. Attribution et missions des AVS

Débats

 
Quatre pages d'échanges autour des AVS
1. Témoignages d'AVS
2. Questions diverses à propos des AVS
3. Echanges autour de la formation des AVS
4. Attribution et missions des AVS : débats
  L'accroissement en quelques années du nombre des AVS conduit à s'interroger sur les modalités de leur attribution, sur leurs missions et sur leur formation. Nous reproduisons dans cette page quelques échanges significatifs autour de ces questions.
 
Voir les textes sur attribution et missions des AVS
  Nous pensons que le PPS d'un enfant est le cadre normal d'une réflexion sur le rôle de l'AVS auprès de cet enfant.
   
AVS et autonomie de l'enfant
Michèle P. (77)

19-01-11
A propos des AVS, mon opinion est aussi mitigée. Beaucoup d'enfants dys ont des problèmes d'autonomie et leur offrir la présence d'une AVS peut bloquer leur possibilité de grandir et de se détacher de l'adulte. Nous récupérons dans notre clis des enfants qui ont pu bénéficier d'une AVS et qui sont complètement dépendants.
Naturellement chaque enfant est différent et il ne faut pas généraliser. Mais il faut aussi se poser cette question.

Réponse ISP

21-01-11

Certes les avis sont partagés, mais effectivement la présence d'un AVS auprès d'un enfant dysphasique est à discuter, la question de fond, que vous soulevez avec raison, étant celle de l'autonomie de l'enfant. S'il y a un AVS il faut s'interroger sur le nombre d'heures qu'il doit passer auprès de l'enfant, sur les activités qu'il est souhaitable qu'il accompagne et sur ce que doit être son attitude vis à vis de l'enfant.

Je crois que depuis la rentrée dernière la MDPH de mon département, et celles de la région également, n'attribuent plus d'AVS à un enfant qui n'a pas encore été scolarisé (sauf cas particuliers, par exemple pour un enfant handicapé moteur en fauteuil) ; elles attendent une première expérience scolaire pour connaître le point de vue de l'école. Elles ont le sentiment que des parents ou des médecins demandent des AVS un peu trop systématiquement.
Elles pensent aussi que souvent le meilleur serait de mettre davantage d'heures d'AVS pour commencer, puis de réduire ce temps au fur et à mesure que l'enfant trouve ses marques à l'école. Mais c'est difficile, car  les familles acceptent très mal une réduction du temps d'AVS.
Autre question : comment aide-t-on l'AVS à trouver sa place ? Dans une note à propos du PPS en maternelle, j'ai écrit :
"Certains AVS trouvent bien leur place, d'autres ne servent à rien parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils ont à faire. Il faudrait définir par exemple ce que l'enfant doit faire seul et ce qu'il n'est pas capable de faire seul, définir les moments où l'enfant peut être laissé seul auprès de ses camarades et les temps où il doit être accompagné (récréations ?). Bref, il serait souvent utile que les AVS reçoivent une sorte de feuille de route, que leurs tâches soient listées dans le PPS (…). Ce serait l'occasion de préciser leur rôle. Il est prudent aussi que le PPS prévoie les dispositions prises en cas d’absence de l’AVS !"
Edwige B. (77)
21-01-11
En ce qui concerne la question d'une AVS ou pas, là encore c'est au cas par cas. Soit l'enfant ne veut pas (peur de montrer sa différence), soit il est dans une classe à petit effectif avec un ou une enseignante sensibilisé et qui met en place des aménagements .... Le contexte est très important...
  Enfant dyspraxique et AVS - Réponse à des parents
C. médecin

09-04-11
L'AVS systématique pour les petits fantastiques, ce n'est pas non plus toujours la bonne solution et pour un certain nombre d'enfants, les besoins diminuent effectivement. L'idée est plutôt de s'en réjouir. Le but pour ton fils n'est pas qu'il ait de plus en plus besoin d'AVS et que les 12 heures accordées restent quoi qu'il arrive. Si effectivement en étant aidé comme il le faut par la maîtresse il a besoin de moins d'heures d'AVS, c'est une excellente nouvelle.
La question n'est donc pas de savoir est-ce qu'il a ses 12 heures d'AVS ou pas, la question est de savoir est-ce qu'il a les adaptations nécessaires en classe qui lui permettent de faire les choses de façon autonome sans AVS ou est-ce que quand il n'a pas d'AVS rien n'est adapté. Si il y a des adaptations et qu'il fait tout seul, c'est beaucoup, beaucoup mieux que si il est obligé de passer par l'AVS. L'AVS, ça ne devrait être QUE lorsqu'aucune autre adaptation ne peut être utilisée. Et non pas à la place des adaptations.
La réunion est là justement pour réfléchir à ce type de questions avec l'enseignante bien sûr. Et si, l'enseignante a vraiment son mot à dire sur la quantité d'heures d'AVS. Tout de même ....
En sachant que si elle accepte elle de prendre les réponses orales de ton fils, c'est beaucoup mieux pour lui que de passer par l'AVS.
 
