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Echanges autour des AVS

1. Témoignages d'AVS - échanges

 

  Plan de la page

1. Une AVS dans le monde de la malvoyance
2. Une AVS en récréation
 
Quatre pages d'échanges autour des AVS
1. Témoignages d'AVS
2. Questions diverses à propos des AVS
3. Echanges autour de la formation des AVS
4. Attribution et missions des AVS : débats
5. Relations parents, AVS ou AESH et enseignants
   
1. Une AVS dans le monde de la malvoyance
Une AVS heureuse ! oui, mais parce qu'elle s'est impliquée à fond dans son travail, parce qu'elle a trouvé un environnement favorable et parce qu'elle peut envisager aujourd'hui un débouché professionnel...
  Nous remercions Véronique de nous autoriser à reproduire son témoignage, qui était à l'origine destiné à l'association Clairvoyants, et d'avoir bien voulu répondre à nos questions.
   
C’est bien volontiers que je vais témoigner de ma découverte du monde de la malvoyance.
Recrutée comme auxiliaire de vie scolaire, j’ai été affectée, au sein d’une école primaire, au soutien d’un enfant malvoyant intégré en milieu scolaire ordinaire.
Encline par nature à privilégier les relations humaines, dans le cadre du travail en particulier, j’ai été séduite d’emblée par le poste qui m’a été confié. S’agissant d’un enfant atteint d’un handicap, la tâche n’en était que plus enthousiasmante : accompagner l’enfant au quotidien dans sa scolarité, faciliter son intégration au sein de la classe, le soutenir et le consoler dans ses moments de tristesse et de révolte face au handicap, sont quelques exemples de moments qui m’ont réellement comblés.
Bon élève, vif et intelligent, il m’a aussi impressionné par sa capacité et sa volonté de s’adapter, de progresser malgré son handicap naissant, et par le courage qui est le sien de s’intégrer et d’éviter à tout prix d’être singularisé.
À tel point que j’ai décidé de poursuivre cette aventure passionnante et d’entreprendre une formation dans le domaine de la déficience visuelle.
Enfin, l’ensemble du personnel très impliqué, que je veux ici remercier, les encadrants, la famille, l’association Clairvoyants, m’ont convaincu d’adopter ce projet professionnel auquel pourtant ni ma formation initiale ni mon parcours professionnel ne me destinaient.
 
  Questions
1 - Avez-vous eu des rapports personnels avec la famille, vous est-il arrivé de la rencontrer seule ou toujours en présence de l'enseignante ?
R - Les rencontres avec les parents de l’enfant se font dans l’établissement scolaire, en présence ou non d’un enseignant. Elles sont informelles, le plus souvent à l’occasion de la sortie de l’école, en présence ou non de l’enseignante.
Les échanges avec les parents de l’enfant sont d’ordre scolaire, évidemment liés au handicap et aux différents moyens de le surmonter, en particulier grâce à son auxiliaire.
Les rencontres avec les parents ont eu lieu également lors de séances d’accompagnement pédagogique, en présence de l’enseignante spécialisée et de moi-même (4/5 rencontres dans l’année).
  2 - Avez-vous eu des contacts avec d'autres professionnels qui suivaient l'enfant (contacts en classe ou en dehors de la classe) ?
J’ai pu lors de la réunion de suivi de scolarisation rencontrer l’orthoptiste, l’éducateur de l’enfant et son AVJ lors d’un bilan.
  3 - Qu'est-ce qui a le mieux contribué à votre formation d'AVS ? Les réunions de formation organisées par l'Inspection, d'autres réunions (de concertation, de synthèse, de suivi du PPS ?), des contacts et des conseils personnels, des recherches personnelles (lectures…) ?
Ma formation d’AVS en général, n’a fait l’objet que d’une seule réunion d’information organisée par l’inspection, en aucun cas on ne peut parler de formation en tant que telle ; je peux donc dire qu’elle s’est faite « sur le tas ».
Même chose en ce qui concerne ma formation auprès de l’enfant malvoyant : celle-ci s’est faite grâce aux conseils de l’enseignante spécialisée et des recherches personnelles sur Internet, ainsi qu’une « auto formation » au braille, à mon domicile, pendant mon temps libre.
Notez qu’il n’y a pas de jugement de valeur dans mon propos, le poste qu’on m’a offert m’intéressait et je me suis donc donné les moyens de réussir.
De plus, plusieurs réunions ont eu lieu durant l’année :
- une réunion de l’équipe de suivi de scolarité (une seule)
- une réunion de concertation hebdomadaire entre l’enseignante spécialisée et moi même
- participation aux trois accompagnements pédagogiques hebdomadaires
  4 - Comment entreprend-on une formation dans le domaine de la malvoyance. Est-ce vraiment un statut professionnel que vous envisagez ?
Si j’ai bien saisi la question qui m’est posée, je dirais que mon désir d’entreprendre une formation dans la malvoyance trouve son origine dans la rencontre avec cet enfant malvoyant et dans le travail effectué au quotidien durant ces deux années ainsi que dans l’aide précieuse de l’enseignante spécialisée qui je crois m’a transmis la passion pour ce métier.
Bien évidemment, il s’agit d’une démarche professionnelle, motivée doublement, d’une part par mon goût pour ce travail, d’autre part par les prospections et recherches diverses sur ce domaine d’activité, qui m’ont convaincue qu’il y a là une opportunité réelle et sérieuse de travail, j’en veux pour preuve le développement du secteur du service à la personne et de la sensibilisation au handicap (accessibilité des lieux publics, soutien à l’embauche, etc.).
Véronique Pénetier, AVS
Juillet 2009

