TROUBLES DU LANGAGE ET SCOLARISATION
témoignages
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Monographie : l'histoire de Leslie

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la première partie de l'histoire de Leslie a été rédigée en août 2002. Elle a été complétée au fur et à mesure des années suivantes.
  
La maternelle Rentrée 98 : Petite section
PRÉSENTATION ET RÉSUMÉ
L'histoire de Leslie, c'est l'histoire d'une petite fille qui ne rentrait pas tout à fait dans les moules de l'Éducation nationale, et alors bien des malheurs lui sont déjà advenus au cours de ses premières années de scolarité.
Tout le monde voulait faire entrer Leslie dans le moule : les parents, qui sont convaincus que leur fille est aussi intelligente qu'une autre, et les institutrices, qui pensent justement qu'elles sont là pour ça !
Mais Leslie résiste ! Les parents pensent alors que l'institutrice ne comprend pas Leslie (ce qui est vrai) et qu'elle ne sait pas faire la classe. Ce qui est une autre histoire. L'institutrice, de son côté, cherche des explications du côté de Leslie et de sa famille (Leslie a mauvais caractère, elle se couche trop tard...). Et s'il s'agit vraiment de dyslexie, elle estime sans doute que ce n'est plus son affaire.
Quand ça ne va plus, la famille continue de penser qu'avec un peu de bonne volonté (utiliser d'autres méthodes pédagogiques), l'école doit pouvoir accueillir Leslie, tandis que la seule proposition de l'école (et des commissions) est de la sortir de la classe le plus souvent possible, au bénéfice d'une sorte de préceptorat à temps partiel.
Il faudra attendre l'échec du CP pour que deux nouvelles possibilités soient évoquées : celle d'une adaptation de la scolarité par la mise en place d'un projet individuel d'intégration (proposition de la CCPE) ou bien celle d'une scolarité aménagée pour prendre en compte les troubles du langage (clis pour besoins éducatifs spécifiques), mais qu'il resterait à créer (suggestion de l'IEN-AIS) !
Les parents, alertés par l'expérience de son grand frère Axel, sont conscients très tôt des problèmes de langage de la petite Leslie. Ils en parlent à la maîtresse de la Petite Section de maternelle qui conseille d'attendre que Leslie grandisse... Les parents toutefois consultent une orthophoniste qui diagnostique un trouble assez sévère du langage : Leslie sera suivie par l'orthophoniste trois fois par semaine... Le médecin de santé scolaire est mis au courant.
Rentrée 99 : Moyenne section
Dès septembre, la mère de Leslie communique à la maîtresse un bilan établi par l'orthophoniste, ainsi que des documents sur la dysphasie. Cette rentrée est très dure, car la mère est obligée de travailler, jusqu'au moment où elle constate que Leslie régresse et que son langage devient incompréhensible... A l'école, la situation s'est détériorée avec une remplaçante à qui la maîtresse n'avait rien dit des difficultés de Leslie. Leslie est à nouveau incontinente, elle hurle pour aller à l'école... En classe, elle ne veut pas (ne peut pas ?) répéter les comptines et les chansons, et la maîtresse remplaçante la punit. Cette maîtresse remplaçante n'a aucune idée de ce qu'est la dysphasie, et ne tient pas à en avoir.
A partir de mai, la mère arrête de travailler pour garder Leslie à la maison et calmer les problèmes rencontrés avec l'école.
u Mai 2000 : diagnostic du Dr Habib
En mai 2000, après un long examen, le Dr Habib, neuropédiâtre de l'hôpital nord de Marseille, porte un verdict de dysphasie mnésique. Il est intéressé par le cas de Leslie, qui est par ailleurs une petite fille très vive. Il établit pour l'orthophoniste une ordonnance, prescrivant des séances, mais n'établit pas un dossier médical complet.
La CDES exigera un bilan, qui sera effectué par le Dr Rouyer, neurologue à Aix. A la suite de ce bilan, la CDES accordera l'AES de base.
Rentrée 2000 : Grande Section de maternelle
La maîtresse de Grande section se montre plus conciliante, tout en estimant que si Leslie se tient à l'écart, c'est parce qu'elle a mauvais caractère..
 
