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PETITE ENFANCE ET PÉRISCOLAIRE
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Les établissements et l'intégration dans les loisirs

D'un IME au Centre de loisirs

 

On a conscience aujourd'hui que les enfants handicapés peuvent tirer bénéfice d'une participation aux activités des jeunes de leur âge. C'est dans cet esprit, et confortés par la loi de 2005, que des établissements médico-éducatif cherchent à favoriser l'accueil des enfants et des jeunes de leur établissement dans les centres de loisirs de leurs quartiers.
Loi du 11 février 2005 - Titre 1er, art. 2
(...) l'action poursuivie vise à assurer l'accès de l'enfant, de l'adolescent ou de l'adulte handicapé aux institutions ouvertes à l'ensemble de la population et son maintien dans un cadre ordinaire de scolarité, de travail et de vie..

Nous présentons ici les actions d'un IME de la région parisienne en soulignant la nécessité et les modalités d'un accompagnement des enfants, ce qui est précisément l'un des rôles de l'IME.

Actions préliminaires

Il s'agit d'un IME qui reçoit une soixantaine d'enfant et de jeunes de 6 à 20 ans, déficients légers/moyens. 80 % des familles sont d'origine étrangère. C'est l'Assistante Sociale de l'établissement qui est chargée de développer les contacts entre l'IME et le milieu extérieur.
Convaincre les parents
L'affectation en IME épargne certains soucis aux parents et les tranquillise. Elle les tranquillise parce qu'ils savent que leurs enfants sont fragiles et que l'IME les protège. Ils craignent le regard des autres sur leur enfant et ils appréhendent toute sortie de l'établissement. L'inscription à l'école ordinaire dite "de référence" déjà fait problème, à plus forte raison l'inscription en centre de loisirs. Et puis, à l'IME, l'enfant est pris en charge à 100 % alors qaue pour inscrire l'enfant au centre de loisirs, il faut payer une cotisation.
Leur demander de procéder à cette inscription, c'est les renvoyer à leur rôle de parents "ordinaires". Et c'est aussi les aider à retrouver confiance en leur enfant : mon enfant est capable de ... Avant l'inscription, il y a donc un travail à mener avec les parents.
Convaincre l'IME
Côté IME, la difficulté de l'intégration se manifeste d'abord dans une question pratique : celle du prix de journée. Si le mercredi l'enfant ne déjeune pas à l'IME, l'établissement ne perçoit pas le prix de journée, et pour les gestionnaires c'est évidemment un élément dont on ne peut faire abstraction. Or les activités proposées par le centre de loisirs sont des activités de la journée (piscine le matin, etc.), et la cantine est l'un des temps importants de l'intégration

Note ISP
On remarquera qu'on peut rencontrer le même obstacle quand il s'agit d'intégration scolaire, et que des procédures telles que l'intégration scolaire d'un enfant dans une école voisine ou la délocalisation d'une classe de l'IME buttent sur cet obstacle. La circulaire n° 2006-119 du 31 août 2006 laissait prévoir qu'une circulaire relative au calcul du prix de journée pour les enfants scolarisés partiellement en milieu ordinaire serait prochainement publiée (art. 4.3).
Mais pour bien cadrer les actions d'intégration, il y a peut-être des questions à se poser sur la politique générale de l'établissement ou sur la politique de l'association gestionnaire. Et l'on pourrait observer d'abord que somme toute il y a peu d'occasions, dans un établissement, de réfléchir à cette politique. On multiplie certes les réunions, mais c'est presque toujours autour d'un enfant et du projet de cet enfant. Concernant l'intégration, à l'école ou dans les loisirs, on mène des actions ponctuelles mais sans avoir le sentiment qu'il y a une dynamique de l'établissement.
Voir dans la page de présentation générale des établissements du secteur médico-éducatif : quelques questions de politique générale


