INTEGRATION
SCOLAIRE
& PARTENARIAT

LES AUXILIAIRES DE VIE SCOLAIRE
présentation

Adresse de cette page : http://scolaritepartenariat.chez-alice.fr/page798.htm


L'ATTRIBUTION DES
AUXILIAIRES DE VIE SCOLAIRE

et leurs missions

Plan de la page
1. les missions des AVS
2. l'attribution des AVS
3. Et quand il n'y a pas d'AVS... Les obligations de l'Etat
F
la question du recrutement des Auxiliaires de Vie Scolaire assistants d'éducation est traitée à la page précédente le recrutement des AVS

Présentation

Les circulaires n° 2003-093 du 11 juin 03 et n° 2004-117 du 15 juillet 2004 précisent les critères et modalités d’attribution d’auxiliaires de vie scolaire individuels à des enfants ou adolescents handicapés ainsi que les missions qui peuvent être assurées par ces auxiliaires auprès des élèves et quelques règles de fonctionnement, en application de la loi n°2003-400 du 30 avril 2003 et du décret n° 2003-484 du 6 juin 2003, . Ce chapitre présente ces deux circulaires :

Circ. n° 2003-093 du 11-6-2003. Scolarisation des enfants et adolescents présentant un handicap
ou un trouble de santé invalidant : accompagnement par un auxiliaire de vie scolaire
Circ. n°2004-117 du 15 juillet 2004. Organisation du service départemental d’auxiliaires de vie scolaire - rentrée 2004
 

1. Les missions des Auxiliaires de vie scolaire

Les circulaires font état de quatre types d'activités des auxiliaires :
Voir circ 2003-092.du 11 juin 2003 et circ 2003-093.du 11 juin 2003

Circ. n° 2003-093 du 11-6-2003 - II
- Des interventions dans la classe définies en concertation avec l'enseignant (aide pour écrire ou manipuler le matériel dont l'élève a besoin) ou en dehors des temps d'enseignement (interclasses, repas, ...). (…)
- Des participations aux sorties de classes occasionnelles ou régulières... (...)
- L'accomplissement de gestes techniques
Se reporter au décret n° 99-426 du 27 mai 1999 habilitant certaines catégories de personnes à effectuer des aspirations endo- trachéales et à la circulaire DGS /PS3/99/642 du 22 novembre 1999 . La circulaire DGAS/DAS n° 99-320 du 4 juin 1999 précise les conditions dans lesquelles l'aide à la prise de médicaments ne relève pas de l'acte médical.
- Une collaboration au suivi des projets d'intégration… (…)
Les auxiliaires de vie scolaire interviennent à titre principal pendant le temps scolaire, mais aussi dans les activités péri-scolaires (cantine, garderie, ...) qui sont une condition de possibilité de la scolarité. Ils ne peuvent intervenir au domicile de l’élève.
La circulaire de juillet 04 rappelle qu'il s'agit là d'une fonction d'accompagnement "généraliste", qui respecte les fonctions et les qualifications des autres personnels spécialisés sans les suppléer ni s'y substituer.
Circ. n° 2004-117 du 15 juillet 04
1. Les AVS-I doivent conserver une fonction d’accompagnement “généraliste” et n’ont pas vocation à se substituer à d’autres professionnels spécialistes (ergothérapeutes, éducateurs spécialisés, codeurs LPC, interprètes LSF, etc.). Il convient cependant de rechercher, le cas échéant, l’articulation du travail de l’AVS-I avec les services médico-sociaux concernés (SESSAD, SAAAIS, SSEFIS...) afin de mieux cerner les spécificités et les complémentarités des fonctions. (...)
3. En outre, et tout particulièrement à l’école élémentaire, la présence d’un AVS-I ne peut suppléer la qualification propre à l’enseignant spécialisé, en particulier lorsque l’évaluation des besoins d’un élève fait apparaître comme indispensable le recours à des adaptations pédagogiques (...). Dans ces cas précis, l’affectation en CLIS, faisant l’objet d’un projet individualisé, conserve toute sa pertinence.
Un protocole d'accompagnement ?

La circulaire 2003-093 prescrivait que quand il y avait attribution d'un AVS les commissions (CCPE et CCSD) qui fonctionnaient alors devaient élaborer une proposition de protocole d’accompagnement et elles proposaient à titre indicatif, des documents types à la disposition des départements. Ces protocoles sont peut-être encore mis en oeuvre aujourd'hui dans quelques départements, ailleurs ils semble,nt être tombés en désuétude. Voir sur google : "protocole d'accompagnement AVS". Ils peuvent définir les conditions de travail des AVS (horaires, etc) mais aussi préciser les tâches de l'auxiliaire par rapport aux besoins de l'enfant.


ISP

C'est ce dernier point qui est important : indiquer à l'AVS quel est son rôle et quelles sont ses tâches, notamment par rapport au degré d'autonomie de l'élève. Ce serait en quelque sorte la "feuille de route" de l'AVS, "feuille de route"qui pourrait faire l'objet de ce protocole d'accompagnement et/ou être intégrée dans le PPS : elle serait ainsi l'oeuvre de l'équipe éducative et de l'équipe de suivi et elle serait soumise en retour à l'équipe pluridiciplinaire.
Voir : remarques sur le PPS en maternelle.

 
Et l'enseignement privé ?
La circ. du 11 juin 03 précise que "les AVS-i pourront également être appelés à accompagner des élèves handicapés sur décision de la CDES dans des établissements d’enseignement privé sous contrat. (...)"
  (et depuis la loi de 2005, sur décision de la CDAPH)
On notera qu'il s'agit ici des AVSi, et non pas des AVSco, qui ne sont pas attribués par les CDAPH mais par les Inspections académiques.


