LA SCOLARITÉ - LE RÔLE DES DIRECTEURS D'ÉCOLE |
échanges |
Adresse de cette page : http://scolaritepartenariat.chez-alice.fr/page86.htm |
Intervenants
extérieurs dans l'école
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| Directives
générales |
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Les
directivces générales relatives aux intervenants extérieurs,
qui au départ concernaient essentiellement les enseignements sportifs et
artistiques, ouvrent-elles une porte permettant de faire entrer dans l'école
des intervenants au bénéfice des enfants handicapés, et à
quelles conditions ? Nous posons ici la question, sans être assurés
de la réponse |
| Extrait
de Eduscol : Les intervenants extérieurs - 01 mai 2001 |
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Le
texte ci-dessous présente brièvement la circulaire n° 92-196
du 3 juillet 1992, qui reste le texte de référence |
| Toute
personne susceptible dapporter une contribution aux activités obligatoires
denseignement peut être autorisée ou agréée à
intervenir au cours des activités denseignement. |
| Les
parents délèves, dautres adultes, notamment membres
dassociations, peuvent intervenir à titre bénévole. |
Les
intervenants non bénévoles sont rémunérés par
des associations (ou dautres personnes morales de droit privé) ou
par des collectivités publiques (collectivités territoriales ou
administrations de lEtat). Lorsquils interviennent régulièrement,
une convention précisant notamment leur rôle et les conditions de
sécurité doit être passée entre lemployeur (association
ou collectivité publique) et linspecteur de lÉducation
nationale de la circonscription (IEN) ou linspecteur dacadémie,
directeur des services départementaux de lÉducation nationale
(IA-DSDEN), selon le champ dapplication de la convention. Celle-ci est contresignée
par les directeurs des écoles concernées qui en gardent un exemplaire
à lécole.
http://eduscol.education.fr/D0028/01_intervenants.htm |
| |
On
trrouvera la circulaire n° 92-196 du 3 juillet 1992 (BO n° 29 du 16 juillet
1992) sur
http://www.crdp.ac-grenoble.fr/edition/cederom/vm/demo/html/t9_4_2.htm
De
nombreux départements ont précisé les modalités de
la mise en oeuvre de cette circulaire dans leur règlement départemental.
Voir le site des ditrecteurs d'école http://www.dirlo.org/modules.php?name=Encyclopedia&op=content&tid=1707 |
| |
| Auprès
des enfants handicapés |
|
L'accompagnement
et le suivi des enfants handicapés peuvent être normalement assurés
dans les écoles par les AVS, les EVS ou les personnels des SESSAD. D'autres
personnels peuvent-ils intervenir également, à la demande des familles
? de quelles garanties le directeur d'école ou le chef d'établissement
doit-il s'assurer ? |

février 04 |
Un
ergothérapeute dans l'école ? |
La directrice de l'école
et son Inspectrice s'opposent à l'intervention de l'ergothérapeute
auprès de notre enfant dyspraxique dans l'école. Notre enfant a
deux séances d'ergothérapie par semaine, il est parfois fatigué,
et nous souhaiterions que l'ergothérapeute puisse le prendre en charge
au moins une fois pendant le temps scolaire. La Directrice et l'Inspectrice ont-elles
le droit de le refuser ? |

Réponse
ISP
|
Des
orientations déjà anciennes |
La Loi du 11 juillet 1975 sur l'enseignement,
dite "Loi Haby", envisageait déjà que "des spécialistes
extérieurs à l'école" puissent réaliser des interventions
en milieu scolaire, selon le "degré de difficulté" (Article
23), et les circulaires relatives à l'intégration scolaire des 29
janvier 1982 et 1983 inviteront les institutions spécialisées et
leurs personnels à favoriser l'intégration scolaire par le moyen,
notamment, des services de soins et d'éducation spécialisés
à domicile.
Note : la circulaire de 1983 est aujourd'hui abrogée. Sur les sessad, on peut voir : qu'est-ce qu'un sessad ? |
| Les principes fondamentaux
de l'intégration scolaire sont dès cette date énoncés
dans les textes officiels. Il s'agit d'une part de favoriser l'aide personnalisée
donnée à l'enfant, aide qui peut revêtir notamment une caractère
para-médical, en autorisant "que cette aide soit apportée au
sein même de l'établissement scolaire" mais aussi, d'autre part,
de cadrer cette aide. |
| Deux
situations peuvent se présenter. La première, qui a manifestement
les faveurs de l'éducation nationale, consiste en l'intervention de personnels
dépendants d'un service de soin ou d'éducation agréé
(par le ministère de la santé). Il est donc demandé qu'il
soit "fait appel, en tant que de besoin, soit aux personnels du secteur de
l'enfance handicapée et de l'éducation spécialisée
(
) soit aux équipes d'intersecteur de psychiatre infanto-juvénile,
ou plus généralement à tout service agréé pour
apporter des soins ou une rééducation à des enfants handicapés." |
Il peut toutefois être
envisagé aussi, seconde situation, l'intervention des spécialistes
auxquels les familles, à leur initiative, ont recours (...). "Ces
spécialistes interviennent dans l'école avec l'accord du directeur
ou du chef d'établissement après qu'ont été précisées
les conditions de leur participation à la mise en oeuvre du projet éducatif
individualisé. Leurs prestations peuvent être prises en charge par
l'assurance-maladie selon les règles en vigueur."