2. Une AVS en récréation
Farida

18-09-10
J'ai eu l'occasion d'observer mon fils, 4 ans, en cours de récréation ce matin. Je l'ai vu s'auto stimuler pendant une grande partie de la récréation (courir sur le côté, sauter, s'allonger au sol, grimacer, se faire taper par d'autres enfants avec des coups de pieds alors qu'il était allongé sans réagir...). J'ai beau avoir expliqué l'importance de la présence de l'avs dans la cour de récréation, ils ont du mal à comprendre
Je suis donc intervenue en pleine récréation quand mon fils s'est dévêtu (nu comme un ver) grosse erreur, je l'admets, mais réaction tout à fait naturelle
je penses quand on voit son fils se dévêtir à chaque fois par difficulté de communiquer, de jouer et par manque d'accompagnement. J'ai incité mon fils à se revêtir seul puis je lui ai demandé de retourner "jouer". Ma place n'étant pas en cour de récréation
L'objet de mon mail est de savoir si vous êtes d'accord avec les nouveaux conseils que je vais donner au maître et à l'AVS (par exemple) : (...) faire un emploi du temps visuel avec plusieurs activités (le jeux du chat et de la souris, le petit train, cache-cache... à proposer en cours de récréation pour qu'il ne soit pas livré à lui même... ; faire cesser toutes auto stimulations immédiatement (mais je crois que ça ils ont beaucoup de mal à comprendre...).
Eleonora

19-09-10
Je suis instit, vos p'tits tuyaux me paraissent plutôt pas top durs à respecter pour une équipe péda qui fonctionne bien. Il me semble que normalement dans les textes, l'avs doit être dans la cours avec l'enfant, c'est sa place. Maintenant, ce sont les instit. de service dans la cours qui sont responsables, donc normalement c'est eux qui doivent jeter un oeil tout particulier à votre enfant, avec aide le l'avs... Donc à partir de là vos propositions font parties des adaptations qui entrent dans le PPS et que l'équipe d'enseignants peut avoir à l'esprit, notamment los de la surveillance des cours de récré.
ISP

