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INTEGRATION
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L'INTÉGRATION
INDIVIDUELLE | débats | Adresse de cette page : http://scolaritepartenariat.chez-alice.fr/page73.htm La
scolarisation : temps
plein ou temps partiel ?
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Un texte clair : la circulaire du 17 juillet 2009 |
Note ISP

15 février 2010 |
La circulaire de 2002 évoquait la possibilité d'une scolarisation à temps partiel, tout en émettant de fortes réserves (voir ci-dessous). La circulaire de juillet 2009 n'évoque pas directement le temps partiel, mais elle se montre tout à fait explicite sur le fait qu' "un aménagement de programmes ou de cursus ne peut être envisagé que lorsque le P.P.S. de l'élève le prévoit." (voir : circ. du 17 juillet 2009)
Il n'appartient donc pas aux seuls enseignants de décider qu'un enfant ne serait accueilli qu'à temps partiel. |
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De
la cohérence groupale La
CLIS est une classe d'intégration collective. Une classe est constituée d'un ensemble
d'élèves qui suivent un même enseignement. De ce double point de vue, celui du
groupe et celui de l'enseignement, la CLIS ne saurait être un moulin, où l'on
peut entrer ou sortir à tout moment, et le principe de la scolarisation à temps
plein doit être la norme. Il ne faut pas d'ailleurs
dissocier ces deux aspects : la classe est un lieu où l'on apprend ensemble. | | Un
minimum de cohérence groupale est nécessaire aux apprentissages. On doit
veiller avec une particulière attention à ce que le groupe n'éclate pas en permanence
(1), et la scolarisation à temps plein apparaît très souhaitable en particulier
dans ces classes d'intégration où la constitution du groupe est souvent plus problématique
que dans une classe ordinaire. C'est là une première raison de se montrer extrêmement
méfiant vis à vis des soi-disant intégrations à temps partiel. "Une
scolarisation à temps partiel, observe avec raison Marie-Claude Courteix, peut
être un obstacle à un véritable sentiment "d'appartenance" à la classe, lequel
fonde largement le statut d'élève" (2). C'est le groupe qui est le
sujet du verbe intégrer. | Quant
à l'enseignement, s'il n'est pas cadré comme pour les classes ordinaires par un
programme défini par les instructions officielles, il doit l'être, pour les CLIS,
par "un projet pédagogique adapté" qu'il leur
appartient d'instituer, "sous la conduite du maître"
(3). De ce point de vue aussi, le sérieux de la scolarisation, fût-ce à un niveau
très faible, implique continuité et régularité. La démarche pédagogique est progressive,
et non pas intermittente ou parcellaire, et il faut que le maître puisse "fédérer"
sa classe (4).
Les
réserves officielles vis à vis de la scolarisation à temps
partiel Les textes officiels vont d'ailleurs tout à fait
en ce sens. La circulaire sur les CLIS de
nov. 91 insistait déjà sur la dynamique du groupe et sur l'organisation
collective du travail scolaire (6). | | Les
textes officiels plus récents nous confortent dans les réticences
exprimées vis à vis de l'intégration à temps partiel.
Il s'agit de la circulaire sur les dispositifs de l'AIS
du 30 avril 2002 (7). La circulaire reconnaît qu'il est possible d'envisager
des intégrations à temps partiel, mais avec de sérieuses
réserves. La circulaire insiste pour que "ce temps d'intégration
soit inclus dans un projet cohérent de prise en charge de l'enfant, qui
lui permette de réels progrès et qui ne laisse pas à la famille
la responsabilité exclusive de rechercher les accompagnements appropriés".
Et la conclusion est sans ambiguïté : "Des projets d'intégration
trop partiels sont presque toujours voués à l'échec."
La circulaire du 8 mars 05 relative à la prise
en charge des personnes autistes contient une mise en garde du même ordre
(7bis). | | Les enfants
de la CLIS sont des enfants qui "vont en classe", dans une école : dans leur classe,
et dans leur école. | | | (1)
La même observation vaut pour les classes des établissements spécialisés
(2) Marie-Claude Courteix, le 10 mai 2000 - Conférence donnée pour le 10ème anniversaire
de l'UPI du collège Pierre Mendès-France de Clermont-Ferrand . (3) Circ.
du 18 nov. 91, relative aux CLIS (2.3 : un projet pédagogique pour le groupe).