L'école élémentaire Rentrée 2001 : Entrée au CP
LE CHOIX D'UNE MÉTHODE
D'APPRENTISSAGE DE LA LECTURE
L'exigence des parents que l'institutrice adopte la méthode de leur choix soulève (au moins) deux questions.
En réponse à la question "qui a compétence pour choisir la méthode qui sera utilisée dans la classe ?" on conviendra aisément que ce choix appartient à la maîtresse. Néanmoins, la maîtresse peut entendre d'autres avis, et chercher au moins à les comprendre. Nous donnons dans ce site l'exemple de la clis de l'école Lavoisier, à La Rochelle, où une nouvelle institutrice a eu le bon goût de faire confiance à l'éducateur qui intervenait depuis plusieurs années dans la classe et qui lui recommandait précisément la méthode Borel-Maisonny (qu'elle ne connaissait pas). Elle a constaté depuis l'intérêt cette méthode auprès des élèves de sa clis. (Voir : troubles du comportement et scolarisation").
Quant à la demande faite à la maîtresse - seconde question - d'adopter une méthode spécialement pour l'un des enfants, elle paraît excessive On préconise certes, aujourd'hui, une pédagogie "différenciée", centrée sur l'enfant, mais cette exigence est d'un autre ordre (*) Et Borel-Maisonny est une méthode à part entière, qui ne se réduit pas à ajouter quelques gestes à une méthode ordinaire...
Mais il faut savoir aussi que l'éducation nationale a prévu quelques médiations, qui semblent être ignorées par les parents, ce qui est normal, mais ignorées également par les professionnels de l'éducation nationale, ce qui l'est moins. Il existe en l'occurrence d'une part les personnels des réseaux d'aide et d'autre part les conseillers pédagogiques. Dans un conflit de cette nature, portant sur les méthodes pédagogiques, on pourrait solliciter leur intervention pour une expertise, qui éviterait au moins un conflit direct entre les parents et l'enseignante.
(*) Il s'agit essentiellement de travailler dans la "zone proximale de développement" de l'enfant, non de faire des leçons différentes pour chacun des enfants.
La situation se tend très rapidement, jusqu'au clash qui marque la fin du premier trimestre.
En début d'année, et suite sans doute au passage, en juin, à l'émission "Ça se discute", un effort est fait pour aménager la scolarité. L'IEN d'Orange organise l'accompagnement individuel de Leslie, à raison d'une heure par jour, par une emploi-solidarité de la commune qui travaille à la maternelle et que la directrice veut bien prêter durant ce laps de temps. Officiellement, il s'agit d'un intérim dans l'attente d'une AVS (Auxiliaire de Vie Scolaire), - que la CDES ne donnera d'ailleurs pas ! Cette emploi-jeune n'a bien entendu aucune idée de ce qu'est la dysphasie.
Par ailleurs, Leslie est en en orthophonie tous les matins. Comment peut-on faire sérieusement un CP "ordinaire" dans ces conditions !
Leslie avait réussi à donner le change au début du trimestre, jusqu'à la mi-octobre, mais la situation s'est très vite dégradée. Et aller à l'école est devenu un drame pour Leslie.
Le problème de Leslie c'est, selon le neurologue,
- de ne pas pouvoir mémoriser ce qu'elle entend,
- et de n'être capable d'apprendre à lire qu'avec des gestes.
L'orthophoniste avait rencontré la maîtresse en début d'année, lors d'une réunion de l'équipe éducative, à laquelle d'ailleurs le directeur de l'école ne participait pas, et lui avait recommandé la méthode Borel-Maisonny qu'elle ne connaissait pas. Par la suite, la maîtresse affichera dans la classe les images qui accompagnent la méthode, mais sans pratiquer la gestuelle et en laissant Leslie au fond de la classe. La mère lui fera grief de n'avoir pas réellement voulu adopter cette méthode pour Leslie.
Et par ailleurs aucun projet individuel d'intégration n'a été établi.
En décembre, rendez-vous manqué avec la CDES. L'institutrice craque en voyant disparaître cet espoir d'une modification de la situation. Elle a le sentiment d'être dépassée. Ceci est la source d'une violente altercation entre l'institutrice qui pense faire son possible et la mère qui lui reproche de n'avoir pas suivi les conseils donnés par le neurologue et qu'elle lui avait transmis. C'est le clash. Le mari de l'institutrice s'en mêle, menace (au téléphone) la mère de Leslie et lui interdit de parler à sa femme. La famille alerte les inspections et la CDES.
DES COMMISSIONS PÉPÈRES
(CCPE, CDES)
