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Adresse de cette page : http://scolaritepartenariat.chez-alice.fr/page810.htm


Les PIAL - Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisés

La concertation "Ensemble pour une École Inclusive"

 

Commentaire de la circulaire de rentrée 2019 - Pour une école inclusive - circ. 2019-088 du 5 juin 2019

  voir aussi l'annexe de la circulaire
et voir dans le site "Ecole et handicap" l'article "Les PIAL : une nouvelle organisation du travail des AESH
 
Les PIAL : une nouvelle forme d'organisation du travail des AESH

 

Une nouvelle organisation
Le PIAL (Pôle Inclusif d’Accompagnement Localisés) est essentiellement une nouvelle forme d’organisation du travail des AESH qui doit permettre de mieux répartir et coordonner leurs interventions en fonction des besoins et des emplois du temps des élèves concernés.
Il est un regroupement d’écoles et/ou d’établissements, à l’échelle d’une circonscription, d’un EPLE (Etablissement Public Local d’Enseignement) ou d’un territoire déterminé. La mise en place des PIAL se fera progressivement, de manière équilibrée, sur tout le territoire.

Dans le primaire, le PIAL est placé sous la responsabilité de l’IEN, qui peut déléguer, localement, à un directeur d’école, et dans le second degré sous la responsabilité d’un chef d’établissement. Les élèves bénéficiaires d’un AESH restent notifiés par la CDAPH mais c’est le responsable du PIAL qui arrête les emplois du temps des AESHet qui détermine la quotité horaire de leurs interventions auprès des élèves concernés. La circulaire ne le dit pas, mais dans le fonctionnement du PIAL la distinction entre aide individuelle et aide mutualisée n’a plus guère de raison d’être.

Des objectifs de souplesse et d'autonomie
L'éducation nationale se réserve l’organisation du travail des AESH. Le PIAL a pour premier objectif d’apporter de la souplesse dans l’organisation de l’accompagnement humain tout en restant, sur le terrain, au plus près des besoins des élèves en situation de handicap.
On se souviendra que le manque de souplesse des AVS individuels était déjà l’un des arguments qui avaient justifié la création des AVS mutualisés, en 2013. On se plaignait des emplois du temps trop rigides, quand par exemple l’AVS restait une heure sur le banc de touche à assister à la leçon d’EPS… (voir : AVSi et AVSm).
La circulaire rappelle d'autre part les objectifs de l'accompagnement : développer l’autonomie de l’élève dans ses apprentissages et l’efficacité des enseignements ; sans oublier de veiller, si besoin, à sécuriser l’environnement de l’élève et à lui apporter la protection nécessaire quand la situation ou le contexte l’impose.
Vers davantage de "mutualisation" ?
Ces deux objectifs, plus de souplesse et accès mieux contrôlé à l’autonomie, ne sont sans doute pas sans lien. Certains craignent en effet que l’accompagnement individuel n’ait tendance à isoler l’élève du reste de la classe et ne favorise pas suffisamment son autonomie .  Il est peut-être intéressant, en effet, de tendre vers  un travail plus « mutualisé » des AESH. Qu'en est-il alors du devenir des AESH individuel ?
 
Une question : le devenir des AESH individuel
La circulaire 2019-088 du 5 juin 2019, qui traite notamment de l’organisation des PIAL, n'évoque pratiquement pas l'existence de deux modalités d'intervention des AESH, l'aide individuelle et l'aide mutualisée.
Tout au plus y est-il fait allusion dans l'annexe de la circulaire (3ème partie).  Il est rappelé que les missions des AESH sont définies dans la circulaire n° 2017-084 du 3 mai 2017, qui évoque bien l'existence de ces deux modalités, en référence au décret 2012-903 du 23 juillet 2012 qui les a instituées. Une circulaire ne peut pas abroger ni modifier un décret.
Mais dans l’ensemble de la circulaire et de son annexe, la seule mention qui est faite des aides individuelles est pour noter qu’un accompagnement organisé à titre individuel peut évoluer en accompagnement mutualisé et inversement. En ajoutant que l’évolution envisagée relève d’une décision de la CDAPH.
Il apparaît donc assez clairement que dans les PIAL la distinction entre AVSi et AVSm existe toujours du point de vue légal, mais qu'elle perd sa raison d'être. C’est le responsable du PIAL qui est le mieux placé, avec les enseignants et les autres personnels concernés, pour organiser l’emploi du temps des AESH à partir certes de la décision de la CDAPH et du PPS, mais en tenant compte des besoins des élèves et des nécessités de service. L'un des oblectifs des PIAL est de metrtre en place "une organisation plus globale des aides humaines" (déclaration du Ministre).