Note ISP

A priori, donc, il ne devrait pas y avoir de problème. Néanmoins, si l'attribution d'AVS dans le privé par la CDAPH ne soulève pas de difficultés particulières, leur affectation par l'Inspection académique ne va pas de soi. Le financement des AVS, en effet, a été inscrit sur une ligne budgétaire de l'Education nationale : c'est donc le budget de l'Education nationale qui finance les AVS du privé (sur le programme 230, de la DGESCO) alors que l'enseignement privé ressortit normalement du programme 139, porté par la DAF (Direction des affaires financières) ! Ce qui explique certaines réticences. Une solution peut être que l'enseignement privé recrute ses propres AVS, mais il doit alors financer les 10% non versés par l'Etat ou alors. qu'il recrute des contrats aidés (voir EVS ).

Pour le Second degré, c’est le Chef d’établissement qui recrute, grâce au forfait d’externat que perçoit l’enseignement privé sous contrat. Comment ces moyens sont-ils utilisés ?

   
Et l'enseignement agricole ?
Question

Agnès WOIMANT
19-05-10
Pouvez vous m’aider à répondre à cette question d'une maman :
Je suis maman d'une jeune fille de 15 ans diagnostiquée Asperger. Cette année (classe de 4e), nous avons programmé des mini-stages en entreprise.
Cette expérience a été très positive et nous envisageons pour l'an prochain une 3e en alternance dans une MFR.
Est-il possible de bénéficier d'une AVS dans les structures MFR ?
Réponse ISP

01-06-10

D’une manière générale, les règles de l’éducation nationale s’appliquent à l’enseignement agricole, parfois avec des aménagements. Et le statut des MFR vis-à-vis de l’enseignement agricole est parallèle à celui de l’enseignement privé vis-à-vis de l’éducation nationale. Il doit exister tous les cas, des MFR sous contrat vis à vis de l’enseignement agricole et des MFR hors contrat. Je vous rappelle que concernant l’enseignement privé les AVS ne sont attribués qu’aux élèves fréquentant des établissements sous contrat.

L’enseignement agricole possède ses propres AVS. Dans un premier remps, la demande doit être adressée à la MDPH, de la même manière que pour l'Education nationale, pour qu’elle notifie éventuellement l'attribution d’un AVS. Dans un second temps, il appartient au chef d'établissement ou au directeur de la MFR d'adresser la demande d’affectation de l’AVS au service gestionnaire de l'enseignement agricole, le SRFD (Service régional de la formation et du développement) et non pas à l'Inspection académique.

Vous pouvez donc recommander à la famille de faire une demande d’AVS auprès de la MDPH.
Extrait d'une circulaire de la DGER  de 2008 : ""Sur la base de la notification de la MDPH, il appartient à l’établissement d’accueil de fournir à l’élève concerné les aides nécessaires à son parcours de formation. L’achat du matériel constituant les aides techniques ainsi que le recrutement d'un(e) AVS-i au titre de l'aide humaine, revient à l’établissement d’accueil qui engagera la dépense après validation par l’autorité académique (DRAF-DAF/SRFD-SFD). Cette dernière, sur la base des pièces permettant le contrôle de service fait, versera à chaque établissement le montant des dépenses engagées. En cas de problème pour donner un avis favorable à l'établissement, le service déconcentré en informera la DGER.
Il conviendra que les chefs d’établissement contactent le référent handicap de leur SRFDSFD avant tout engagement de dépense...."
Voir : Ministère de l'Agriculture et de la Pêche, note de service DGER/SDPOFE/N2008-2108. Date: 10 septembre 2008
 
Et les clis et upi ?
 

ISP
 
Aucun texte n'interdit qu'un AVSi ne puisse accompagner un enfant handicapé scolarisé en clis ou en upi. Il semble qu'il en existe d'ailleurs quelques uns, notamment auprès d'enfants handicapés moteur.

Sur un site officiel du ministère, une réponse tente d'expliquer que dans ces classes les conditions de scolarisation sont déjà largement adaptées pour répondre aux besoins des élèves handicapés (effectifs réduits, maîtres spécialisés, présence souvent d'un AVSco) sans la présence d'AVSi.
Voir : http://www.lecolepourtous.education.fr/index.php?id=238
Mais cette réponse ne s'appuie sur aucun texte officiel, et pour cause !

On peut trouver à l'inverse un autre document du ministère qui fait état de cette possibilité : "Les AVS peuvent être affectés au suivi d'un élève particulier (AVS individuels), en classe ordinaire comme en CLIS ou UPI (...)."
Projet de rapport du Gouvernement au Parlement [327], produit par Secrétariat d’Etat chargé de la Solidarité (12 février 2009).
Voir : http://www.travail-solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_CNH_valide.pdf >> 327
Mais ce projet de rapport n'a pas de valeur réglementaire

Dominique (54)

18-09-11
Notre fils est scolarisé en CLIS depuis 4 ans (il fait sa 5ème année) et a des AVSI à temps plein depuis le début. Il a un fort handicap moteur et la présence d'un adulte lui est indispensable pour pouvoir exprimer son potentiel intellectuel. Nous sommes dans le 54.
J-C. Wiart (62)
18-09-11

Ici  (Pas de Calais ) quelques accords à plein temps pour enfant  porteurs de TED et quelques accords à temps partiel   en clis 1  malgré la présence d'un AVSco.
Accords plus fréquents en clis 3 (def visuelles ) mais cette clis n’a pas d’AVSco.