Peut-il être préférable de changer d'AVS ?
Guy C.

03-08-12
Une maman de Beaumont-en-Véron se bat pour que son fils garde la même auxiliaire de vie scolaire que par le passé. L'inspection académique lui refuse. Face au silence de l'inspection académique, Isabelle désespère mais n'abandonne pas pour autant.

Soutenue par le directeur de l'école, mais aussi par le service d'éducation spéciale et de soins à domicile (Sessad), la maman est exaspérée. « Ils se voilent la face, regrette Isabelle, j'ai l'impression qu'il faut aller au clash pour se faire entendre."
Convaincue d'être dans son bon droit, Isabelle espère voir le bout du tunnel rapidement. « Je veux simplement que mon fils ait les mêmes chances que les autres », conclut-elle.

Jean-Charles W.

03-08-12

Faut il garder le même avs ? combien de temps ? On sait également que plus  l’accompagnement sera assuré longtemps, plus le changement sera difficile…
En ce qui me concerne à chaque fois que je pose la question de savoir s’il faut maintenir le même avs, la réponse est constante… oui…
Pour autant la plupart des enfants (ted compris)  qui ont dû changer d’avs ont démontré que leur capacité d’adaptation était bien supérieure à ce nous disaient les adultes qui le connaissaient

Valérie

07-08-12

Je suis OK avec jean Charles, je peux en témoigner : changer d’AVS, avoir des cours sans, des cours avec, des cours avec une autre, des cours avec une AVS mutualisée a été très formateur et a beaucoup contribué à dé-rigidifer ma fille, autiste. J’étais loin de penser qu’elle avait de telles capacités d’adaptation. Les AVS étaient, il faut le dire, très compétentes.
Ma fille sait maintenant quand elle en a besoin et quand elle peut faire sans et surtout, qu’elle peut faire sans et quelles conduites avoir sans.  C’était loin d’être le cas en 6ème ou en 5ème. Elle n’aura pas une AVS toute sa vie, ni même une aide, et de ce fait, elle doit apprendre aussi à faire sans, ou avec des personnes différentes.

Jean-Charles W.

08-08-12

Pour compléter mon propos..
Je suis bien conscient que  l’instabilité et les incertitudes  du dispositif  avs  font que lorsqu’on a trouvé la perle rare on souhaite le ou la garder..
Je réalise également qu’il y a des moments charnières et que le changement d’avs  devrait être pensé  et d’ailleurs il me semble que ce n’est pas en début d’année le meilleur moment pour ce changement.
On comprend donc fort bien que la  stabilité  soit  devenu un objectif prioritaire.

Pour autant,  il parait étonnant  qu’il n’y ait pas de réflexion poussée sur ce que devrait être l’accompagnement.
Sur ce point précis de la durée d’accompagnement par la même personne… quelle est  le minimum et le maximum de temps souhaitable.. ?
Si l’on garde à l’esprit que le souhait est que l’enfant soit élève de la classe , il est nécessaire de garder un équilibre dans le couple enseignant/AVS et donc un équilibre  entre ce que chacun connaît de l’enfant. A défaut (même avs depuis 5 ans par exemple) on risque fort que l’enfant soit effectivement pensée comme incapable de faire quoi que ce soit seul.
La scolarisation des élèves handicapés nécessite des aménagements qui peuvent être pédagogiques, matériels, aide humaine …

Faudrait il aussi défendre le principe de garder le même enseignant plusieurs années… ?  je connais quelques élèves de clis qui après 3/4 ans avec le même enseignant  ne sont pas tout à fait d’accord…

Guy C.

