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Les ULIS et l'après ULIS
réalisations

Adresse de cette page : http://scolaritepartenariat.chez-alice.fr/page67.htm

Après L'UPI/ULIS collège et après l'UPI/ULIS Lycée

Exemples de réalisations et échanges

 

Ne pas créer de filières, c'est à la fois l'un des avantages et l'un des inconvénients de l'intégration scolaire. Il y a quelques années, la principale question était : et après la CLIS ? Puis elle s'est déplacée et elle a porté sur le devenir des jeunes à la sortie de l'UPI collège.
De multiples initiatives ont vu le jour, les unes misant sur une poursuite de la scolarité, d'autres sur l'apprentissage, d'autres encore sur une prise en charge essentiellement médico-éducative, ces différentes options étant liées aux situations locales, à la nature des handicaps, à l'engagement des personnes et à la manière dont on conçoit l'avenir professionnel du jeune. Nous présentons dans ce site trois réalisations qui reflètent cette diversité :
  - la "plate-forme" de l'IMPRO de St Ouen implantée au LP Fénelon est une antenne de l'IMPRO dans le LP, sans être une classe. Elle est d'ailleurs prise en charge par des éducatrices et non par des enseignants ;
- le DIL (Dispositif d'Intégration Lycéenne) de l'IME Le Logis de Villaine implanté au LP de St Maixent l'Ecole est une classe délocalisée, qui a sans doute vocation à devenir une UPI ;
- l'UPI du LP du Haut-Forez constitue une UPI au sens strict.

- De l'ULIS à l'insertion professionnelle
Aujourd'hui, et notamment depuis l'implantation des ULIS en LP, marquée par la parution de la circulaire du 18 juin 2010, la question portera sur le devenir des jeunes à la sortie de l'ULIS Lycée
Nous présentons brièvement ci-dessous d'autres réalisations que des lecteurs nous ont fait connaître. Et aussi quelques témoignages.
 
  Recherches et réalisations
Le D.J.In.H. (Dispositif Jeunes Insertion Handicap) de Mayenne



Maryvonne
BOTHOREL
(44)

16/05/06

Des parents en recherche
Actuellement nous sommes quelques parents de collégiens d'UPI à nous bouger depuis avril pour faire avancer les choses dans notre département. Il y a aussi un "dispositif" embryonnaire depuis quelques mois, il a été initié dans un LP Public par la Mission Générale d'Insertion. Les 7 jeunes accueillis ont un niveau cours élémentaire, mais un niveau moindre n'est pas un obstacle a priori. Les objectifs ressemblent à ce que vous décrivez : maintien des acquis, autonomie, stages... A l'inverse de ce que vous décrivez, le médico-éducatif est pour l'instant quasi absent (un seul jeune a un SESSAD), il y a là un vide à combler pour pouvoir accueillir des jeunes moins autonomes.
Nous rêvons d'aller vers quelque chose qui ressemblerait à D.J.IN.H. Mayenne...

Note ISP
le D.J.In.H. (Dispositif Jeunes Insertion Handicap) de Mayenne est un dispositif médico-social géré par le GEIST de la Mayenne, qui cherche à proposer une alternative au milieu protégé en utilisant les ressources de divers espaces de droit commun...
Le DJInj.H est présenté sur le site du GEIST 21 : http://www.fait21.org > les GEIST et leurs services
Il s'adresse à des jeunes reconnus handicapés par la COTOREP.Mais il est question aussi de jeunes de 16 à 26 ans, ce qui peut être intéressant, mais ne rentre pas dans le cadre habituel de la COTOREP ?
Il travaille en partenariat avec la MGI (Mission générale d’insertion) de l'éducation nationale, ce qui permet aux jeunes sortant de l’UPI à 16 ans de conserver un statut d'élève. Une dérogation de 3 ans (en moyenne) a été consentie pour maintenir ces élèves au sein de l’éducation nationale.
On en trouve une présentation vidéo produite par le Cnefei (Upam).
Voir http://www.cnefei.fr/RessourcesHome.htm > productions > liste des dernières cassettes > Transition
 
A Lyon : un dispositif centré sur le LP.