 
Et les cantines ? et la garderie ?
Circ. 2003-093 du 11 juin 2003 - II
Les auxiliaires de vie scolaire interviennent à titre principal pendant le temps scolaire, mais aussi dans les activités péri-scolaires (cantine, garderie, ...) qui sont une condition de possibilité de la scolarité. Ils ne peuvent intervenir au domicile de l'élève.

Marie R

(29)
03-04-07

Notre garçon est atteint de myopathie de Duchenne et il est accompagné depuis la fin du primaire (soit depuis 6 ans) par une avs à temps plein, incluant le temps scolaire et le temps de la cantine.
Le temps de la cantine fait partie des missions possibles d'un avs. C'est indiqué dans le guide handiscol sur la scolarisation des enfants handicapés:
http://media.education.gouv.fr/file/42/2/4422.pdf (page 11).
Lisa (03)

06-08-07
Mon fils (autiste haut niveau, entrant en CE1) a un AVS-i 28 heures par semaine (y compris et surtout temps de cantine et récrés). Il a ce dispositif depuis qu'il est entrée dans le système scolaire français (depuis 1 an et demi). Pour la décision à la fin de l'année du CP, l'équipe scolaire nous a beaucoup soutenus dans notre demande. Nous sommes éloignés des villes (à une heure environ) dans un petit village.

ISP
Ces témoignages ne sont pas inutiles : certains départements refusent par principe (et en fait pour des raisons d'économie de moyens) que les AVS puissent accompagner les enfants à la cantine, en arguant du fait que l'AVS travaille sous la responsabilité de l'enseignant. Le texte pourtant est suffisamment clair. Sur le site du Ministère de l'Education nationale, à la question : "Est-ce qu’un assistant d’éducation exerçant les missions d’A.V.S.i. peut intervenir en dehors du temps scolaire ?", le Ministère répond :
Une réponse du Ministère




"L’intervention de l’auxiliaire de vie scolaire individuel (A.V.S.i.) sera si nécessaire prévue dans les activités péri-scolaires auxquelles l’élève handicapé doit pouvoir participer (notamment cantine ou garderie à l’école maternelle ou élémentaire). Dans ces circonstances, l’A.V.S.i. continue à exercer ses fonctions au seul service du (ou des) élèves handicapés pour lequel il a été recruté. Une convention signée entre l’I.A.-D.S.D.E.N. (Inspecteur d'académie – directeur des services départementaux de l'Éducation nationale) et la collectivité locale concernée précisera les conditions de cette intervention. » Circulaire du 11.6.2003 relative aux assistants d’éducation.
Les A.V.S. (sur contrats d'assistant d'éducation) peuvent donc être mobilisés en dehors du temps scolaire stricto sensu, moyennant une convention avec la collectivité territoriale concernée s'il y a lieu et moyennant aussi un avenant au contrat de l'A.V.S. puisque celui-ci doit préciser les lieux et heures d'intervention.
Par ailleurs, conformément aux quatre types d’activités déclinées dans la circulaire précitée, l’A.V.S.i. ne peut être en charge de soutien pédagogique. Son intervention, dans le cadre d’heures d’accompagnement éducatif par exemple, se fait sous l’autorité de la personne responsable de cet accompagnement."
http://www.lecolepourtous.education.fr/index.php?id=478
Site du ministère : l'école pour tous. http://www.education.gouv.fr


ISP
Ce texte non signé a sans doute valeur de recommandation, et la passation d'une convention avec collectivité locale est sans doute une sage précaution : mais le PPS, dans la mesure où il est signé par tous les partenaires concernés, peut avoir valeur de convention.
On notera par ailleurs que la circ 2003-093.du 11 juin 2003 a expressément prévu, dans le protocole d'accompagnement qu'elle propose dans son annexe 2 (ci-dessous), l'éventualité d'un accompagnement de l'enfant durant les repas. Ce protocole, certes, est sans doute donné à titre indicatif, chaque département ayant la possibilité d'établir son propre texte. Néanmoins, il serait malvenu qu'un département se montre plus restrictif que les propositions d'une circulaire interministérielle. Et cette circulaire étant adressée prioritairement aux Préfets, c'est au Préfet sans doute qu'il faut s'adresser pour obtenir son application.
circ 2003-093.du 11 juin 2003 - Annexe 2
Tâches principales de l’auxiliaire
(...) Aide en dehors des cours
Préciser (ex : intervention en appui des gestes de la vie quotidienne (toilettes, repas) , accompagnement jusqu’au lieu de soins, garderie, etc.)
Est-il prévu un accompagnement dans des lieux extra scolaires (transports, loisirs, activités culturelles ou sportives...) ?
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/bo/2003/25/annexe1.pdf (page 5) - BO n° 25 du 19 juin 2003.
ISP
En conclusion : les temps d'intervention de l'AVS à la cantine ou à la garderie sont pris sur le temps horaire global qui lui est attribué. La répartition entre temps scolaire et temps périscolaire peut avoir été décidée par la CDAPH et figurer dans le PPS notifié par elle, elle peut aussi être décidée par l'ESS (équipe de suivi de la scolarisation). On ajoutera que si l'AVS doit intervenir à la cantine ou à la garderie, il est opportun que le représentant de la Mairie soit invité à participer aux réunions de l'ESS.
ISP
Autre exemple : à la clis ted de Châtelaillon un AVSco accompagne les élèves de la clis à la cantine et durant l'interclasse de midi. Voir : clis ted
Cantine et toilettes
Marie R