Les commissions de l'éducation spéciale ont pour mission principale d'orienter les enfants handicapés. Elles se trouvent donc dans une situation scabreuse lorsque les dispositifs de prise en charge spécialisée s'avèrent insuffisants : inexistence des établissements ou des classes spécialisées nécessaires, ou manque de place dans ces structures. La CDES a certes pour mission de définir ce que devrait être la ou les bonne(s) orientation(s), indépendamment en principe de la possibilité effective d'y orienter l'enfant. Mais le plus souvent elles répugnent à prononcer des orientations théoriques mais irréalisables (ce en quoi elles ont tort, car elles contribuent ainsi à masquer les besoins), et elles cherchent à trouver des compromis (ce en quoi elles ont raison, car elles doivent aussi rendre service aux familles).
Cette attitude est donc compréhensible en un sens, s'il s'agit de rendre service aux familles, mais elle aboutit aussi à masquer la réalité des besoins non satisfaits. Il serait plus clair, souvent, de prononcer des orientations non suivies d'effet - quitte à proposer une seconde orientation "par défaut" - et d'établir des listes d'attente.
Un respect plus strict des procédures officielles devrait permettre aux commissions de faire connaître beaucoup mieux qu'elles ne le font les besoins du département. Mais le désire-t-on vraiment ?
u Réunion de la CDES le 21 décembre : la CDES propose une orientation en IME puis, suite au refus de la famille, un complément AES pour payer une institutrice privée le matin !
Réunion de l'équipe éducative, consécutive à celle de la CDES, le 15 janvier : au cours de cette réunion, convoquée par l'IEN d'Orange, et à laquelle participe, outre cet inspecteur, la maîtresse, le directeur de l'école, une représentante de APEDYS-PACA et les parents, il est décidé que Leslie retournera à l'école les après-midi, pour des "travaux pratiques", tandis que la matinée sera partagé, chaque jour, entre une séance d'orthophonie, les cours du CNED etune fois par semaine une heure de leçon de lecture à domicile assurée par une institutrice payée par la famille mais avec l'aide de L'AES 2ème catégorie. Cette AES, d'ailleurs, ne couvre pas entièrement les frais, et de toute façon la mère ne peut plus travailler, elle doit rester à la maison et assurer de plus les déplacements de Leslie..
La famille consulte par ailleurs une nouvelle neuropsychologue (à défaut du Dr Cheminal, chez qui la liste d'attente est de six mois). Cette neuropsychologue refait les examens, rencontre l'orthophoniste, assiste à un cours de la maîtresse "du matin" et conclut à son tour qu'il est impératif d'adopter la méthode Borel-Maisonny. L'orthophoniste tente, sans y parvenir (répondeur), de téléphoner à la maîtresse pour lui dire ce qu'elle devrait faire...
Entre temps, la mère a rencontré l'IEN-AIS du département, qui lui a conseillé d'inscrire Leslie au CNED, ce que la mère a fait sans tarder, après avoir reçu de l'Inspecteur d'Académie la dérogation en vue de l'inscription.
L'IEN-AIS suggère en outre à la mère de regrouper des parents dans la même situation et de créer une association en vue de faire ouvrir une classe pour enfants dysphasiques. Les parents pensent que ce n'est pas à eux de le faire, et comment trouver ces enfants, d'autant qu'on leur a dit qu'il faudrait un effectif minimum de 10 élèves !
UNE SUGGESTION DE L'IEN-AIS
L'IEN-AIS a parfaitement compris que la meilleure solution consisterait sans doute à ouvrir à Orange, au bénéfice des enfants porteurs de troubles du langage et comme elle l'a déjà fait à Avignon, une clis "pour enfants ayant des besoins éducatifs spécifiques". Mais elle se trouve dans une situation difficile, que les parents peuvent difficilement percevoir de l'extérieur...
Pour faire ouvrir cette clis, il lui faudrait essentiellement convaincre son Inspecteur d'Académie, ses collègues et les représentants des personnels qui siègeront en CTP, de l'intérêt d'y consacrer un poste d'instituteur (pris sur le contingent global du département), lors des décisions dites de "carte scolaire".
Or le meilleure argument qui puisse être avancé, à ce niveau des décisions de carte scolaire, consiste à faire état de besoins avérés et indiscutables. Mais en l'occurrence cet état des besoins est extrêmement difficile à établir parce que les besoins sont mal répertoriés par les commissions, parce que personne n'est vraiment chargé de le faire, parce que la plupart des enfants susceptibles d'être concernés ont fini par trouver une solution plus ou moins boiteuse et par se faire oublier, et parce que la plupart des familles s'accrochent désespérément et le plus longtemps possible à l'intégration dans les classes ordinaires. C'est donc une sorte d'appel du pied que l'IEN-AIS a adressé à la famille...
 