21-09-10
La plupart des directives départementales rappellent d'abord que les AVS n'ont pas vocation à surveiller une récréation en lieu et place des enseignants. Mais bien entendu, l’AVS a sa place en récréation. La circulaire 203-093 du 11 juin 2003 précise bien, sans mentionner explicitement les récréations, que l’AVS peut être amené à effectuer « des interventions dans la classe définies en concertation avec l’enseignant (aide pour écrire ou manipuler le matériel dont l’élève a besoin) ou en dehors des temps d’enseignement (interclasses, repas, ...). (Circ. du 11 juin 2003 - II).
A lui de trouver, avec l’aide des enseignants et des autres intervenants, la bonne distance par rapport à l’enfant, en fonction de l’autonomie de l’enfant, de son intégration dans le groupe etc.
Ces temps de récréation ou d’interclasses sont certainement extrêmement importants et particulièrement délicats concernant l’intégration sociale. On n’y fait sans doute pas assez attention. Ils peuvent poser des problèmes notamment parce que la récréation c’est tout de même un temps de liberté pour les enfants, ils peuvent jouer à quoi ils veulent, avec ceux qu’ils veulent. On trouve ailleurs dans ce site les observations très judicieuses d’une éducatrice qui accompagnait dans une école ordinaire les enfants d’un IME. Voir : une éducatrice en récréation
Elle notait par exemple que les enfants handicapés, souvent, n’avaient pas été habitués à se retrouver dans un groupe iomportant... Sa conclusion était que l’éducatrice avait un rôle particulier à jouer en récréation…
Je reviens aux propositions de Farida à l’intention des institutrices. Ce sont certes des propositions sans doute de bon sens et Eleonora observe qu’elles lui paraissent faciles à respecter et qu’elles pourraient être intégrées dans le PPS. Ce dernier point me paraît capital. L'intervention et les propositions de Farida peuvent peut-être être utiles, une fois, ponctuellement, mais je ne pense pas que ce soit la bonne méthode. Les parents qui viennent donner des conseils aux enseignants pour le bien de leur cher petit sont souvent assez mal écoutés. Il est toujours préférable de suivre les procédures officielles : les conseils passent beaucoup mieux quand ils sont présentés par les professionnels ; l’une des raisons d’être du PPS et des équipes de suivi de la scolarisation, c’est précisément de permettre des échanges école/parents/professionnels. Je conseille donc à Farida de demander ujne réunion de l’équipe de suivi de la scolarisation, qui pourraut être conbsacrée plus spécialement aux récréations, pour faire le point sur la scolarisation de son fils, sur le rôle de l'avs, et pour compléter éventuellement le PPS en ce qui concerne les récréations. Et de s'y faiore accompatgner, comme elle en a le droit, par une personne connaissant bien le propblème.
Marie-Christine B.
22-09-10
Et même pour les enfants habitués à vivre en groupe et au contact social assez ouvert, la récréation est un univers agressif. Surtout au collège. Je pense à mon fils par exemple, qui vient d'entrer au collège en 6e. A chaque récré c'est 800 élèves dans la cour..... Valentin n'est pas un enfant sauvage ou isolé. Malgré tout, la récréation reste un moment difficile à gérer. Il subit les agressions verbales des plus grands qui repèrent dans les petits nouveaux, les plus faibles qui ne sauront pas se défendre (...).
Frédéric C.

22-09-10

Marie christine a raison : les deux moments  délicats à gérer ( pour des AVS ou des professionnels des SESSAD ) : cantine et récréations !!

Eleonora

22-09-10
Ce que vous dites Pierre est tout à fait juste, c'est vrai aussi que les parents sont souvent mal perçus quand ils donnent des conseils, et il est nécessaire de se référer aux indications officielles. Mais après, tout dépend comment on communique avec les enseignants. Les parenst font partie de la communauté éducative et il peut y avoir, non pas forcémement conseils mais échanges de points de vues, les parents ont aussi des choses à apporter. J'ai toujours précédé de cette façon avec les enseignants de mon fils (et avec les parents de mes élèves) , et sa maîtresse de l'année dernière m'a dit que cela avait été très enrichissant...
ISP

23-09-10

Bien sûr, et je ne dis pas le contraire. Dans mon site j'ai cité quelque part Jean Monnet : " Rien n'est possible sans les hommes, rien n'est durable sans les institutions".
Disons que les procédures officielles constituent des garde-fous, parfois bien nécessaires.

Francine

23-09-10
Pour le problème de la récréation, il existe un ouvrage "Apprivoiser la jungle de la cour de récréation"de Carole Gray, basé sur le principe des scénarios sociaux, qui peut aider les parents à parler à leurs enfants de ce temps spécial de la récré, temps qui devrait permettre une socialisation.
Mais en primaire ce n'est rien à côté du collège ! Les pré-ado sont majoritairement très méprisants envers le handicap et en même temps ont honte de parler à un handicapé (surtout s'il est autiste) devant d'autres camarades.
Témoignage d'un AVS

23-09-10
Ex-AVSi, je viens apporter mon témoignage d'accompagnement en cours de récréation de Collège.
Ce temps a effectivement été l'un des plus difficiles à accompagner parce qu'il fallait imaginer un "cadre" qui soit compatible avec l'absence de cadre caractéristique d'un temps de détente pour les jeunes de cet âge. Vient effectivement s'ajouter le regard des autres élèves et l'image qu'ils veulent renvoyer aux copains, le souci de "paraître"étant à cet âge particulièrement marqué. Au cours de mon expérience, j'ai tenté d'établir une complicité avec les autres élèves, sans pour autant tomber dans la camaraderie : un dosage complexe et à affiner chaque jour ! Vous dire que cela a été un franc succès serait mentir mais j'ai fait de mon mieux avec les contraintes que je viens de décrire. La cour est devenue un endroit "supportable".
 
Mise à jour : 26/09/10

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