(4) Ceci est vrai pour tous les enfants, y compris pour des enfants autistes
qui à défaut de communiquer doivent au moins apprendre à coexister pacifiquement.
Mais à plus forte raison pour ces enfants qualifiés de dysharmoniques, qui ont
tant de difficultés à accepter le groupe mais dont on peut penser que quels que
soient leurs troubles, subsiste quelque part chez eux quelque chose comme un intérêt
pour les apprentissages, sur quoi l'instituteur et l'éducateur peuvent prendre
appui... (5) On notera que des problèmes liés au non-respect de la cohérence
du groupe classe se posent aussi dans les établissements spécialisés. (6)
Circ. du 18 nov. 91 | | | | | (7)
Circ. du 30 avril 02
"Plus
généralement, si une scolarisation progressive est parfois judicieuse
pour tenir compte de la fatigabilité de l'enfant, il convient d'attirer
l'attention sur le fait que des projets d'intégration trop partiels sont
presque toujours voués à l'échec. Pour se familiariser avec
la classe, y trouver ses repères, en connaître les règles
de fonctionnement, tout enfant, qu'il soit ou non handicapé, a besoin de
temps. Les apprentissages sociaux s'effectuent nécessairement dans la durée,
ils sont scandés par des périodes d'adaptation et des paliers. Sauf
exception, il convient donc d'éviter des projets d'intégration trop
limités, déstabilisants pour l'enfant et ses parents, comme pour
le maître et les élèves de la classe." |
| (7bis)
Circ. du 08 mars 05 (II.3.1 b)
Il
conviendra de sassurer que le temps de fréquentation hebdomadaire
de lécole est suffisamment substantiel pour ne pas engendrer des
difficultés dadaptation de lenfant avec lenseignant et
ses camarades de classe. |
Et
plus récemment, la circulaire relative au PPS, qui invite les établissements
médico-éducatifs à mettre en oeuvre des formes de scolarisation
en alternance dans les écoles voisines, insiste pour que ces temps d'intégration
soient suffisamment conséquents. Voir : les établissements
et l'intégration scolaire | | Circ.
relative au PPS du 17 août 2006 - I. 3. B
(On recherchera)
un partage du temps qui donne la priorité à la scolarisation
au sein de létablissement scolaire de référence (...). En effet, une fréquentation occasionnelle
ou réduite à quelques heures par semaine de cet établissement
serait contraire à lidée même de projet personnalisé
de scolarisation. (...) |
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Dans son "Avis sur la scolarisation des enfants handicapés" du 6 novembre 2008,
la CNCDH (COMMISSION NATIONALE CONSULTATIVE DES DROITS DE L’HOMME)
dénonce l'abus des temps partiels dans la scolarisation des enfants handicapés |
| On constate en effet qu’un nombre important des 162 000 enfants handicapés scolarisés ne l'est que sur des temps partiels, voire très partiels (3 heures/semaine). On parle alors de « scolarisation perlée », pour laquelle on ne dispose pas de données nationales et qui, en tout état de cause devrait rester marginale ou très faible (...) Tout en se félicitant de ce mouvement de scolarisation des enfants handicapés, au regard des disparités que les chiffres avancés par l'Education nationale suggèrent, n'y a-t-il pas lieu de les relativiser en annonçant le temps effectif de scolarité des enfants handicapés en milieu ordinaire (...) ? |
La CNCDH demande qu’une obligation d’accueil en maternelle soit travaillée de façon conjointe entre les collectivités territoriales et l’Education nationale. Elle demande en outre que cet accueil se traduise, dans la mesure du possible, par un nombre d’heures de scolarisation significatif
http://www.cncdh.fr/IMG/pdf/08.11.06_Avis_scolarisation_enfants_handicapes.pdf |
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| | | Temps
plein, sous-groupes et aménagements Bien
entendu, des aménagements peuvent être nécessaires, car il faut donner leur place
aux soins, et parce qu'il est préférable, parfois, de travailler en sous-groupes
ou même de manière individualisée. Et enfin, peut-être, parce qu'il y a des enfants
qui ne supporteraient pas la vie en groupe à temps plein (8)... | | Nous
avons donné l'exemple de CLIS/SESSAD et de CLIS médico-psychologiques,
où l'observance du principe de la scolarisation à temps plein ne
signifiait pas, compte tenu des troubles et des difficultés scolaires des
enfants, que le groupe devait être en permanence au complet sous la responsabilité
directe de l'instituteur. Mais dans nombre de classes ordinaires, aussi bien,
la présence d'un aide-éducateur ou d'un intervenant extérieur
donne l'opportunité de partager l'effectif en sous-groupes pou.r certaines
activités, par exemple pour des ateliers décloisonnés (9).