LES CLIS POUR BESOINS ÉDUCATIFS SPÉCIFIQUES
La circulaire du 31 janvier 02 préconise expressément, en faveur de la scolarisation des enfants porteurs de troubles du lange,
- soit l'élaboration de projets individuels d'intégration, mettant en œuvre un partenariat adapté,
- soit l'ouverture de clis spécifiques.
La circulaire reconnaît en effet que les troubles de certains enfants sont tels que leur scolarisation exige des regroupements spécifiques, suffisamment homogènes et adaptés, et elle précise : "ce dispositif collectif de scolarisation (clis ou upi) est structuré autour d'un projet pédagogique précis élaboré pour des élèves présentant des besoins éducatifs suffisamment proches". (Voir : circulaire du 31 janvier 02).
Et la circulaire plus générale sur les clis, du 30 avril 02, confirme cette directive, en recommandant "qu'une intégration dans un dispositif collectif, la classe d'intégration scolaire (CLIS), (soit) proposée dès lors que les besoins de l'élève sont tels que des aménagements substantiels doivent être apportés au moins sur certains aspects de la scolarité..."
Et concernant les effectifs, la circulaire apporte une mise au moins importante : "l'effectif de ces classes est limité à 12 élèves, mais dans certains cas (...) l'effectif envisagé doit être très sensiblement inférieur." (III.2)
(Voir : "Les clis 1. Après la parution de la circulaire du 30 avril 02")
Avril 2002
Fin février, la famille demande au directeur une réunion de l'équipe éducative. Le directeur renvoie la balle à la secrétaire de la CDES.
La famille aurait voulu que la CDES mette en place le contrat d'intégration pour tenter d'imposer une nouvelle fois à l'école, sur l'avis des Dr Habib et Rouyer, que Leslie n'apprenne pas à lire selon la méthode semi-globale, vouée à l'échec.
De son côté, l'école se plaint des absences de Leslie et exige des justificatifs. Il est vrai que Leslie est assez souvent absente les après midi : mais à la maison sa mère reprend avec elle les cours du CNED tandis qu"à l'école la maîtresse lui donne à faire des "coloriages magiques" tous les après midi, pendant que les autres enfants sont en français !
u Réunion de la CDES, avril 02
Finalement, la CDES propose de maintenir le CNED tous les matin, avec un complément AES 3ème catégorie, pour compenser le fait que la mère ne puisse plus travailler.
Le CNED, c'est le compromis qui arrange bien l'école ainsi que la CDES, qui n'a rien d'autre à proposer !
Propositions pour la rentrée de septembre 02
A la rentrée de septembre 02, Leslie ne sera pas prête à faire un CE 1 ordinaire. Elle restera donc, pour l'essentiel, inscrite au CNED. Mais elle quittera l'école R. Bouchet et sera inscrite au CE 2 de l'école F. Mistral pour participer à certaines activités (travaux manuels, éducation physique et sportive...). Les deux écoles R. Bouchet et F. Mistral se répartissent ainsi les classes et les élèves. La maîtresse du CM 1 de cette école F. Mistral restera la tutrice CNED de Leslie.
La secrétaire de la CDES ne cache pas qu'elle craint que Leslie ne soit pas capable de suivre le CE. Mais de toute façon, la CDES n'a rien d'autre à proposer.
u La CCPE se montre favorable à cette inscription en CE 2. Un projet d'intégration individuel sera mis en place.
PARTENARIAT
Que des personnels du secteur médical ou paramédical prétendent prescrire à l'enseignant une méthode pédagogique serait évidemment inacceptable (*). Que l'orthophoniste ou le médecin se donnent la peine d'expliquer à l'enseignant les problèmes d'un enfant face à la lecture, tels qu'ils les perçoivent, c'est leur rôle et c'est de leur compétence. Les projets d'intégration sont faits précisément pour mettre ces personnels en rapport les uns avec les autres et pour établir les règles du partenariat..
(*) On sait que par ailleurs le rapport IGEN/IGAS de février 02 met en cause la compétence de nombre d'orthophoniste dans le domaine de la dysphasie : "C'est le secteur libéral, en particulier les orthophonistes, qui prend en charge en ambulatoire la majorité de ces enfants, bien que leur formation sur les troubles complexes du langage (...) soit encore insuffisante..." (Rapport IGAS/IGEN).
CCPE
La CCPE s'est montrée bien discrète, jusqu'ici, par rapport aux difficultés scolaire de Leslie. Les commissions de circonscription sont pourtant garantes de la mise en oeuvre des projets individuels d'intégration.
Une circulaire récente a rappelé leur rôle et leurs règles de fonctionnement. On y lit notamment : "Il appartient à la CCPE et à la CCSD de rechercher, dans la limite de leurs compétences, les mesures d'éducation spéciale appropriées aux besoins de l'enfant ou du jeune, en complément de la scolarité, (et d'en) vérifier la cohérence dans le cadre du projet individualisé. (...) Dans tous les cas, il demeure de la responsabilité de la CCPE et de la CCSD de veiller à une coordination étroite avec les partenaires impliqués dans le suivi de l'élève...
Voir : circ.n° 2002-111 du 30-4-2002
Fin de l'année scolaire (mai-juin 02)
Leslie n'est plus scolarisée dans son école. Elle suit une scolarité complète avec le CNED, à domicile. La mère utilise le matin la méthode Borel-Maisonny, et l'après midi Leslie est prise en charge par une institutrice envoyée par le CNED. C'est l'institutrice du CE 2 qui accueillera Leslie l'année prochaine qui sera la tutrice CNED pour finir l'année scolaire. Cette institutrice a pris contact avec l'orthophoniste.
Par ailleurs, Leslie est toujours suivie, au rythme de quatre ou même cinq fois par semaine, par une orthophoniste qui suit une méthode d'apprentissage de la lecture reposant exclusivement sur la combinatoire…
Années scolaires 2002-2004 - 2ème CP et CE1
Leslie est scolarisée au CNED, avec l'aide d'une enseignante deux fois une heure par semaine. Elle bénéficie d'un ordinateur. Elle est intégrée à l'école un après-midi par semaine, en éveil et en sport.
Prise en charge orthophonique intensive, quatre fois par semaine. De réels progrès en langage oral.
  