08-08-12
Accompagner un enfant avec handicap nécessite un investissement qui conduit à la constitution d'un "capital informationnel" qui peut être très important dans les cas de troubles cognitifs ou de troubles de la communication (...)
Je prends l'exemple réel d'un enfant autiste qui a été accompagné dans la même année scolaire par 5 AVS différentes en milieu scolaire et au moins 6-7 animateurs différents sur la même année pour les loisirs.
Que croyez-vous ? Que l'enfant ne sait pas s'adapter à de nombreux accompagnants différents ? La pratique montre que l'enfant a acquis une large capacité d'adaptation à de nombreux accompagnants mais la pratique montre aussi que certains accompagnants ont des difficultés d'adaptation à la différence de l'enfant et que la spécificité des adaptations nécessaires au suivi de la scolarisation nécessite un temps important d'acquisition de connaissance et un investissement certain pour l'accompagnante et l'enseignante.
Fatalement avec 5 accompagnantes scolaires dans la même année scolaire, il y a eu des difficultés mais heureusement avec une seule accompagnante et seulement pour le temps qu'elle comprenne ce qu'il ne fallait surtout pas faire avec l'enfant, plus d'ailleurs que ce qu'il fallait faire.
(...) Si les parents redoutent l'arrivée d'un accompagnant ne connaissant par les besoins éducatifs particuliers, c'est bien souvent à la mesure du temps qu'il a fallu pour qu'une précédente AVS s'adapte aux besoins éducatifs particuliers de l'enfant (...). Dans la pratique c'est l'AVS qui aura le plus gros effort d'adaptation à faire. Donc plutôt que d'apporter une réponse générale sur l'opportunité d'un changement d'AVS en mettant dans la balance l'intérêt du développement de l'adaptabilité de l'enfant, il paraît raisonnable de conclure qu'il faut évaluer l'éventuel bénéfice du changement d'AVS à l'aune du « temps de mise en route » de l'AVS et des risques de non pairing.
Les enfants TED ont besoin d'un accompagnant individuel à temps plein... et d'une école inclusive !
Guy C.

29-12-10
Ce qui est sûr c'est que pour les enfants TED il est clair qu'il n'est pas raisonnable de les laisser aller à l'école sans accompagnant individuel. Les témoignages des adultes TED sont concordants; les séquelles laissées par la confrontation au teasing et à l'ostracisation génèrent un surhandicap. Ce surhandicap s'acquière principalement au cours de la scolarité en milieu non effectivement inclusif.
On ne peut que recommander dans l'intérêt de l'enfant que les parents suivent la règle: AVS absent => pas d'école. Pour les enfants qui sont atteints de cécité sociale comme les enfants avec autisme, l'AVS est leur canne blanche et sans celle-ci il est dangereux de les envoyer à l'école.
Maintenant, il apparaît qu'un certain retard culturel (plus qu'un retard de mentalité) fait qu'on a beaucoup de mal à comprendre qu'un handicap non visible physiquement est au moins aussi pénalisant qu'un handicap physique. Pour exemple avec le handicap physique personne ne comprendrait qu'on prive un aveugle de sa canne blanche et c'est bien ce qui se produit avec les enfants TED privés d'AVS.

ISP
30-01-11

Oui, mais ne faudrait-il pas s´interroger aussi sur la compétence de l´AVS, et sur ce qu´on attend de lui (ce qui, à mon avis devrait être noté dans le PPS) ?
Guy C.

31-12-10
La problématique dépasse la compétence préalable de l'AVS. De plus il faudrait savoir ce que recouvre la notion de compétence pour chaque cas. Pour les enfants avec autisme, il n'y a pas grand chose à inventer en matière d'accompagnement individuel, les solutions sont connues, il s'agit avant tout de réaliser le pairing.
Dans la pratique (en France), ce qui marche le mieux c'est quand la famille réalise le pairing avant la rentrée et qu' à ce moment a lieu le transfert de connaissance car quand l'enfant est déjà bien encadré les besoins, les renforçateurs, les surcharges sensorielles et les déclencheurs de TC sont connus et les moyens alternatifs de communication sont déjà mis en place et donc facile à transmettre à l'accompagnant.
Pour un enfant particulier, si l'encadrement préalable est correct, la transmission à l'AVS est aisée et n'y a pas besoin d'un accompagnant expert de l'autisme pour faire un accompagnement de qualité.
Pour la France, (...) j'aurais tendance à penser qu'il vaut mieux avant la phase pairing disposer d'un accompagnant non formé à l'autisme ou si vous préférez quelqu'un qui n'a aucune prétention à y connaître quelque chose en matière d'autisme. La réalité montre que paradoxalement les plus gros dégâts dans le développement cognitif des enfants avec autisme sont principalement réalisés par des personnes qui pensent être des experts de l'autisme.
J'ai personnellement pu constater qu'un accompagnant sans (dé)formation officielle sur les prises en charge de l'autisme peut réaliser des merveilles quand l'environnement est effectivement inclusif. Cce n'est pas la connaissance des prises en charge modernes qui est le facteur principal de succès mais
bien l'inclusivité (le niveau de qualité de l'inclusion) de l'environnement.
ISP
10-01-11
Si le milieu est suffisamment inclusif, le problème est en partie résolu. Mais la question de la formation de l'EVS se pose sans doute tout de même quand le milieu n'est pas suffisamment inclusif...
M.
31-12-10

Je suis tout à fait d'accord (avec le texte de Guy C.)..