La b)collaboration instituteur/éducateur peut permettre, à plus
forte raison, de travailler de manière diversifiée. L'enseignant
et l'éducateur coordonnent alors leurs efforts, chacun dans son registre
propre, pour conduire les enfants, par des chemins parfois détournés,
vers les apprentissages. Mais aucun enfant n'a alors
le sentiment d'être exclu d'un groupe
qui continuerait de fonctionner sans lui. Nous pensons donc que s'il y a scolarisation
en CLIS, le cadre de la CLIS doit rester premier, et englobant. La CLIS ne doit
pas apparaître comme la garderie annexe de l'établissement spécialisé
ou de l'hôpital de jour. |
| On
s'efforce donc que, dans toute la mesure du possible, les enfants restent à temps
plein dans l'école, où certains soins d'ordre paramédicaux ou éducatifs peuvent
être dispensés. Le principe de la clis/sessad ou de la clis/médico-psychologique
favorise d'ailleurs, comme en établissement spécialisé, certaines prises en charge
collectives telles que la rééducation psychomotrice (10). A certains moments,
aussi, l'instituteur et l'éducateur peuvent être conduits à travailler séparément,
dans la même classe ou dans des locaux distincts. La convention qui lie le
service de soins à la CLIS précise d'ailleurs que dans la mesure du possible celui-ci
dispose dans l'école d'une salle de classe et d'un local annexe (11). |
| On
ajoutera toutefois : | | -
que certaines situations particulières telles que le retour progressif
à l'école après un temps de déscolarisation ou l'intégration
en maternelle (où le sentiment du lien avec la maîtresse est
sans doute plus fort que celui de l'appartenance au groupe) justifient une certaine
souplesse dans l'application des principes énoncés ci-dessus. La
vie en grand groupe peut être fatigante et la journée scolaire apparaître
bien longue pour de jeunes enfants. | | -
que la situation est tout à fait différente dans certains établissement
spécialisés recevant des enfants lourdement déficitaires
ou en hôpital de jour, où il y a effectivement des instituteurs et
des activités scolaires, mais sans qu'il y ait constitution de groupes-classes
à proprement parler. | | | (8)
Dans la CLIS médico-psychologique de l'école Lavoisier
de La Rochelle (présentée dans la partie "Expériences") qui accueille des enfants
souffrant de troubles du comportement, il a par exemple été décidé que l'effectif
de la classe resterait complet tous les matins, - sauf dans le cas des intégrations
individuelles dans d'autres classes, qui sont conçues de manière à permettre à
l'enfant de suivre réellement un apprentissage, par exemple le français au CE.
Les après-midi sont organisés de manière plus souple : une partie des enfants
sont en soins, ils passent alors un ou deux après-midi au CATTAP (Centre d'Aide
Thérapeutique à Temps Partiel), d'autres se répartissent dans les ateliers décloisonnés
de l'école, et la maîtresse participe à ces ateliers ou peut travailler dans sa
classe avec trois ou quatre enfants. L'essentiel
nous paraît être que la règle soit la même pour tous.
(9) Le travail en sous-groupes exige bien entendu des moyens en personnel d'encadrement
(éducateur, intervenants extérieurs...). (10)
Un exemple est présenté dans le film vidéo de la CLIS/SESSAD
de l'école Descartes de la Rochelle.
(11) Plusieurs chapitres de ce site traitent de la collaboration instituteur/éducateur
(voir partie "Expériences"). |
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Mise
à jour : 27/11/08

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