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Adresse de cette page : http://scolaritepartenariat.chez-alice.fr/page73.htm

 

A propos du temps partiel

 
Arrêté du 8 novembtre 2015 (BO n° 44 du 26 nov embre 2015)
La durée hebdomadaire des enseignements à l'école maternelle et à l'école élémentaire est de vingt-quatre heures.
Le temps partiel : une mesure dérogatoire qui n'est pas de la compétence des enseignants

La durée de la semaine scolaire est donc fixée, à l'école primaire (maternelle et élémentaire) à vingt-quatre heures d'enseignement scolaire pour tous les élèves. Il s'agit d'une mesure réglemenaire. Le temps partiel  fait partie des mesures dérogatoires à la norme dont la légitimité ne peut être fondée que sur le PPS.

Circulaire n° 2009-87 du17 juillet 2009
Un aménagement de programmes ou de cursus ne peut être envisagé que lorsque le P.P.S. de l'élève le prévoit
Il n'appartient donc pas aux enseignants de décider seuls qu'un enfant ne serait accueilli qu'à temps partiel ou ne serait pas accueilli en l'absence de l'AVS.
Si une telle mesure s’avère nécessaire, la demande doit donc en être adressée à la MDPH par l'équipe de suivi de la scolarisation.
Situation d'urgence
On peut comprendre aussi que parfois, dans l'urgence, c'est à dire dans l'attente de la réunion de l’équipe pluridisciplinaire ou de la dsécision de la CDAPH, la décision soit soumise à l'acceptation de l'IEN qui a compétence pour prendre toute mesure conservatoire, conformément à la circulaire 2006-126 du 17 août 2006 (§ 2-4-3).
Note sur les aménagements du temps scolaire dans certaines situations particulières

Il en est de même quand l’élève doit quitter la classe pour une prise en charge rééducative sur le temps scolaire, kiné, ergo, orthophoniste. C'est tout à fait possible, mais cela doit figurer dans le PPS. Ces interventions se font parfois dans l'école. Cette disposition peut être souhaitable pour des enfants qui avec  plusieurs rééducations hebdomadaires  auraient des semaines très chargées et de plus elle facilite la collaboration entre l’enseignant et le professionnel concerné. Mais cette décision aussi exige, en principe, l’accord de la MDPH (elle doit figurer dans le relevé de conclusion de l'équipe de suivi). En maternelle d'ailleurs, ces interventions sur le temps scolaire ne doivent pas poser trop de problèmes, il n’y a pas la même continuité et progressivité des apprentissages que plus tard, à partir du CP, dans certaines disciplines. L'enfant ne sera pas obligé de rattraper le cours !
Voir : l'emploi du temps des élèves handicapés

 
Echanges
Un mi-temps imposé en maternelle
Delphine

08-04-09
Mon fils de 4 ans 1/2 est scolarisé à mi-temps en maternelle dans l'attente d'une attribution d'AVS (...). Cette scolarisation à mi-temps est d'autant plus pesante que l'enfant lui-même ne comprend pas pourquoi il est tenu à l'écart alors que d'autres sont contraints d'y aller même s'ils pleurent. (...) Cette décision nous a été imposée par l'école. 
Réponse ISP

15-04-09
Une remarque à propos de la scolarisation à mi-temps : l'école seule n'a pas le droit de décider d'une scolarisation à mi-temps. Le mi-temps doit être inscrit dans le PPS, il doit donc avoir été décidé par la CDAPH ou lors d'une réunion de l'Equipe de suivi de la scolarisation, organisée sous la responsabilité de l'enseignant référent. Et même dans ce dernier cas, vous pourriez dire que la décision ne sera appliquée qu'après qu'elle aura été entérinée par la CDAPH ! Et s'il y a une décision en ce sens de la CDAPH, vous pouvez encore la contester en demandant l'avis d'un conciliateur.
Note sur la situation un peu particulière en maternelle
Note ISP

En maternelle la situation est un peu différente, puisque la scolarité n'est pas obligatoire avant six ans. Mais l'école doit accueillir les enfants à partir de trois ans si les parents en font la demande. Un directeur peut donc décider un temps partiel si les parents en sont d'accord. C'est le cas parfois pour de très jeunes enfants.

Refus d'un temps partiel imposé par une directrice et une enseignante référente
Réponse ISP