On croit savoir aussi, du moins on le lit sur facebook, que certaines Inspections académiques font savoir aux MDPH qu'elles souhaitent davantage d’attribution d’AESH mutualisés.

 
Commentaire d'un responsable associatif
J.M. Roosz
25-07-18

Ce projet, c'est la généralisation des AVS partagés (plus juste que "mutualisés"), sauf notification très exceptionnelle de la MDPH, et qui plus est AVS partagés et temps d'affectation décidé par le directeur, lequel devra lui-même négocier âprement avec l'académie pour tenter d'obtenir une dotation "suffisante" de temps global d'AVS.
Connaissant le peu d'adéquation des dotations en ressources humaines à l'EN avec les besoins du terrain, on peut être plus que dubitatif sur ce projet typiquement "Énarquien" !
 
L'annexe de la circulaire : des informations complémentaires
Nous suivrons simplement ici le sommaire de la circulaire
I. La création des pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL)
1. Gesrtion départementale : un coordonnateur du PIAL

Chaque pilote de PIAL désigne un coordonnateur chargé à ses côtés de l’organisation et du suivi de la qualité de l’accompagnement humain dans la circonscription ou l’établissement.

Il y a un coordonnateur départemental des AESH, mais dans le PIAL il est suppléé par le coordonnateur du PIAL
2. Gestion budgétaire (???)
Cette organisation plus souple permet de gérer plus facilement les changements en cours d'année ou les absences d'AESH.
3. recrutement, affectation et gestion des AESH
Le service quii recrute, affecte et gère les AESH a changé de nom : c'est le Service de l’Ecole Inclusive (SEI). Sinon, ol n'y a pas de changement.
Quelques rappels : Les missions des AESH s’exercent dans le cadre de la durée annuelle de travail fixée en référence à la durée légale, soit 1 607 heures pour un temps complet. Les AESH peuvent être engagés à temps complet ou à temps incomplet. La zone d’intervention de l’AESH correspond aux différents établissements ou écoles compris dans le PIAL La prise en charge des frais de déplacement est obligatoire dès lors qu’ils interviennent en dehors de leur résidence administrative. Les AESH bénéficient d’actions de formation sur le temps de service, de préférence en dehors du temps scolaire.
II. Les modalités d'organisation d'un PIAL
1. La mise en oeuvre de l'accompagnement
Il est souhaité que l'organisation en PIAL mobilise l’ensemble des personnels de l’équipe pédagogique et éducative pour identifier les besoins des élèves, dans le respect des notifications de la MDPH, et que la rentrée scolaire soit anticipée !
Le texte précise qui sont les responsables des PIAL. Il est précisé que le coordonnateur, l’enseignant référent et les équipes pédagogiques organisent l’emploi du temps des AESH en fonction des besoins des élèves bénéficiant d’une notification d’aide humaine et des nécessités de service.
Il est noté que
2. L’information de la communauté éducative
Tout le monde doit être bien informé du fonctionnement du PIAL.
3. Organisation de la démarche
C'est tout au long de l'année que les enseignants analysent les besoins des élèves et mettent en œuvre les adaptations et aménagements pédagogiques nécessaires.
Une évolution des modalités d’accompagnement des élèves en situation de handicap peut être proposée en équipe de suivi de scolarisation (ESS) et notifiée par la CDAPH. Ainsi, un accompagnement organisé à titre individuel peut évoluer en accompagnement mutualisé et inversement. Quelle que soit l’évolution envisagée, elle relève d’une décision de la CDAPH.
Lle coordonnateur du PIAL organise l’emploi du temps des AESH en fonction des notifications dont bénéficient les élèves, des besoins d’accompagnement constatés dans certains enseignements, de l’évolution des besoins au cours de l’année scolaire.
III. Les principaux acteurs
1. Le pilote du PIAL,
2. Le coordonnateur
Le coordonnateur coordonne et de module les emplois du temps des AESH et qui peut être amené à les modifier en cours d'année en fonction des besoins (évolution des besoins, sorties scolaires sans nuitée, absence d’un élève, d’un enseignant ou d’un AESH du PIAL, périodes de formation en milieu professionnel, période d’examen...)