03-04-07
Notre garçon est aussi porté pour les toilettes ! Nous avons nous-mêmes expliqué aux AVS comment s'y prendre pour les toilettes. Nous avons la chance d'avoir presque toujours eu des AVS (on arrive à 7 maintenant!) très volontaires et investis !
Liliane

06-04-07
Vous avez raison, je pense que le temps de cantine et de toilettes (pourquoi pas même le péri scolaire) doivent être intégrés dans le PPS et il ne me semble pas que l'enseignant référent soit habilité à donner des avis restrictifs, son rôle étant d'accompagner le projet de l'enfant qui sera validé par la CDA. Ma fille a eu une avs à temps plein et le temps de cantine et de toilettes était intégré dans l'emploi du temps de l'avs (mais c'est ma fille qui ne voulait pas de sa présence à la cantine et préférait l'intervention de l'infirmière pour les toilettes !). Tout se négocie donc !
 
Et les récréations ?

ISP
En principe, l'accompagnement de l'enfant en récréation par son AVS ne pose pas de problème et devrait aller de soi, même si les textes officiels ne mentionnent pas explicitement les récréations. Voir ci-dessus : "Des interventions dans la classe définies en concertation avec l'enseignant (...) ou en dehors des temps d'enseignement (interclasses, repas, ...)". Les directives données dans la plupart des inspections académiques rappellent seulement que l’AVS n'a pas vocation à surveiller une récréation en lieu et place des enseignants. Les récréations sont placées sous la responsabilité et sous la surveillance des enseignants, y compris pour les enfants handicapés.

On peut ajouter que ces temps de récréation ou d’interclasses sont extrêmement importants notamment en ce qui concerne l’intégration sociale et qu’iols méritent une grande attention. Ils peuvent poser des problèmes, parce que la récréation c’est tout de même un temps de liberté pour les enfants, ils peuvent jouer à quoi ils veulent, avec ceux qu’ils veulent. J’avais mis dans mon site les observations très judicieuses d’une éducatrice qui accompagnait dans une école ordinaire les enfants d’un IME.
Voir : une éducatrice en récréation
Cette éducatrice notait par exemple que les enfants handicapés, souvent n’avaient pas été habitués à vivre en groupe… Sa conclusion était que l’éducatrice avait un rôle particulier à jouer en récréation…

Voir aussi les échanges à ce sujet, page témoignages d'AVS

Et encore le périscolaire !
S.C.

25-06-07
L'an prochain ma fille sera en clis 4. Dans cette clis, elle n'aura pas besoin d'AVS. Mais je demande que ma fille revienne le soir à la garderie de son école de cette année, plus proche de notre domicile et où elle retrouvera ses camarades, et qu'elle bénéficie d'une AVS durant le tem:ps de cette garderie. On me dit que ce n'est pas possible.

ISP
Parmi les activités des AVS il est mentionné : "Une collaboration au suivi des projets d'intégration (réunions d'élaboration ou de régulation du projet individualisé de l'élève, participation aux rencontres avec la famille, réunion de l'équipe éducative, ...)" et juste après il est dit : "Les auxiliaires de vie scolaire interviennent à titre principal pendant le temps scolaire, mais aussi dans les activités péri-scolaires (cantine, garderie, ...) qui sont une condition de possibilité de la scolarité. Ils ne peuvent intervenir au domicile de l'élève." (circ. du 11-6-2003)
Les deux ne sont peut-être pas absolument liés, mais le principe est que l'AVS est intégrée dans un équipe (réunions de l'équipe éducative...). Dans la situation que vous évoquez, cela paraît plus difficile, c'est pourquoi je conçois qu'on soit réticent à attribuer une AVS.
On hésitera à mettre une AVS seule auprès d'un enfant handicapé, en lui disant : débrouillez-vous ! Il faut savoir à quelle équipe institutionnelle elle est rattachée, et en premier lieu à une institutrice. Même si elle ne travaille pas sous le regard de l'institutrice, c'est tout de même la remière personne avec qui elle peut parler de l'enfant et de son travail auprès de lui.
S.C.

26-06-07
Un AVS qui accompagnerait ma fille en périscolaire pourrait tout a fait "intégrer" les réunions de l'ESS. De plus le SSESD intervient à l'ecole ou après l'école, nous pouvons donc tout à fait concevoir un moment d'échange avec l'ergo ou le kiné de l'enfant (en cas de questionnement précis)

ISP
Oui. Je crois qu'il est important de souligner cela. Ce n'est peut-être pas la lettre de la loi, mais c'est, me semble-t-il, l'esprit de la loi.
L'AVS peut-il emmener l'enfant hors de la classe ?