Mise en place du projet

Quels centres de loisirs ?
L'assistante sociale se tourne vers le centre de loisirs municipal proche du domicile de l'enfant, pour favoriser la réinsertion sociale de l'enfant. On poursuit un double but, social et ludique. Social, car il s'agit de développer la socialisation de l'enfant dans son quartier ; ludique, car ici il n'y a plus de résultats à obtenir (psychomotricité, orthophonie, etc.), il n'y a plus d'enjeu, on est dans le jeu. Actuellement, quatre centre de loisirs sont concernés et 6 enfants y sont inscrits. L'assistante sociale travaille surtout auprès des 6-12 ans. Les plus grands sont inscrits dans des clubs
Quel accompagnement ?
De même que souvent lors de l'embauche d'un travailleur handicapé c'est souvent l'entreprise et les collègues de travail qui doivent être accompagnés, au moins pendant un temps, plutôt que le travailleur handicapé lui-même, et qu'en tout cas cette embauche doit être préparée en amont, l'accueil de l'enfant handicapé au centre de loisirs doit être préparée et le centre de loisirs doit savoir qu'il peut être accompagné. La première tâche de l'assistante sociale de l'IME est donc d'établir des contacts avec les responsables du centre de loisirs. Il faut se rencontrer pour bien cadrer l'intégration et établir d'abord une relation de confiance avec la Mairie. Ensuite bien sûr, l'assistante sociale entre en contact direct avec l'éducateur ou les éducateurs qui s'occuperont de l'enfant.
On va vers un partenariat qui implique un engagement réciproque. L'intégration en centre de loisirs, c'est aussi un engagement de l'IME. Le centre de loisirs sait qu'en cas de problème il pourra appeler.
Les animateurs des centres de loisir ne sont pas des éducateurs spécialisés, même s'il y a dans le BAFA une mention handicap. Il faut donc au départ trouver les animateurs volontaires, qui n'auront pas peur de prendre l'enfant. Au départ, il faut beaucoup expliquer, et parfois le changement d'animateur peut poser problème. Il serait souhaitable que parfois un éducateur de l'IME puisse accompagner l'enfant au moins pendant un certain temps, comme le font plus facilement les hôpitaux de jour, dont le fonctionnement est moins rigide.
Mais on reconnaîtra que les centres de loisirs acceptent les enfants handicapés sans autres préalables ni procédures d'inscription. C'est d'ailleurs une règle que s'est fixée Loisirs-Pluriel, association créée pour favoriser la rencontre et le partage d’activités de loisirs et de vacances entre enfants handicapés et valides :
Une journée au centre de loisirs
Le centre de loisirs propose des activités multiples : piscine, patinoire, sorties dans Paris, - cantine -, activités d'expression corporelle, peinture, jeux collectifs, visites culturelles, passer une journée dans un parc...
Que dire du bilan de ces intégrations ? On se limitera à quelques notations, car elles sont encore récentes. Premièrement, donc, quand l'intégration est réussie, quand les parents vont attendre leur enfant à la sortie du centre de loisirs, quand ils le voient avec les autres enfants, ils le voient alors d'une autre façon. Et cela, l'enfant le sent. Et secondement, l'enrichissement des autres enfants et des adultes qui encadrent est également réel : il suffit de voir le bonheur d'un adulte qui a trouvé la bonne relation avec l'enfant ou la bonne démarche à lui proposer ! Finalement, dans cette affaire, il y a beaucoup de gagnants !
Propos recueillis auprès de Mme N., Assistante Sociale de l'IME
Novembre 2008
é
Entretien avec une famille de l'IME
Le jeune N, âgé de 10 ans est pris en charge depuis 2 ans dans L'I.M.E. Dés la fin de la première année, j'ai proposé à la
famille d'intégrer N dans un centre de loisirs de proximité. Après un travail de partenariat avec les animateurs du centre pour favoriser l'accueil du jeune, celui-ci a été intégré dans un premier temps le mercredi et quelques mois plus tard le mercredi toute la journée ainsi que les vacances scolaires.
La famille m'a fait part de sa satisfaction du travail entrepris par le centre de loisirs auprès de leur enfant. N est considéré comme les autres enfants dans les activités: activités manuelles, sportive, sorties pédagogiques. Il est accepté par les autres enfants avec sa différence. Les parents apprécient l'attitude rassurante et exigeante des animateurs. Leur fils a développé des capacités d'autonomie, un comportement d'enfant "normal". Il a maintenant des copains dans son quartier grâce au centre de loisirs : l'I.M.E étant dans une autre commune, N n'avait pas la possibilité de se faire des copains dans son environnement.
Les parents disent avoir repris confiance dans les capacités de leur enfant. Ils sont cependant conscients de son retard et de ses difficultés scolaires. Mais voir leur enfant évoluer au milieu des enfants normaux a été le facteur déclenchant de leur projet d'aujourd' hui qui est d'intégrer leur fils dans une CLIS en parallèle de la prise en charge en I.M.E.
Propos recueillis auprès des parents par Mme N., Assistante Sociale de l'IME
Décembre 2008
 

Karine

17-12-08

Une superbe idée
Je trouve que l’intégration individuelle d’enfants « extraordinaires », comme j’aime à les appeler, dans des centres de loisirs c’est une superbe idée, maintenant il faudrait qu’il y ai des infos qui circulent pour que les établissements institutionnels et les centres de loisirs soient sensibilisés.
 
Mise à jour : 19/12/08

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