3. Les AESH
Les AESH sont membres de l’équipe éducative, ils travaillent de manière coordonnée avec l’ensemble des membres de l’équipe pédagogique, ils participent aux temps de concertation relatifs aux élèves qu’ils accompagnent (équipes éducatives, équipes de suivi de scolarisation…).
Le directeur ou le chef d'établissement veille au bon accueil de l'AESH, il lui présente ses missions. Il lui remet le livret d'accueil des AESH. Il organise un entretien avec les parents
Principale nouveauté de la circulaire : un temps pour la concertation et la coordination des actions entre le ou les enseignants et l’AESH est à prévoir. Ainsi pour les enseignants dans le premier degré, un volume horaire de 6 heures est pris sur les 48 heures consacrées au travail en équipe, aux relations avec les parents, et à l’élaboration et au suivi des projets personnalisés de scolarisation (PPS) dans le cadre des obligations réglementaires de service. Dans le second degré, cette concertation relève des missions liées au service d’enseignement.
4. L'AESH référent
Dans chaque DSDEN, un ou des AESH référent(s) peuvent être nommés. Ils ont pour mission d’apporter un appui aux AESH nouvellement nommés et un soutien aux AESH en difficulté. Cet AESH référent apporte son aide et accepte de mutualiser ses outils et sa pratique professionnelle. Il rassure, conseille et accompagne. Cet accompagnement peut se dérouler hors présence de l’élève (lors d’un entretien entre pairs avec ou sans la présence de l’enseignant) ou pendant le temps de classe, en présence de l’élève et de l’enseignant. Le pilote ou le coordonnateur du PIAL peut solliciter l’aide de l’AESH référent autant que de besoin
Ce rôle des AESH référent vis à vis de leurs pairs se rapproche de celui des conseillers ASH vis à vis de leurfs collègues enseignants. On suppose que leurs coordonnées seront indiquées sur le siotge de l'IEN ASH.
Su les conseillers ASH voir les articles du site Ecole et handicap : Comprendre le métier de conseiller ASH et Faire appel à un conseiller ASH : une opportunité pour les parents
5. Les partenariats
La réussite des parcours scolaires des élèves handicapés implique une coopération plus étroite de l’ensemble des professionnels de l’éducation nationale et médico-sociaux
Des projets de partenariat sont envisagés. Un modèle de convention : code ASF D312-10-7 et D312-10-1
 
 
Rappel : la période préparatoire des PIAL
Les PIAL (Pôles Inclusifs d'Accompagnement Localisés) ont fait leur apparition dans la déclaration ministérielle "Ensemble pour l'école inclusive" du 18 juillet 2018.
http://www.education.gouv.fr/cid132935/ensemble-pour-l-ecole-inclusive.html
C'est en conclusion de la longue déclaration du 18 juillet 2018 que le Ministre annonçait quelques "grands axes de progrès" et parmi ceux-ci la création d'"un dispositif d’accompagnement organisé en pôle au niveau des établissements scolaires." Ce dispositif aurait pour but d'unifier ("de mettre en synergie") les moyens concourants à la scolarisation (interventions médico-sociales, AESH, actions des enseignants...) et notamment d'améliorer les conditions de travail des accompagnants.
Ces pôles inclusifs doivent être expérimentés sur deux territoires en 2018-2019, les Alpes-Maritimes et le Vaucluse).
Dans la plaquette : "Ensemble pour l'école inclusive"
voir : "Expérimentation de pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL) dans chaque académie"
http://cache.media.education.gouv.fr/file/07_-_Juillet/80/0/DP_Ensemble_pour_l_ecole_inclusive_complet_984800.pdf
La déclaration du Ministre "Ensemble pour l'école inclusive"
L’objectif de l’expérimentation est d’améliorer l’accompagnement des élèves en situation de handicap dans un projet collectif (...)
Dans le cadre de cette expérimentation, le focus de la compensation est déplacé vers celui de l’organisation pédagogique : 
  • Coordination des moyens d’accompagnement en pôle, dans une organisation plus globale des aides humaines, pédagogiques, éducatives et thérapeutiques ;
  • Mobilisation de tous les enseignants pour identifier les besoins des élèves et mettre en œuvre les réponses adéquates au niveau de la classe, mais aussi de l’établissement (...)