Voir circ.du
29 janv. 83 (mais circulaire ,abrogée en 2006). |
De telles
interventions, qui paraissent devoir rester exceptionnelles, ne peuvent être
mises en uvre que dans le cadre du projet individuel d'intégration,
mis en place sous la responsabilité du directeur de l'école mais
dont la CCPE est garante, et elles ne sauraient être le fait d'un personnel
payé ou salarié par la famille, pour respecter le principe de la
gratuité de l'école.
Situation actuelle |
| La circulaire relative à l'intégration
du 30 avril 02 reprend les mêmes orientations. |
| Cette
circulaire accorde elle aussi la priorité à l'intervention à
l'école des services de soins et d'éducation à domicile (SESSAD),
qui se sont considérablement développés depuis 1983. Elle
demande aussi que les modalités de toute intervention soient fixées
dans un projet individuel d'intégration. |
La
circulaire d'avril 02 insiste plus particulièrement sur la situation des
CLIS. Elle souligne que "que le travail effectué dans les CLIS doit
être soutenu par l'action des établissements ou services sanitaires
ou médico-éducatifs." "Toutefois, concède-t-elle,
dans certains cas, les accompagnements nécessaires peuvent être effectués
par des praticiens en exercice libéral, selon le choix de la famille de
l'enfant."
Voir circ.du 30 avril 02 (III-2). |
| On peut donc considérer
que les conditions sont les mêmes qu'en 83 : il est dans l'esprit des textes
de préférer le contexte de la prise en charge globale sous le contrôle
d'un médecin qu'offrent les services de soin. Des interventions en libéral,
dans les écoles, restent néanmoins possibles : intervention définies
dans le projet individuel d'intégration, devenu depuis le PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation) et gratuité du service pour
la famille. Il appartenait jadis à la CCPE ou à la CDES, garantes
du projet individuel, de s'assurer que les intervenants possèdent les qualifications
requises. Cette responsabilité revient donc naturellement aujourd'hui à
la MDPH ou à l'équipe de suivi de la scolarisation. |
| Les
interventions en libéral, sans être très nombreuses, ne sont
pas exceptionnelles. Un certain nombre d'orthophonistes et de kinésithérapeutes,
par exemple, interviennent ainsi dans les écoles auprès d'enfants
handicapés auditifs ou handicapés moteur. |
| Conclusion |
| Il
est normal que l'école s'entoure de garanties avant de laisser pénétrer
chez elle des intervenants qui ne seraient pas placés sous la responsabilité
d'un service agréé. Il appartient au directeur de l'école,
en liaison avec l'équipe de suivi de la scolarité et avec son IEN,
de prendre ses responsabilités. |
En
cas d'incertitude, l'IEN peut prendre l'attache de l'IEN-ASH du département
et de la MDPH. La question peut aussi être portée devant le Conseil
d'école, qui a son mot à dire sur les actions d'intégration
scolaire dans l'école.
Voir : le Conseil d'école |
| Quand
il s'agit d'un praticien possédant une qualification d'ordre médical
ou paramédical et intervenant sur prescription médicale, ces garanties
ne devraient pas poser problème. C'est sans doute plutôt l'organisation
des interventions dans l'école et leur conciliation avec les exigences
de la scolarité (local, horaires...), qui peuvent soulever des difficultés. |
| Il semble donc
qu'il ne puisse pas y avoir de difficulté particulière tant qu'il
s'agit d'un enfant handicapé bénéficiant d'un PPS ou d'un
enfant malade bénéficiant d'un PAI et que l'intervention
de l'ergothérapeute ou de l'orthophoniste est inscrite dans le projet de
l'enfant. Dans le cas d'une demande d'intervention sur simple prescription
médicale, la réponse est sans doute laissée à l'appréciation
de l'école, qui peut s'entourer de différents avis, notamment de
l'avis du médecin de santé scolaire. |
| Note
sur l'école comme lieu d'intervention |
| Les
personnels paramédicaux ont le droit d'intervenir dans les écoles. |
|
Code
de la Santé publique - Article R4341-19
La
profession d'orthophoniste ne peut s'exercer dans les locaux ou les dépendances
des locaux commerciaux.
L'interdiction prévue à l'alinéa
précédent ne fait pas obstacle à l'exercice de cette profession
dans des locaux dépendant d'un établissement sanitaire, social ou
médico-social ou d'éducation, ou dans des locaux aménagés
par une entreprise pour les soins donnés à son personnel.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/RechercheSimpleArticleCode |
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Mise à jour : 30/04/09
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