Mireille
LEMAHIEU

15/05/06

les jeunes de l'UPI de Bron sont "vraiment" dans le lycée. Une plate-forme réseau se met en place avec les autres LP pour ouvrir le choix des formations professionnelles et l'objectif est la préparation de la capacité à travailler en milieu professionnel ordinaire. Nous ne sommes que dans la 1ère année de construction de ce projet avec comme partenaires 1 IME, 1 sessad et 2 hôptaux de jour. L'accompagnement proposé par ces structures est trés différent, pas facile pour l'enseignant et certainement riche. C'est cependant à l'accompagnement de s'adapter, ce qui n'est pas facile aussi... Il me semble que c'est le Sessad qui est le plus souple...
Une question que je souhaite évoquer est celle de l'âge; par définition, ces élèves sont plus lents. Pourquoi imposer qu'il y ait un arrêt à 20ans quand il est contaté que les progrés dans tous les domaines inhérents à la formation professionnelle, dont l'autonomie, sont en pleine croissance. Une discussion récente avec la DDASS du Rhône m'a permis d'apprendre que dans ce contexte, les sessad pouvaient accompagner 1 à 2 ans de plus les jeunes en formation. Ce n'est pas du "Creton" mais bien une continuité du parcours de formation avec le respect des étapes. Qu"en pensez-vous ?
   
GRAFIC : un dispositif d'accompagnement de l'apprentissage en Bretagne
Question
ISP
L'association GRAFIC - Bretagne accompagne des jeunes de 16 à 26 ans en situation de handicap ou d'inadaptation dans leur parcours de formation professionnelle. Voir http://www.grafic-bretagne.com/

Ma question porte sur la gestion et le financement de Grafic pour l'accompagnement des jeunes de 16-20 ans. Par qui Grafic est-il géré et son financement dépend-il encore, et dans quelle mesure, du secteur médico-social ? Exemple : un élève d'IMPRO que vous suivez en apprentissage donne-t-il encore droit à un prix de journée, ou bien quitte-t-il l'IMPRO quand il est pris en charge par Grafic ?

Réponse
GRAFIC

02/06/05

- GRAFIC a un conseil d'administration composé uniquement de "Directeurs" d'IME (IMP-IMPRO-IR), donc il est administré par des représentants du médico-social.
- GRAFIC débute et n'accompagne que des apprentis, c'est à dire des jeunes ayant signé un contrat de travail.
La prise en charge de l'IME s'arrête de fait à l'entrée dans le dispositif d'accompagnement de l'apprentissage.
- Par contre il peut y avoir un suivi SESSAD pendant l'apprentissage, cela ne représente qu'un petit pourcentage de jeunes.
- Le financement de GRAFIC est assuré principalement par l'AGEFIPH et la Région Bretagne
Bruno CORPET, formateur
   
Une initiative voisine, dans les Bouches du Rhône

Viviane L.
(13)

8 mai 06

Une initiative du même ordre que celle de l'IMPRO de St Ouen est mise en place dans notre département. C'est un IME qui a une antenne pour les 16-25 ans (???). Ils ont un enseignant à mi-temps de l'Education Nationale et une équipe de soins pour des ateliers éducatifs ou pour organiser des stages en entreprises ou CAT pour les jeunes qui le peuvent. Ils sont en train de créer un SESSAD.
Par contre, ils n'ont pas prévu de "coach" pour les stages, car ils accueillent principalement des jeunes qui peuvent aller en stage seuls avec une simple supervision, ce qui n'est pas envisageable pour les jeunes autistes (en tout cas, pour ceux qui sont suivis à L'AVANCEE). 
Un autre défaut, selon mon point de vue, c'est que les lieux d'accueil sont complètement isolés. (ni dans un LEP, ni même au sein d'un village ou d'une ville)
La contribution de la prof du LP est intéressante et permet de mieux de comprendre le fonctionnement. Il existe vraisemblablement une forte motivation qui est le point de départ de projets innovants qui réussissent. 
 
Echanges
Témoignage : Orientation à l'issue de l'UPI/LP
Valérie

15-08-10
Dans le cas de notre fille ( 20 ans en septembre) les équipes éducatives etla MDPR se montraient très réticentes vis à vis d'une orientation en milieu ordinaire après l'UPI de lycée et insistaient lourdement pour une orientation vers le milieu adapté (ESAT)...
Nous avons fait trois demandes (dont une pour un maintien de service de soins sous amendement creton) et nous sommes allées les défendre en CDA. Malgré la bienveillance de la plus grande partie de l'équipe, ça n'a pas été une partie de plaisir, mais ça s'est plutôt bien soldé.
Voici à les notifications obtenues et les observations particulières qu'ils ont tenu à ajouter :
- orientation milieu ordinaire portant sur orientation avec appui d'opérateur (organisme de placement spécialisé type cap emploi) ;
- accord RQTH ;
- accord maintien exceptionnel portant sur prolongation d'accompagnement par un sessad ( observations particulières : prévoir orientation ESAT avec passerelle vers milieu ordinaire).
Nous avons un an, avec l'aide du sessad et de cap emploi, pour trouver des solutions allant dans le sens du projet de vie de notre fille qui est pour l'instant : le milieu de travail ordinaire.