ISP
L'AVS qui accompagne un enfant en classe peut-il le prendre en charge hors de la classe, par exemple à la BCD de l'école ?
Il peut apparaître en effet qu'il soit opportun, à certains moments, de retirer l'enfant de la classe, parce qu'il ne supporte plus le groupe classe ou parce qu'il n'est pas en état de participer à la leçon conduite par le maître...
On rappellera que les textes concernant les intervenants extérieurs qui participent aux activités d'enseignement dans les écoles maternelles et élémentaires précisent que si le maître doit savoir constamment où sont ses élèves, il peut se trouver déchargé de la surveillance de groupes d'élèves confiés à des intervenants extérieurs. Il n'y a donc pas obligation qu'il ait constamment tous les élèves sous les yeux..
Circ. n° 92-196 du 3 juillet 1992 - BO n° 29 du 16 juillet 1992
http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/politique/education-artistique/educart/030792.pdf
On notera toutefois que la circulaire parle d'intervenants qui ont en charge un groupe d'élèves et non un seul élève. S'il s'agit de l'accompagnement d'un enfant handicapé par un AVS, il, serait sans doute utile de préciser cette possibilité dans le PPS. Mais ceci reste une interprétation des textes officiels. P.B.
Et la piscine ?
La circulaire n° 2011-090 du 7 juillet 2011, relative à l'apprentissage de la natation dans les premier et second degrés a abrogé les textes antérieurs. (BO n° 28, du 14 juillet 2011) . La circulaire précise les normes d'encadrement à respecter.
Circulaire n° 2011-090 du 7 juillet 2011 - 1.4.4 Cas particulier des personnes n'étant pas en charge de l'encadrement de l'activité
Les accompagnateurs assurant l'encadrement de la vie collective ne sont soumis à aucune exigence de qualification ou d'agrément, leur participation relève uniquement de l'autorisation du directeur d'école.
À l'école maternelle, dans le cadre de leur statut, les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM) peuvent utilement participer à l'encadrement de la vie collective des séances de natation (transport, vestiaire, toilette et douche). Ils ne sont pas soumis à l'agrément préalable de l'inspecteur d'académie-directeur des services départementaux de l'Éducation nationale. Leur participation doit faire l'objet d'une autorisation préalable du maire. Cette autorisation peut inclure l'accompagnement des élèves dans l'eau.
Les auxiliaires de vie scolaire accompagnent les élèves en situation de handicap à la piscine, y compris dans l'eau, quand c'est nécessaire, en référence au projet d'accueil individualisé ou au projet personnalisé de scolarisation. Ils ne sont pas non plus soumis à agrément. Leur rôle se limite à l'accompagnement du ou des élèves handicapés. (...)
Les différents personnels qui sont amenés à accompagner les élèves dans l'eau peuvent utilement suivre les sessions de formation destinées aux intervenants non qualifiés.
Et l'accompagnement lors d'un déplacement vers les lieux de soins ?

ISP
L'AVS peut-il accompagner l'enfant dont il a la responsabilité lors d'un déplacement vers un lieu de soins ?
Cette possibilité semble être prévue par la circ 2003-093.du 11 juin 2003 au moins dans son annexe 2, qui propose un protocole d'accompagnement comportant notamment une rubrique : aide en dehors des cours
Aide en dehors des cours
Préciser (ex : intervention en appui des gestes de la vie quotidienne (toilettes, repas) , accompagnement jusqu’au lieu de soins, garderie, etc.)
Est-il prévu un accompagnement dans des lieux extra scolaires (transports, loisirs, activités culturelles ou sportives...) ?
circ 2003-093.du 11 juin 2003 Annexe 2 - BO n° 25 du 19 juin 2003 ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/bo/2003/25/annexe1.pdf
FB
19-11-08
L'AVS de ma fille l'accompagne chez l'orthophoniste et le psychomotricien.
L'Ortho est à côté de l'école, mais le psychomotricien est dans une ville voisine, il faut y aller en minibus du conseil général.
Et les stages ?

ISP
La Halde a donné une réponse concernant les transports durant les périodes des stages, en rappelant que " la fréquentation scolaire ne doit pas être regardée comme concernant uniquement les cours dispensés au sein des établissements scolaires. Elle s¹étend aussi aux périodes de formation en entreprise prévues par les programmes d¹enseignement, qui s¹effectuent sous statut scolaire."
Voir Transports durant les périodes de stage
On peut penser que le principe selon lequel les périodes de stage sont des temps scolaires est valable aussi pour l'accompagnement du stagiaire par un AVS. Mais il faut bien sûr y réfléchir avec l'entreprise lors de l'organisation du stage et veiller à ce que l'AVS sache ce qu'il aura à faire...
 

2. Les prescriptions d'aide (ou : l'attribution d'un auxiliaire)

u Quels élèves ?

Les auxiliaires sont au service "d'enfants et d'adolescents présentant un handicap ou un trouble de santé invalidant" (intitulé de la circulaire) susceptibles d'être scolarisés dans une classe d'un établissement scolaire et pour lesquels la CDAPH a reconnu le bien fondé d'une aide individualisée.


Circ. n° 2003-093 du 11-6-03
L'attribution d'un AVS à un élève peut être envisagée - quelle que soit la nature de son handicap et quel que soit le niveau d'enseignement - dès lors qu'un examen approfondi de sa situation fait apparaître le besoin, pour une durée déterminée, d'une aide humaine apportée dans le cadre de la vie scolaire quotidienne, en vue d'optimiser son autonomie dans les apprentissages, de faciliter sa participation aux activités collectives et aux relations interindividuelles et d'assurer son installation dans les conditions optimales de sécurité et de confort.
Circ. n° 2004-117 du 15 juillet 04
3. (...) peu nombreux sont les élèves ayant besoin d’un AVS-I de manière permanente et pour toutes les activités scolaires. (...) dans bien des cas, la présence de l’AVS-I doit être transitoire pour faciliter l’intégration de l’élève au sein de la classe, pour l’aider à prendre des repères dans un univers non familier ou à établir des relations avec ses camarades.
  

u Modalités de demande et d'attribution :