Note sur la méthode BOREL-MAISONNY

Suzanne Borel-Maisonny, thérapeute du langage, a mis au point dans les années 60 une méthode d'apprentissage et/ou de rééducation de la lecture (*) dont l'originalité est de joindre le geste à la parole, - c'est pourquoi elle est dite phonético-gestuelle. C'est une méthode fondée sur la combinatoire, à l'opposé des méthodes globales. Elle a connu une certaine mode, et est encore volontiers utilisée par les orthophonistes pour la rééducation des malentendants ou des patients atteints de troubles du langage oral et écrit. Elle reste utilisée aussi dans l'éducation nationale par un certain nombre d'instituteurs notamment d'instituts médico-éducatifs ou de clis. Il semble que la participation du corps à l'acte de lire puisse être profitable à certains enfants ayant des difficultés d'acquisition de la lecture.

On trouve sur le net des témoignages d'orthophonistes et de parents qui se félicitent de cette utilisation.
Quoi qu'on pense de cette méthode, il est certain que son utilisation fût-ce avec les images mais sans la pratique gestuelle, est un non-sens. (Pour connaître les gestes, voir par exemple :
http://www.coquelicot.asso.fr/borel/index.php
(*) Borel-Maisonny Suzanne. Langage oral et écrit. Pédagogie des notions de base. tome 1. Neuchâtel, Delachaux et Niestlé éd., 1962
 
Rentrée 2004 - CE2
La famille déménage en Bretagne. Une école privée accueille Leslie à temps plein, en CE2, suite au bilan du CNED.
La maîtresse manifeste une meilleure compréhension du handicap. Les exercices sont mieux adaptés. Les dictées sont faites sur dictaphone avec un nombre limité de mots. La directrice a fait appel à des stagiaires (?) pour permettre à Leslie de mieux suivre en classe.
Les deux orthophonistes qui suivent Leslie ont rencontré la maîtresse mais n'ont pas pu participer au projet individuel d'intégration. Prise en charge VSL pour les transports entre les orthophonistes et l'école.
 
Rentrée 2005 - Classe intégrée du Centre Gabriel Deshayes - Cycle III et SESSAD !
Rentrée 2005 : le Centre Gabriel Deshayes, Institut pour malentendants et malvoyants, forme des personnels pour la dysphasie et ouvre une classe intégrée TSL (Troubles sévères du langage) à l'école publique Eric Tabarly d'Auray (56). La classe - niveau cycle III - accueille 5 enfants dysphasiques. Le sessad du Centre Gabriel Deshayes intervient dans l'école : une éducatrice du Centre est présente dans la classe, l'orthophoniste et la psychomotricienne du Centre interviennent dans l'école. Ces personnels suivent une formation dysphasie dispensée par une orthophoniste spécialisée venant de Paris deux jours par semaine.
Leslie est affectée au Centre Gabriel Deshayes par la CDES et elle est scolarisée dans la classe intégrée. Le projet individuel d'intégration prévoit qu'elle soit intégrée dans une classe "ordinaire" de l'école pour les math. En français, la maîtresse pratique la méthode des Alphas.
La famille a le sentiment d'avoir enfin trouvé une structure et un statut d'écolier adaptés aux besoins de Leslie.
Leslie retourne au centre Gabriel Deshayes le mercredi matin pour un suivi psychologique et pour un soutien scolaire mais qui, de fait, ne seront assurés que très irrégulièrement..  
 
Rentrée 2006 : CM2
La maman a déménagé pour son travail. Leslie habite près de Meaux (77).
Leslie est intégrée en CM2. Le dossier MDPH s'est perdu entre la Bretagne et la Seine et marne, on le retrouvera début janvier 2007 après de nombreux coups dse téléphone.
En attendant, Leslie poursuit les rééducations orthophoniques deux fois par semaine et l’enseignante aide du mieux qu’elle peut. Elle se montre attentive, elle simplifie le travail de Leslie : mois de questions en histoire et géographie, par exemple, et possibilité de répondre par écrit. Dès fin janvier, une équipe éducative élabore un PPS.
Début janvier, l’enseignant référant se préoccupe du dossier de Leslie. La MDPH attribue 12 heures d'AVS, ordinateur et logiciel pour le français pour 6 mois !
Leslie est souvent fatiguée en fin de semaine, elle a des maux de têtes, mais elle finit son année du mieux qu’elle peut. Elle n’est pas notée en français - les récitations surtout sont dures à réciter oralement ! - et elle finit 5ème de classe avec une très bonne moyenne en mathématique. C’est son point fort.
LE COLLÈGE - Rentrée 2007 : l'entrée en 6ème