Réponse ISP



20-08-10

Votre message est très intéressant et il est significatif, je pense, des demandes d’orientations dans les années qui viennent, notamment à la sortie des UPI/ULIS des LP..

Il y a d’une part le point de vue des professionnels et de la MDPH, qui considèrent sans doute que votre fille risque de ne pas trouver sa place professionnelle dans le milieu ordinaire, mais qui acceptent finalement un statut RQTH et qui laissent la porte ouverte pour un ESAT.

Je pense que pour vous c’est une sécurité. Les ESAT n’ont pas été créés pour enfermer les personnes handicapées mais pour donner un statut de travailleur à des personnes handicapées n’ayant pas une autonomie suffisante pour assumer un emploi dans le milieu ordinaire. Donc l’ESAT reste un recours possible pour le cas où…
Mais par ailleurs, vous-même et votre fille voyez possible et souhaitable de tout faire pour  tenter le maintien dans le milieu de travail ordinaire, fût-ce bien sûr avec des aides et des aménagements. Je ne sais pas s’il faut dire que c’est un pari, c’est en tout cas un projet positif et courageux, dont on ne peut que souhaiter la réussite.
Il vous reste encore, certes, à trouver un poste de travail. Le milieu professionnel ne sera sans doute pas plus facile que le milieu scolaire…
   
A propos des stages

Jean-Marc B.
(83)

17-12-10

Dans le Var, on essaye de mettre en relation l'entreprise et le jeune TED en général asperger pour des stages concernant le milieu professionnel. C'est pas évident surtout quand c'est
une seule entreprise qui est souhaitée.

On a établi un contact pour l'accès à l'université avec des conditions adaptés , on a un interlocuteur très bien. C'est jusqu'à la licence pas plus loin, avec visite de l'université pour diminuer les troubles anxiogènes, cela s'adresse aussi aux jeunes adultes TED sans déficiences intellectuelles mais qui ont besoin d'un coup de main.
On vient d'avoir un contact aussi pour intégrer des jeunes de Lycées professionnels secteur comptabilité uniquement et toujours TED sans DI, calme, et avec des habiletés informatiques ou Math, le fait que l'écriture peut être un problème est pris en compte et contourné par l'ordinateur.
Donc c'est très ciblé, c'est nouveau, et cela représente un taux d'intégration de 1 ou 2 jeunes par an pour chaque secteur et pour le var. La réussite est totale, les jeunes TED ont tous réussis, dommage que ce soit des expériences rares et touchant un minimum des nôtres
   

Frédéric C.

17-12-10

La difficulté est de sortir du cadre préexistant ; les stages sont de plus en plus encadrés par les textes legislatifs et il est quasiment obligatoire de se raccrocher à des structures comme les missions locales

Il est intéressant aussi de se rapprocher des MGI ( missions générales d'insertion ) qui sont souvent méconnues et qui ont un rôle important à jouer notamment pour ceux qui sont en fin de cycle d'ULIS
   
Viviane L.

17-12-10
Nous avons mis en place des stages accompagnés pour plusieurs jeunes de notre association (autistes niveau moyen, pas du tout asperger). Les conventions sont signées avec la mission locale : habituellement les périodes signées pour les jeunes ordinaires sont de 10 jours à temps plein.

Nous avons obtenu après négociation, d'avoir la possibilité de signer des conventions pour une demi-journée par semaine pendant 10 semaines (stage découverte). Lorsque le stage se passe bien, on peut renouveler sur la base de 10 journées consécutives.
Cette année, 2 jeunes ont eu une convention pour l'année scolaire, tous les matins, suite à des expériences progressives réussies l'année dernière.

Les exemples de lieux de stage testés : Leader Price (mise en rayon), Amidon (blanchisserie), foyer de personnes âgées (cuisine), ferme pédagogique (pour s'occuper des animaux), service municipal de commandes (magasinier), crèche (confection jus de fruits et purée de légumes)
A l'étude : menuiserie dans un chantier d'insertion, désherbage dans une entreprise de culture et production de bambous.
L'accompagnement est assuré par des éducatrices de l'association. La supervision par une psychologue cognitiviste. Les stages ont concernés 5 jeunes. Mais c'est le résultat de beaucoup de travail, d'acharnement et aussi, je dois le reconnaître, de beaucoup de "bricolage" ... parce qu'il n'y a aucun service, ici, qui propose l'accompagnement de personnes autistes sur un lieu de travail.
Voilà pour notre expérience
   
Fabienne S.