Selon la circulaire n° 2003-093 du 11-6-03 c'est aux commissions de l'éducation spéciale qu'il appartenait d'envisager la pertinence d'un accompagnement par un AVS et de procéder, si besoin, à une instruction de cette demande, dans le cadre de l'élaboration du projet individualisé de l'élève. La décision d'attribution d'un AVS était prise par la CDES.
La loi du 11 février 05 transfère cette compétence à la CDA (Commission des Droits et de l'Autonomie des Personnes Handicapées).
Loi du 11 février 05 - article 21 - 4
(Les assistants d'éducation) exercent leurs fonctions auprès des élèves pour lesquels une aide a été reconnue nécessaire par décision de la (CDA).
Les prescriptions d'aide relèvent donc désormais de la compétence de la CDA. Les décisions est prise dans le cadre du PPS (Projet personnalisé de scolarisation).
La famille ou l'école qui souhaite que l'enfant bénéficie de la présence d'un Auxiliaire de Vie Scolaire doit donc en adresser la demande au directeur de la MDPH (Maison départementale des Personnes handicapées) si possible après la réunion et avec l'avis motivé de l'équipe éducative (réunie sous la responsabilité du directeur de l'école).
 Voir ci-dessous : formuler une demande d'AVS
Dans certains départements, l’affectation d’un AVS, après décision de la CDA, fait l’objet d’un écrit rédigé par le coordonnateur départemental du dispositif et adressé aux familles et à l’établissement scolaire concerné (avec copie pour la MDPH).
F
On rappellera que pour la guider dans toutes les démarches en direction de la MDPH, la famille peut faire appel à l'enseignant référent de leur secteur. Voir : Repères pour les parents
  On trouvera en annexe de la circulaire une fiche indicative des critères d'attribution d'un auxiliaire de vie scolaire.
La circulaire de juin 03 notait que si la présence de l'AVS est utile dans certains cas, elle ne saurait être considérée comme une condition de la scolarisation. Celle de juillet 04 est un peu plus nuancée :
Circ. n° 2004-117 du 15 juillet 04
L’admission et la scolarisation d’un élève en situation de handicap ne sauraient dépendre systématiquement de la présence d’un AVS.
   
3. Et quand il n'y a pas d'AVS... Les obligations de l'Etat
Il arrive que l'Inspection académique ne soit pas en mesure de fournir les heures d'AVS pourtant notifiées par la CDAPH... Quels sont les recours des familles ?
  Le n° d'appel d'Aide handicap école : 08 10 55 55 00
  La défenseure des enfants
Des familles qui ont fait appel à la Défenseure des enfants ont obtenu qu'une AVS soit envoyée rapidement dans l'école. La défenseure avait été contactée par mél, sur son site.
http://www.defenseurdesenfants.fr/
L.J. du bureau AAD17
septembre
2010

Un exemple de Charente-Maritime : deux courriers de la défenseure des enfants, suite à une action conduite par l'un des membvres du bureau d'AAD17.
Dans le premier courrier, la défenseure des enfants prend acte des mesures qui ont été prises, et par le second, ses services ont voulu vérifier si son intervention a bien été suivie d'effet.

La défenseure des enfants

courrier du 21/10/2010

Premier courrier La Défenseure des enfants - Paris, le 21 octobre 2010
Madame,
Vous m'avez saisie, par courrier électronique en date du 10 septembre 2010, en tant qu'Autorité Administrative Indépendante chargée de la défense des droits de l'enfant, de la situation de l'enfant N., âgé de six ans, scolarisé à l'école maternelle privée de K.
Vous m'expliquiez qu'un Auxiliaire de Vie Scolaire (AVS) avait été attribué à N. par la Maison Départementale des Personnes Handicapées. Toutefois, personne ne lui avait été affecté à la rentrée scolaire et l'enseignante de N. indiquait qu'elle ne l'accepterait plus dans sa classe tant qu'il n'aurait pas d'AVS.
Le 14 septembre dernier, Monsieur l'Inspecteur académique informait Monsieur et Madame P., les parents de N., que l'absence d'AVS auprès de leur fils résultait d'un retard dans les formalités à accomplir afin d'obtenir l'autorisation de le recruter. Dans l'attente de cette affectation, l'enseignante de N. était toutefois tenue de l'accepter dans sa classe.
Par courrier en date du 23 septembre dernier, vous m'informiez qu'un AVS devait a priori lui être affecté avant fin septembre. Aussi, ma collaboratrice a pris contact avec vous et vous lui avez indiqué, le 11 octobre 2010, qu'un AVS était bien présent pour aider N. en classe.
Je me réjouis du dénouement favorable de cette situation pour N. J'espère que son enseignante prendra conscience de la nécessité qu'il soit intégré au sein de sa classe pour aider à sa socialisation et qu'il pourra suivre sa scolarité dans les conditions les mieux adaptées à ses besoins,
Je reste à votre disposition en cas de difficultés nouvelles ou persistantes concernant la scolarisation de N et je vous prie de croire, Madame, en l'assurance de ma considération distinguée.
La Défenseure des enfants
Dominique VERSIN1

La défenseure des enfants

second courrier

Le second courrier de la Défenseure des enfants
Situation de l’enfant : N.
Nos références : dossier  n° 9../2010
Dossier suivi par : Madame DEJEAN
 A l’attention de madame J. (de l'association AAD17)
      Madame,
 Vous avez saisi la Défenseure des enfants de la situation de N., âgé de six ans, pour lequel aucune AVS n’avait été affectée, malgré une décision de la Maison Départementale des Personnes Handicapées.
 Par courrier en date du 23 septembre dernier, vous nous informiez qu’une AVS devait a priori être affectée à N. avant fin septembre. 
 Je me permets de revenir vers vous afin de vérifier si cela a bien été le cas et si Lucas peut poursuivre sa scolarité dans les meilleures conditions possibles.
 Je reste dans l’attente d’une réponse de votre part et je vous prie de croire, Madame, en l’assurance de ma considération distinguée.
Bérangère DEJEAN
Chargée de mission auprès de la Défenseure des enfants
Service Réclamations
104, Bd Auguste Blanqui
75013 PARIS
Tél : 01 53 63 58 51
Fax : 01 53 63 58 79
 