Je suis espagnole, maman d'un enfant atteint d'autisme (6 ans). Etant frontaliers, mon fils est scolarisé à Hendaye (France) et il bénéficie d'un suivi thérapeutique en Espange à Gautena www.gautena.org. Il fréquente aussi le CMPP à Saint Jean de Luz pour orthophonie et psychomotricité.
Son AVS n'a aucune formation, l'école aucune expérience... mais le travail est magnifique. Il faudrait souligner : le diagnostique précoce (2 ans) et l'acceptation de l'école pour mettre en place le PECS et d'autres outils qui lui fournissent une structure (agenda avec pictos, timer...) que vous pourrez voir aux images de ce lien, qui se trouve au site de l'ASH Biarritz.
 
Point de vue d'un directeur d'école : réticences

Gérard Griffon
Directeur
d'école
Châtelaillon (17)



13-10-05

Le problème des AVS dans l'accompagnement d'un élève autiste est plus pernicieux que l'on croit. En effet, chacun s'accorde à dire, comme il a été rappelé dans la journée d'étude d'hier à l'hôtel de ville de Paris (...) qu'une scolarisation d'enfant avec autisme ne peut uniquement être soumise à la présence ou non d'un ou une AVS car l'adaptation à la foire aux stimuli que représente une classe ordinaire dans une école ordinaire ne dépend ni de l'instit, ni de l'AVS, ni de la bonne volonté ou de la formation d'un des protagonistes pris séparément, mais de la volonté de toute l'équipe élargie (instit, directeur, avs, cantinière, tous les élèves ordinaires etc...) d'adapter l'environnement en termes de stabilité environnementale (mouvements, bruits, stabilité du décor) et d'adaptation d'interactions sociales en relation duelle (comment parle-t-on pour être compris ?).
Cette adaptation nécessaire et cette information que l'on doit à toute l'équipe d'accueil peut aider l'AVS sans formation ou peu formée à éviter de passer son temps à compenser des troubles dus à "l'agressivité du milieu scolaire non adapté"
(...) Il est très rare qu'une formation sur l'autisme quelle qu'elle soit, soit proposée aux AVS. Je suis entièrement d'accord avec Pierre sur le fait que cette formation ne peut être envisagée de manière individuelle ou privée. Bien sûr des parents au pied du mur pratiquent ces formations "sauvages". Qui leur reprocherait ?

(...) Les AVS ne sont pas les principaux vecteurs de l'intégration scolaire. Je suis convaincu que le principal vecteur c'est la volonté de l'équipe éducative d'inclure un enfant différent. (...) Vraiment, je suis persuadé que l'AVS sans un processus d'accueil personnalisé de l'enfant par l'école entière, peut vivre des moments difficiles et l'intégration se révéler un échec.

D'autre part, au niveau personnel, si un AVS acquiert une formation pointue sur l'ABA, le LOVAAS, les TECHNIQUES D'ECHANGE ET DE DEVELOPPEMENT, le TEACCH (j'en passe et des meilleures) et devient un spécialiste de terrain, tant mieux pour lui et pour l'enfant qu'il accompagnera. Mais ayons toujours à l'esprit que son statut et surtout sa rémunération ne correspondent pas du tout à une telle maîtrise (...).
Enfin, et soyons clairs, il existe une grosse proportion d'enfants autistes qui, pour être scolarisés en milieu ordinaire (...) ont besoin d'une équipe pluridisciplinaire éclairée, (très éclairée !!!) sous le toit de l'école (parce qu'il n'y a pas de raison objective pour qu'elle se trouve ailleurs) et que le chemin à faire pour organiser cela est encore très très long. Alors si l' AVS peut aider à scolariser la petite frange d'enfants qui le peuvent, tant mieux, mais surtout, ne leur mettons pas sur les épaules le sauvetage de l'intégration scolaire en milieu ordinaire des enfants avec autisme, car ce fourvoiement est en train de ralentir sérieusement l'essor de structure plus lourdes (les clis/sessad par exemple). (...).