18-12-10

Pour ma part j'ai accueilli un jeune asperger en stage de bac pro, étant moi-même maman d'un enfant de 12 ans autiste et ayant la chance de pouvoir embaucher des stagiaires. Cela a été une expérience intéressante. Par contre il est indispensable de préparer l'environnement professionnel à un cet accueil.  Le regard sur l'autisme a également changé suite à son stage dans mon entreprise

 
UPI et IMPRO : enseignement adapté et partenariat

MARGUER
4/12/08

Pendant combien d'années les jeunes sont-ils accueillis dans une UPI lycée ?
Notre fille est en 1ère année d'UPI Lycée, seule trisomique 21.Classe (calcul – vocabulaire – logique) avec enseignant spécialisé le matin et enseignements professionnels les après-midis avec professeurs de lycée (métiers du bâtiment, hotellerie, sanitaire et social, horticulture) par modules trimestriels, sur 3 sites.
La 2e année, la seule proposition faite aux filles est d'intégrer une 1ère année BEP sanitaire sociale, ou entretien ménage, avec pour seule aide (et donc pour seul coût) deux AVS à mi-temps qui doivent se répartir entre 5 élèves dans différentes sections et 2 sites et qui aident également les 1ères années. Ces jeunes doivent même suivre les cours d'anglais, vous vous en doutez, l'intégration est difficile.
La 3e année ? on ne sait pas... Les fonds européens ne financent que 2 années… J'ai l'impression d'un dispositif "au rabais" et j'aimerais savoir comment cela se passe dans les autres UPI lycée (...).
Je connais une UPI où les ados restent 4 ans, forment ensemble une classe et s'intègrent progressivement dans les autres classes du lycée pro pour les enseignements professionnels en faisant aussi de plus en plus de stages. Pourquoi tant de différences d'une UPI à l'autre ?
Par ailleurs, les élèves de cette "UPI lycée" sont tous pris (sauf notre fille) en charge par un IMPRO, ils sont très majoritairement internes, ils sont tenus d'y aller les mercredis et vacances scolaires quand l'IMPRO est ouvert. Les élèves de l'upi collège (qui fonctionne avec le SESSAD de cet IMPRO), sont orientés à l'IMPRO... Parfois la "prise en charge" médico-sociale se limite à une activité sportive, ou pseudo-thérapeutique hebdomadaire... imposée aux familles…Par contre 2 ou 3 éducateurs diffusent un cours de vie sociale, professionnelle au lycée (convention IMPRO - UPI Lycée) et l'IMPRO trouve les stages des élèves de l'UPI (les stages ont parfois lieu dans les CAT gérés par ce même IMPRO…).

Point de vue ISP

Depuis quelques années, le développement des UPI contribue à renouveler la question du devenir des jeunes handicapés au-delà de la scolarité obligatoire c'est à dire au-delà de leur 16 ans.

Des personnels du secteur associatif, des parents, des professionnels, des enseignants cherchent aujourd'hui à explorer des voies nouvelles, font parfois fausse route, se remettent en question, se heurtent à des système trop rigides, mettent à profit les bonnes volontés...
L'éducation nationale est-elle concernée ? La circulaire de février 01 envisage des UPI/lycée sans en préciser autrement le fonctionnement... Faut-il poursuivre une "scolarisation" au delà de 16 ans ? Et quelle scolarisation ? Dans l'éducation nationale, il y a aussi un volet de la scolarisation qui s'appelle la formation porofessionnelle.
Il faut garder à l'esprit qu'il s'agit de jeunes handicapés qui ont et qui auront toujours besoin d'un accompagnement. Du point de vue de la scolarisation cela implique une double exigence, celle d'un enseignement adapté et celle d'un partenariat.
 
Documents
Le rapport
Lachaud

20/02/2006
DOCUMENT : le rapport Lachaud : "Favoriser l’intégration professionnelle des jeunes handicapés". Fév. 06.
Selon Yvan Lachaud, député du Gard, qui, le 9 février 06, a remis un rapport sur le sujet au gouvernement, la formation en alternance serait le chaînon manquant entre la scolarisation et l'insertion professionnelle des jeunes handicapés.
Convaincu qu'il faut s'intéresser aux jeunes des unités pédagogiques d'intégration (UPI), qui vont en sortir de plus en plus nombreux sans qualification, il propose:
- la généralisation de l'accompagnement en entreprise par un tuteur (...) ;
- la création d'un nouveau statut en alternance (UPI-entreprise) (...) qui s'adresserait en priorité aux jeunes de 16 ou 17 ans en UPI (collège ou lycée) et qui n'ont pas la capacité d'obtenir un diplôme ;
- le maintien du bénéfice de l'AES pour les parents dont l'enfant signe un contrat d'apprentissage. Actuellement, cette allocation n'est plus versée dans ce cas, ce qui est évidemment très dissuasif.

Extrait de Déclic - mars-avril 06
La Documentation française http://www.ladocumentationfrancaise.fr/ > rapport Lachaud
 
Mise à jour : 18/12/10

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