LA MDPH

Pour obtenir un PPS, la maman avait écrit à M. Sarkosy (début août). N'ayant pas de réponse, elle se tourne vers le Conseil Général et obtient un rendez-vous avec l'adjoint du président chargé de la MDPH.
M Sarkosy, de son côté, répond finalement qu'il a demandé au Préfet et au Rectorat de s'occuper du dossier au plus tôt.
D’un seul coup, tout va très vite, le dossier passe en CDA le 6 septembre.
LA RÉUNION DE LA CDAPH
A la CDA, on se demande pourquoi accorder 18 heures d'AVS. Le Président se montre peu aimable, il n'est pas convaincu que la dysphasie soit un handicap. La maman le reprend devant toute l'assemblée générale et lui donne les documents de la journée des dys qui va avoir lieu.
La maman demande une classe adaptée pour sa fille comme il y en avait une dans le 56, mais il n'y a rien dans le 77.
L'inspecteur de l'académie prend la parole et montre qu'il comprend la maman sur la dysphasie et sur l'intégration. Il tente même d’expliquer au président de la CDA qui ne cherche pas à comprendre...
Parmi les autres, personne ne prend la parole. On se demande pourquoi il y a tant de monde.
Septembre 07
A la rentrée, la maman attend encore la décision de la MDPH (voir ci-contre). Mais dès le mois de juin elle avait rencontré le Principal du collège (de La Ferté sous Jarre), qui s'était montré très attentif. Il informe la maman que le collège va accueillir aussi des jumeaux "dyslexiques sévères et dysorthographiques".
Le jour de la rentrée Leslie, stressée, pique une crise de nerfs, mais ensuite tout rentre dans l'ordre. La maman suit de près son travail. Le soir, on révise.
Après la réunion de la CDA, Leslie reçoit un ordinateur avect son logiciel pour travailler le français à la maison et 12 heures d'AVS..
Le Principal du collège, de son côté, a vraiment bien fait les choses. D'abord, il a regroupé les trois enfants "dys" dans la même classe, ce qui permet au total 24 heures d'AVS dans la classe. Mais surtout, il a fait un bon travail de communication auprès des professeur. Les enseignants font attention au problème de Leslie, ils se rendent compte qu'elle donne toute son énergie au travail. Le prof de math fait des photocopies... Les autres acceptent la grosse écriture de Leslie...
L'enseignant référent, qui en principe devrait contribuer à élaborer le PPS, n'a pas été informé de la décision de la MDPH !
Complément - 1er février 08 (propos recueillis auprès de la maman)
Début février, on n'a toujours pas reçu le PPS, alors que la réunion de suivi de la scolarisation est prévue pour le 22 février.
Leslie est ravie d'être au collège, même s'il y a toujours un enseignant récalcitrant qui ne peut comprendre qu'on puisse avoir ce genre de handicap ! Elle se fait, enfin ! des amis, amies. Elle a une vie d'une jeune fille de 12 ans1/2 normale au collège et en dehors. A la fin du premier trimestre, ella a eu les félicitations et 15.40 de moyenne, malgré qu'elle ait eu de groups coups de fatigue en fin de premier trimestre.
L'AVS est vraiment son support dans l'écriture de ses leçons. Leslie en fait une partie et l'AVS en fait une autre. En math, elle se débrouille seule, au point que ses camarades la taquinent sur ses bonnes notes dans cette matière. Elle veut être comme une autre élève.Le soutien de son AVS est primordial psychologiquement dans les moments de fatigue. Elle a trouvé la solution de rester jusqu'à 17 heures au collège même si elle sort plus tôt, afin de se faire aider par la surveillante pour les devoirs. Il ne reste plus que le francais avec la maman et l'anglais. La prof d'anglais l'a mise en confiance et le tract de mal parler s'estompe doucement.
L'ordinateur à la maison est utilisé pour le francais et pour l'histoire. Il est regrettable que Leslie n'ait pas eu plus d'informations sur le logiciel mis à sa disposition qui est complexe. Il serait souhaitable qu'elle puisse bénéficier d'une formation sur ce logiciel. Un enfant apprend vite l'informatique.
A l'heure actuelle, on commence à s'interroger pour l'année prochaine. Le petit trio a pu bien avancer, grâce au directeur et à l' AVS....Qu'en sera-t-il l'an prochain ? Tous les ans, la même angoisse à cause de la MDPH !
 