Mise en œuvre de l’expérimentation

Cette expérimentation s’inscrit dans une démarche plus générale d'auto-évaluation et d'amélioration continue de la qualité, au niveau de l’établissement scolaire, du premier et du second degré. À cet effet, un outil d’auto-évaluation -  Qualinclus - est mis à disposition des établissements engagés. 
Dans chaque académie, une dizaine d’établissements (écoles, collèges, LGT, LP) pourront participer à l’expérimentation. Les établissements avec ULIS ou UE seront privilégiés, ainsi que ceux déjà engagés dans la démarche Qualéduc.
Qu'est-ce que Qualéduc ?
Qualéduc est un outil mis à disposition des établissements et des corps d'inspection pour développer une démarche d'assurance qualité fondée sur l'amélioration continue.

Dans le cadre d'un pilotage partagé entre personnels de direction et inspecteurs, Qualéduc se révèle un outil efficient au profit d'une démarche participative et collaborative de l'ensemble des équipes, éducative, enseignante et d'encadrement.

Qu'est-ce que Qualinclus ?
Dans ce but, Qualinclus est un outil d’auto-évaluation mis à disposition des établissements engagés pour une éducation inclusive de qualité. Il n’est ni un dispositif supplémentaire, ni un nouveau label à obtenir, mais une aide pour partager un diagnostic, formaliser des objectifs, expliciter la manière de les atteindre et mesurer leur progression.
Le PIAL : combien d'élèves ?
Dans sa présentation des PIAL, la FNASEPH apporte la précision suivante :
Le pôle est pensé dans une logique d’organisation pour faire face plus efficacement au nombre de demandes en augmentation. Dans les premières projections, il pourrait y avoir à terme un PIAL pour un établissement ou territoire à partir de 250 élèves.
https://www.fnaseph.fr/lettres-d-information#lettre-n-13
Commentaires
Quels sont les problèmes et les dysfonctionnements ?
Le document du Ministère ne précise malheureusement quels sont les problèmes qui ont conduit à la création des PIAL. Il semble que fondamentalement il s'agit de la cohérence des accompagnements et de la collaboration entre les intervenants.
Donnons à titre d'exemple les difficultés dans le rapport AESH/enseignants que nous signale un correspondant dans un commentaire qu'il apporte à notre article "la formation des maîtres pour une école inclusive : miser sur le partenariat"
Exemple : des difficultés dans les rapports AESH / enseignants
La formation apportée aux AESH est dans certains domaines plus pointue et technique (ABA, PECS…) que celle que les enseignants reçoivent.
Les accompagnateurs à la scolarité sont alors bien souvent ensuite dans une position délicate vis à vis des enseignants avec lesquels ils travaillent. Ils détiennent un savoir et une pratique que les enseignants ne maîtrisent pas. Ce qui mets les AESH dans une position peu confortable puisqu’ils disposent d’une marge de manoeuvre et de prise d’initiative très faible. Certains enseignants tiennent à rester « LE MAITRE » dans leur classe et ne sont pas prêts à recevoir conseils et remarques.
 


Un article d'Ecole et handicap :
Les PIAL arrivent ! – Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisés
Commentaire d'un AESH
Mon enseignante référente n'a pas plus d'infos que nous. Elle croit savoir que la volonté marquée serait de détacher les AVS et les AESH des MDPH, au point de les rendre inutiles (pour l'attribution des AVS et des AESH). Il reviendrait aux chefs d'établissement de répartir les AESH en fonction du nombre d'AESH disponibles et du nombre d'élèves à accompagner.
 
Mise à jour :19/06/2019

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