 

Le tribunal administratif : l'État contraint à respecter la loi.
Tribunal administratif de Pau

1er juin 2010

Pour les parents d'enfants handicapés, c'est une victoire. Après avoir, sans  succès, mis en demeure l'inspection académique, sept familles soutenues par  le collectif Handik (regroupant cinq  associations) ont porté plainte devant le tribunal administratif de Pau  contre le ministère de l'Éducation nationale pour non-respect de la loi de 2005.

Le tribunal a répondu favorablement aux requêtes des sept familles d'enfants handicapés, obligeant le ministère à leur payer des auxiliaires de vie scolaire.
Les familles étaient soutenues par le collectif HANDIK.
http://www.sudouest.fr/2010/06/05/handicap-l-etat-se-voit-contraint-a-respecter-la-loi-109488-4621.php

Béatrix (13)



30 juin 2010

Collectif HANDIK - Bouches du Rhône
Sur les Bouches-du-Rhône, nous rencontrons comme partout des difficultés et nous nous sommes regroupés pour créer à la rentrée, un collectif HANDIKcomme au Pays Basque afin que les familles ne soient plus isolées, baladées par des représentants de fédérations de parents d'élèves qui font, trop souvent pour l'instant, perdre un temps trop préjudiciable aux élèves en situation de handicap.  
Nous souhaitons regrouper les démarches par sujet avec des courriers types et un avocat qui se chargerait de faire les demandes de référés par sujet pour plusieurs familles à la fois, à un prix abordable. ( dernier référé demandé avec dossier préparé en équipe, le coût de chaque demande de référé et lettre au Recteur par famille a été de 200 euros)… »  

http://fr-fr.facebook.com/people/Handik-Collectif/100000922170987

Note : qu'est-ce qu'un référé ? Voir les référés

Les liens pour HANDIK
HANDIK Collectif qui regroupe 5 associations de parents, d'amis et de personnes en situation de handicap situées en Pays Basque.
Qu'est ce que Handik Créé en janvier 2009, HANDIK est un collectif qui ...

Note ISP

13-09-10

Un document d'aide aux familles : comment saisir le tribunal administratif
HANDIK a publié un document d'aide aux familles : comment saisir le tribunal administratif suite à une notification de décision d'Auxiliaire de Vie Scolaire non exécutée par le Rectorat. Voir http://handik.org/pdf/saisirtribunal.pdf
ou http://handik.org/pdf/saisirtribual_simplifie.pdf

Tribunal administratif de Pau

novembre 2010
Tribunal administratif de Pau : suites de l'action Handik
Un jugement du 18 novembre 2010 prescrit à l'Inspecteur d'Académie de désigner un accompagnant de vie scolaire...
http://handik.org/webs/conference.htm
et une ordonnance du 4 novembre 2010
Note ISP

18-12-10
On notera que le groupe Handik espére l'obtention de deux jurisprudences : l'obligation de l'Education Nationale à fournir une AVS suite à l'attestation envoyée aux familles et la non acceptation d'une EVS à la place d'une AVS.

Une décision du tribunal permet à toutes les familles de France de s'appuyer sur ces jurisprudences. Certaines actions ponctuelles, par exemple devant la défenseure des enfants, permettent parfois à des familles d'obtenir satisfaction, mais une action en justice a une autre portée puisque le juge prend une décision générale et applicable dans d'autres situations analogues sur la base d'un cas particulier. Les objectifs et les enjeux ne sont donc pas les mêmes.

   
Coordonnateur départemental et problèmes d'absences des AVS
Un coordonnateur départemental du service des AVS est désigné dans chaque département. Ce coordonnateur a pour mission de gérer l'organisation du travail des AVS et de répondre "aux situations délicates qui ne peuvent manquer de se produire soit en cas d'absence de l'AVS" (...) soit en cas d'absence prolongée de l'élève...".
Sur ces sujets, voir le chapitre : la gestion départementale des AVS - Absences des AVS
 

Conclusion : voir présentation critique des AVS

 
Formuler une demande d'AVS...

Danière Langloys
siégeant en CDA (42)


21-03-07

Bilan d'une année en CDA
Les parents font largement jouer la loi et les demandes d’AVS sont très nombreuses. Parents et enseignants demandent assez largement le maximum théorique : la moitié du temps de présence. Il y a des contre-exemples admis comme tels : maladie des os de verre, handicap moteur lourd qui nécessitent un accompagnement constant. Quand il s’agit d’enfants autistes, les parents qui souvent sont allés sur internet et/ou militent dans les associations, savent formuler la nécessité d’avoir une AVS pour l’enfant : reformuler les consignes, adapter le travail demandé, utiliser des supports visuels, mobiliser l’attention, améliorer le comportement et les interactions sociales, rassurer aussi l’enfant qui très souvent perçoit son handicap et en souffre... Il peut arriver cependant que l’enfant s’agace de cet accompagnement permanent qui l’isole des autres, et le récuse. Ce n’est pas si simple.
Les impressions de la représentante d’une association de parents de personnes avec autisme Extrait d'un compte-rendu publié sur
http://ns21063.ovh.net/~autisme4/spip.php?article34&var_recherche=cdaph
Question : et les cantines ?
Sonia

10-12-06
Existe-t-il un texte qui autorise une une AVS à accompagner un enfant à la cantine ou au contraire un texte qui le lui interdit ?