Marie-Christine Mère d'un garçon autiste (86)

15-10-05

Je rejoints Gérard Griffon. Pour moi il n'est pas du ressort d'une AVS de te tenir le rôle d'une éducatrice spécialisée en autisme. Bien sur les AVS doivent recevoir une formation sur ce qu'est l'autisme et comment accompagner un enfant autiste dans une classe mais pas au point de devoir tenir le rôle d'une éducatrice. Chacun son métier.
Je pense qu'il est important de maintenir une pluralité de propositions scolaires et je suis à 100 % partisante des clis spécialisée autisme en parallèle des intégrations en classe normale, en fonction des profils d'enfants autistes.
Je défends farouchement la place de l'enfant autiste dans l'école de tous mais je ne suis pas sure qu'il soit bénéfique pour tous les enfants autistes d'être plongés dans une classe normale de 26 enfants. La majorité des enfants autistes tireront un meilleur bénéfice et feront plus de progrès dans tous les domaines, en étant dans une clis spécialisée pour enfants autistes.
Gardons à l'esprit que nous ne voulons pas intégrer nos enfants à l'école uniquement pour défendre le principe qu'ils doivent être au milieu de leurs pairs mais également pour leur bien, pour qu'ils se sentent bien et pour qu'ils progressent dans leur sociabilisation et leur développement cognitif et dans bien des cas, la classe normale n'est pas adaptée.
De notre côté nous ne regrettons pas les deux années que Valentin vient de passer dans la clis pour enfants autistes de Châtellerault. C'était une étape indispensable pour l'aider à se structurer. Il y a fait des progrès considérables qui lui permettent maintenant de rejoindre une classe normale (...) Mais jamais il n'aurait pu suivre une scolarité épanouie dans une classe normale dès la sortie de maternelle, même avec une AVS formée et faire autant de progrès qu'il a fait en deux ans... .
ISP
30-01-06
Somme toute, le directeur d'école pense que plutôt que d'un accompagnement individuel des enfants par des AVS, la classe a besoin d'un encadrement collectif suffisant et compétent (psychologuie,éducateur spécialisé, AVSco, etc...)
 
Quels AVS pour l'intégration scolaire des enfants autistes ?


Cathy
30-11-01

Je crois effectivement que si nous voulons voir un jour nos enfants se développer de façon optimale, il faut des auxiliaires d'intégration formés spécifiquement pour des handicaps précis. Un autiste, par exemple peut tout à coup se mettre à hurler, à s'énerver, parce qu'il aura entendu un son, un mot, ou bien vu un geste d'un de ses camarades déplaisant, tout cela, très habituel pour nous, peut être très insupportable pour lui.
Nous, parents, mettons des mois à cibler les raisons de ces comportements, comment un auxiliaire d'intégration scolaire qui n'a reçu aucune formation sur tel ou tel handicap peut-il gérer de telle situation ?
Didier FESSARD
FNASEPH
01-12-01
Deux commentaires à ton interrogation sur la formation des AVS :
1° dans les endroits où des AVS accompagnent des enfants autistes (il y en a encore assez peu), les auxiliaires reçoivent une formation sur ce handicap, et surtout se perfectionnent au contact des professionnels, des parents et par des recherches personnelles. Mais ils ne deviennent jamais des spécialistes de ce handicap. En effet, si c'est un spécialiste qui est nécessaire, c'est à la structure médico-sociale d'intervenir, et ce n'est plus la place de l'AVS, aide humaine.
2° La formation des AVS sur un handicap n'est jamais hyper approfondie, pour la bonne raison qu'ils sont censés intervenir auprès de jeunes avec des handicaps divers. Mais est-ce réellement un problème ? (...) Ce que que nous demandons aux AVS, c'est un savoir être et un savoir-faire qui relèvent de compétences humaines .. . Donc : suffisamment de savoir pour ne pas faire de bêtises, mais surtout de l'écoute, de l'empathie pour traiter chaque personnalité telle qu'elle est !

Olivier Cloarec
01-12-01
Je ne suis pas d'accord avec Didier !
Personnellement j'interviens sur le département (...) sur le dossier formation des AVS.
Pour l'autisme et les troubles envahissants du développement ( réf. CIM 10 ) il est INDISPENSABLE que l'auxiliaire soit formé. Les cas d'échec d'intégration d'enfants autistes ou apparentés sont trop nombreux pour considérer que cet aspect de la question n'est pas primordial. (...) Un AVS formé en autisme est nettement mieux "armé" pour intervenir de façon pertinente et les exemples de terrain le prouvent.
Il existe de plus des formations qui correspondent parfaitement aux emplois des AVS. Avec de la bonne volonté, ces stages peuvent être programmés pendant les vacances scolaires (...)
 
Mise à jour : 14/08/12

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