Nath

14-07-09
Un mél de Nath, la mère de Leslie - 14 juillet 2009
Leslie passe en 4ème avec tableau d'honneur au 3eme trimestre, 17 en math, 17.5 en français et 13.5 de moyenne générale, mais pas avec toutes les notes, l'anglais nous a tuées ! Je ne supportais plus tous ces dimanches à réviser et à faire des dessins, refaire du Borel Maisonny pour entrer un mot dans la tête de ma fille en anglais ! Elle est arrivée à avoir 9 de moyenne, je dis nous, car ça me pèse, mais je joue le jeu...
Donc voilà !
Et puis j ai eu la chance....enfin le rêve...que la mdph me téléphone en direct pour me demander si vraiment je voulais venir à leur 2ème séance car tout était accordé ! Le dossier de l'inspectrice était plus que décisionnaire et elle parlait de Leslie qui était venue à la demande de l'orthophoniste lors de l équipe éducative. Elle était venue parler d elle, de ses problèmes, avec l'aide du médecin scolaire. Bref elle a 12 h d' avs au lieu de 9 h. C'est la première fois depuis 13 ans que je me bats avec tout ce petit monde... et cette fois ci, je n ai rien fait !
J'aimerais revoir cet inspecteur qui me disait que ma fille était asociale, petite, à 6ans... car s'il pouvait la voir maintenant, je me ferais un régal de le remettre en place... Parents gardez votre instinct en pensant au bien de votre enfant...!
 
Année 2010-2011 : Leslie est en 3ème
  En 2009, la maman tombe gravement malade et ne peut plus parler. Son compagnon qui devient son époux la fait venir au près de lui sur Evreux. Leslie se prend en charge mais elle perd ses amies, c’est très dur et l’ambiance en classe est récalcitrante vis-à-vis d’elle. Mais quand arrive son AVS, tout se passe bien.
Le problème de l'anglais Leslie passe en 3ème. La MDPH lui donne 6 heures d'AVS et une dispense d’anglais car au brevet elle peut avoir la dispense comme pour le BAC. La mère fait appel pour l'AVS, Leslie participe à la cdpah, elle obtient 9 heures et souvent de l’aide au CDI.
Textes officiels
Les aménagements des conditions de passation des examens ne sont pas du ressort de la MDPH. Le médecin désigné par la MDPH étudie le dossier et donne un avis, mais c'est l'autorité administrative compétente, c'est à dire celle qui organise l'examen, qui décide des aménagements accordés et qui notifie sa décision au candidat.
Décret du 21 décembre 2005 - Article 4
Mais ce décret ne concerne que les examens et concours. Il manque sans doute un texte précisant comment ces aménagements peuvent être appliqués en cours de scolarité ou à l'occasion des évaluations internes de l'établissement scolaire.
Concernant les langues vivantes, l'Arrêté du 21 janvier 2008 stipule que peuvent être dispensés, à leur demande, de l'épreuve obligatoire de langue vivante 2 les candidats à l'examen du baccalauréat général et du baccalauréat technologique handicapés présentant une déficience du langage et de la parole.
Dans l'attente d'une circulaire d'application qui étendrait aux jeunes souffrant de troubles du langage candidats au Brevet les dispositions déjà prises en faveur des jeunes sourds (circ. du 20 janvier 2000), on ne peut que souhaiter que les que les médecins des MDPH et l'administration de l'éducation nationale, en l'occurrence les rectorats, organisateurs du Brevet, fassent preuve d'initiative et anticipent cette circulaire...
Mais le principal n'est pas d'accord pour mettre en application la dispense d’anglais. Lors du conseil de classe où la mère est présente en tant que représentante des parents (FCPE), il déclare que Leslie va devoir reprendre l’anglais. La mère répond : « nous avons rendez-vous demain avec le médecin scolaire et c’est elle qui décidera ! ». Une autre mère du collège qui siège également au conseil de classe (PEP) a un enfant dysphasique en 6ème.
Le lendemain, le médecin scolaire fait passer des tests à Leslie : « On dirait que Leslie est sourde ! » 
L’équipe éducative qui suit se passe très mal, le principal n’écoute pas l'enseignante d intégrations scolaire et il refuse le PPS car "cela n’a pas été fait dans son collège". On lui impose des enfants avec des handicaps invisibles car on ne peut pas lui en mettre en fauteuil car le collège n’est pas équipé ! Le médecin scolaire tranche et fait un certificat comme quoi Leslie ne peut suivre l’anglais.
On notera que la question est d'autant plus difficile qu’en 2005, lors de la  loi pour le handicap, il n’y avait pas d’anglais au brevet comme pour certains CAP ou BP. Ils avaient enlevé l’anglais au BAC. En 2008, l’anglais est apparu pour le brevet mais il n’y a aucune ligne de rajouter dans la loi à ce sujet.
Entre temps, la maman reçoit une lettre du rectorat qui signifie au principal qu’il doit suivre le PPS dans son intégralité
Au deuxième trimestre, le principal ne change pas d’avis sauf qu'entre temps la maman a écrit à tout le monde, au Recteur de Rouen, au médecin du rectorat, à la division scolaire du ministère… Le principal n’est pas au courant. Par ailleurs les mères des deux jeunes dysphasiques du collège ont rencontré le député, médecin de profession, qui intervient auprès du ministère de l’éducation nationale.
La mère va donc devoir se mettre en rapport avec la personne du ministère chargée du dossier afin d’avoir un rendez-vous et d’expliquer tous les cas. Elle n'a pas l'intention d'abandonner.
Concernant la mise en place des photocopies ou de l’aide d'un autre enfant quand le vôtre est malade, ca n’existe pas dans ce collège.
Nath, mère de Leslie - mai 2011
20 Juin 2011
Leslie entrera en seconde GT. Il lui manque quelques points pour obtenir son diplôme du brevet.
Elle aura l'espagnol en LV1 et sera dispensée de l'anglais devenu LV2