Note ISP
30-01-07
D'après la circulaire précitée du 11 juin 03, il paraît clair que l'accompagnement d'un enfant à la cantine faite partie des missions quii peuvent être demandées à un AVS. On constate toutefois que certains départements se montrent plus retors, arguant du fait que l'AVS doit travailler sous la responsabilité de l'enseignant.
Des témoignages d'AVS indiquent qu'il ne semble pas y avoir de problème au collège, mais que les obstacles sont en primaire

Axelle 32
AVS
08-02-07

L'année dernière, en primaire, la question du droit de faire manger l'élève et de l'accompagner hors d'un temps scolaire s'était posée, et à midi, c'était cantine et CLAE (donc dépendant de la municipalité). En fait, il faut établir une convention entre la municipalité et l'IA, ou "il aurait fallu"!... je ne l'ai su qu'à la fin de l'année!

Tit-Ju
AVS

09-02-07

Je travaille cette année encore au collège donc la question de savoir "qui paye l'avs sur le temps de midi" ne se pose pas. Il y a 3 élèves qui mangent à la cantine, nous nous répartissons les midis (nous sommes 3 avs sur cet établissement accueillant 7 élèves en situation de handicap) en repas et surveillance pour avoir au moins une heure de pose.
Par contre mes collègues travaillant en maternelle et élémentaire sont en fait embauchées par les mairies (qui l'ont souhaité) pour travailler auprès des enfants. Ce qui veut dire qu'ils ont 2 contrats, ce qui permet à l'IA de se laver les mains en respectant cette histoire des temps de midi qui ne dépendent pas du pédagogique et qui nous ont été retirés de notre salaire (d'où la très grosse majorité de 80%).
Question : séjour en classe verte
C. parent d'élève

29-01-09
Existe-t-il un texte qui autorise une EVS ou une AVS à participer à un séjour en classe verte ?

Réponse ISP
30-01-07
A mon sens, rien ne s'y oppose, sous réserve toutefois que l'institutrice soit présente dans cette classe verte, puisque l'AVS travaille sous la responsabilité de l'institutrice. Les deux circulaires de juin 03 préconisent la participations aux sorties de classes occasionnelles ou régulières. (Voir ci-dessus).
Néanmoins cette participation peut poser des problèmes pratiques : il faut que l'AVS soit volontaire, puisqu'elle ne sera pas rémunérée pour cela, il faut aussi, que le coordonnateur départemental puisse organiser son emploi du temps pour que ce ne soit pas au détriment des autres enfants pris en charge, - problème qui ne se pose pas pour l'EVS.
De ce point de vue, les EVS sont plus fiables que les AVS !
Note: l'éducation nationale ne rémunérera pas les heures supplémentaires, mais parfois la commune fait un geste...
Pourquoi vous faut-il une AVS dans la classe ?

Inquiétude d'une famille
30-08-03
BONJOUR,
JE ME PERMETS DE VOUS ECRIRE CAR J AI UNE FILLE TRISOMIQUE DE 3 ANS ET L'ON VIENT DE ME REFUSER L'AUXILIAIRE D'INTEGRATION DONC JE VAIS FAIRE UN RECOURS. POURRIEZ VOUS ME DIRE CE QUE JE DOIS ECRIRE POUR ESPERER AVOIR UNE AUXILAIRE ? D'AVANCE MERCI ET A BIENTOT
ERIC

Réponse ISP
01-09-03

Pourquoi vous faire du souci ? Si l'école reçoit votre enfant sans auxiliaire d'intégration, c'est très bien. Une école maternelle doit être capable d'accueillir un enfant trisomique et les enfants trisomiques n'ont pas nécessairement besoin d'être cornaqués par un auxiliaire.

Somme toute, la question de l'auxiliaire est plutôt le problème de l'école que celui des parents. Le problème des parents est que leur enfant soit scolarisé. Si l'école estime qu'un auxiliaire lui est nécessaire, c'est à elle d'en faire la demande. Et dans ce cas, la directrice devra dès le début de l'année réunir l'équipe éducative pour établir une demande motivée auprès de la CCPE et de la CDES.
Je crois par contre qu'avec ou sans auxiliaire il est très utile et je dirais presque indispensable que l'institutrice de la classe puisse bénéficier de l'aide et des conseils des professionnels qui suivent l'enfant, notamment dans le domaine de la psychomotricité et de l'orthophonie, et surtout si c'est la première fois qu'elle reçoit un enfant trisomique. La solution la plus commode est que l'enfant soit suivi par un sessad, car alors la collaboration avec l'école se met en place plus naturellement et plus facilement.
Je vous souhaite une bonne rentrée !
Famille
01-09-03
Merci beaucoup, mais je me fais pas mal de souci car ma fille est toujours en train de bouger et j'ai peur qu'ils ne s'en occupent pas trop...
ISP
02-09-03
Je comprends bien. Mais dès que vous sentirez une difficulté, demandez à la directrice de l'école d'organiser une réunion de l'équipe éducative...

Mise à jour : 03/11/11

PAGE
PRÉCÉDENTE

SOMMET
DE LA PAGE
PAGE
SUIVANTE

 
RETOUR AU
PLAN DU SITE