Note ISP
Reste encore une question : si le Rectorat a compétence pour accorder la dispense de LV2, qui doit accorder la dispense en cours de scolarité ? Sans doute le chef d'établissement, sur avis de l'ESS (Equipe de suivi de la scolarisation) et éventuellement sur ordre de l'Inspecteur d'Académie ou du Recteur...?
8 juillet 2011 : Leslie a son brevet et passe en seconde!!! Quel chemin!!!
   
LE LYCÉE - Rentrée 2011
Leslie est passé en seconde général. Au bout d'un trimestre, elle n'a plus voulu son AVS qui n'allait pas assez vite pour écrire les cours en classe. Cette AVS était pour 6heures et elle ne l'avait que 4heures;
  Un PPS a été refait en attendant celui de mai prochain.

Leslie travaille beaucoup, s'est endormie dans la cours par la fatigue et elle a été souvent absente pour des problèmes de santé divers. Elle aimerait passer en S, STI..classe de chimie..mais les places sont peu nombreuses.

On attend les résultats du 2eme trimestre. Malheureusement, elle a des difficultés en math et physique. Les profs ont bien du mal à comprendre malgré leurs efforts. Prendre par écrit un cours dicté oralement est trés difficile. la décision est de savoir ce qui va se passer au conseil de classe du 2ème trimestre et elle a trés peur.
30 juillet 2012 : et en septembre 2012, Leslie sera admise en 1ère L.
 
Plus tard...
Après un échec cuisant en entrant en 1er L, Lilii a fait une très grosse dépression, psy...et psy... En seconde, la prof de math pensait qu elle était autiste...le prof de physique dictait ses cours de tête... tout allait trop vite...ils prenaient tous le train... C'est dur quand on vous demande devant tous les parents si votre enfant est autiste?
Le PPS n'a JAMAIS été respecté ! L'adjoint du lycée était plus ennuyé d'avoir une maman qui tente de faire bouger les choses... En commission devant l'enseignante référente, une des responsable du RETA27, le médecin scolaire... je dirai juste...pas très communicant sur la dysphasie(je suis polie)
On a tenté le CNED...tout était difficile, elle ne bougeait plus..on travaillait, mais ca devenait l'enfer pour moi car je devais lui remonter le moral, la faire sortir, la faire travailler, bref l'enfer... puis j ai proposé des projets de formations par d autres biais...
J ai trouvé sans le faire exprès l'ADAPT de Serquigny. J'ai été bien aidé par la MDPH, une fois de plus ! On m a tout expliqué et j ai fait... AAD27 a fait deux conventions pour des stages... car la mission locale .. .c'est long et long... le temps de perdre du temps ... on était pressé pour avoir une place.
Lili a fait un stage dans une entreprise dans un établissement dans la gestion des immeublesn et elle a été dans le bureau et sur le terrain pour les constructions et rénovations. Puis elle a été à la mairie d Evreux, dans le service du bâtiment...elle était enchantée ; donc, elle est repassée devant la psy de pôle emploi, le dossier est passé en commission à la MDPH et elle a été acceptée pour le 2 décembre
Elle aura un studio dans un bâtiment dédié pour les stagiaires
L'ADAPT la rassure car elle ne voulait plus voir les profs, elle a juste peur... Elle voulait faire architecte ce qui était impossible pour elle car c est trop long et trop fatiguant... donc après octobre 2015, on verra pour qu'elle continue sur le même chemin par un centre... afin qu elle ait son BTS et rentre dans la vie active. On pourra constater si les portes s'ouvrent pour les stages comme on a pu voir avec la Mairie d'Evreux qui a joué le jeu...



22 octobre 2013 - Lettre à ma fille
Cette video date de dix ans déjà !
http://www.youtube.com/watch?v=EUAhyKrL8Q0&lc=5UDMEUgvcHcMjJNSm4dP2hG5MCLmLDM3kOdCvYxLu9w&lch=email&feature=em-comment_received
Aujourd'hui tu pars jusqu'en octobre 2015 pour ce fameux Bac de technicien en bâtiment avec dessin archi pour continuer ta passion à l'ADAPT de Serquigny... et tu seras la première fille et la première à être si jeune dans cette établissement...Tu auras encore 2 ans sur cette voie, mais ta route est tracée ...
Nathalie Micheletti
Mise à jour : 29/10/13

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