20-01-16
Suite à votre appel téléphonique, à propos d'un temps partiel qui vous est imposé par la directrice et par l'enseignante référente tant qu'une AVS n'aura pas été nommée.
Le temps scolaire de 24 heures hebdomadaire est une mesure réglementaire. Un aménagement de ce temps ne peut être envisagé que lorsque le PPS de l'élève le prévoit. Une dérogation pour un temps partiel ne peut prise que par la CDAPH et doit figurer dans le PPS
L’enseignant référent peut transmettre à la MDPH une demande de temps partiel, si c’est le vœu de l’ESS (Equipe de Suivi de la Scolarisation). Et si vous n’êtes pas d’accord vous pouvez de votre côté écrire à la MDPH pour faire connaître votre désaccord. Mais ni l’enseignant référent ni la directrice de l’école ne peuvent prendre seuls une telle décision avant la décision de la CDAPH.
Vous pouvez donc refuser la décision, de la directrice et vous en plaindre auprès de l’IEN-ASH, qui doit être Mme X. (coordonnées).
Vous mettez une copie de votre courrier au directeur de la MDPH et au DSDEN-Inspecteur d’Académie, et aussi, par courtoisie, à l’enseignante référente et à la directrice.
Pour savoir comment cela fonctionne dans votre département (78) je vous recommande de prendre contact avec une association de parents, par exemple
AAD-France – parents d’enfants dysphasiques http://www.dysphasie.org
et/ou APEDA (parents d’enfants dyslexiques)http://www.apeda-france.com/
Dans le même temps vous pouvez insister auprès de l'IEN ASH pour qu’une AVS soit nommée le plus rapidement possible auprès de votre fils.
Mme N.
(78)

05-02-16

Suite à vos conseils, j'ai contacté Mme X, IEN-ASH, et la situation a vite bougé ! La nouvelle avs a été nommée début février ; et E. n'aurait jamais dû se retrouver à mi temps. J'ai donc pris rendez-vous avec la directrice qui m'a dit : nous allons refaire une equipe educative, mais suite à un appel de l enseignante référente, j apprends que ce n'est pas nécessaire et que nous pouvons réintégrer E. à temps plein temps dés demain. A la rentrée prochaine <e. ira sans doute en ulis ; c'est regrettable que certains enseignants et directeurs d'école refusent d'aider des enfants dyslexiques...

 
Demande d'un temps partiel
Cécile A.
(69)

06-05-14
Je voudrais savoir s'il est possible pour des parents d'un enfant scolarisé en école élémentairede demander une scolarisation de l'enfant à temps partiel.

L'enfant est en situation de handicap, la scolarité ne se passe pas très bien et les parents souhaitent mettre en place un soutien par des cours particuliers complémentaires, deux matinées par semaine.

Sur le plan légal, l'école peut elle accéder à la demande des parents ?
Note ISP

07-05-14
Rappelons d'abord que pour les enfants de plus de six ans le temps partiel est une mesure dérogatoire qu'un directeur d'école ne peut pas décider seul, fût-ce en accord avec les parents.
Pour un enfant handicapé, qui a un dossier en MDPH et un PPS, ce qui doit être le cas de l'enfant dont vous parlez, il faut travailler dans le cadre du PPS, qui donne  d'ailleurs beaucoup de possibilités.
J'ai d'ailleurs évoqué la question dans une page sur le PPS. Voyez par exemple la note sur l'emploi du temps des élèves handicapés. et les quelques paragraphes suivants.
Je signale aussi que certains obtiennent (pour des plus grands) de faire une année scolaire sur deux ans.
http://scolaritepartenariat.chez-alice.fr/page237.htm#deuxans

Dans le cadre du PPS, beaucoup de choses sont possibles si tout le monde est d'accord. Il faudrait donc en débattre d'abord en équipe de suivi, puis, si l'équipe de suivi est d'accord, que l'enseignant référent transmette à la MDPH une demande de modification du PPS en ce sens. La CDAPH a le pouvoir de notifier un temps partiel.

Et si les parents obtiennent la dérogation de la MDPH, ils peuvent peut-être aussi obtenir auprès du SAPAD du département l'aide d'intervenants ou de répétiteurs pour les cours à la maison.
Voir SAPAD
En cas de refus, il est toujours possible de demander une dérogation au DASEN, mais les chances d'aboutir sont limitées.
On peut toujours aussi conseiller à la famille de poser la question à une association ou sur une liste d'échandes de parents, pour savoir commen t ça se passe autour der chez elle...
 
Quelques réflexions sur le temps partiel
La scolarisation à temps plein est la priorité. Les textes de l'éducation nationale rappellent depuis longtemps que la scolarisation implique continuité et régularité et mettent en garde contre les scolarisations trop partielles.

Les textes officiels vont tout à fait en ce sens. Il s'agit notamment de la circulaire sur les dispositifs de l'AIS du 30 avril 2002. La circulaire reconnaît qu'il est possible d'envisager des intégrations à temps partiel, mais avec de sérieuses réserves. La circulaire insiste pour que "ce temps d'intégration soit inclus dans un projet cohérent de prise en charge de l'enfant, qui lui permette de réels progrès...". Et la conclusion est sans ambiguïté : "Des projets d'intégration trop partiels sont presque toujours voués à l'échec." La circulaire du 8 mars 05 relative à la prise en charge des personnes autistes contient une mise en garde du même ordre.

Circ. du 30 avril 02
"Plus généralement, si une scolarisation progressive est parfois judicieuse pour tenir compte de la fatigabilité de l'enfant, il convient d'attirer l'attention sur le fait que des projets d'intégration trop partiels sont presque toujours voués à l'échec. Pour se familiariser avec la classe, y trouver ses repères, en connaître les règles de fonctionnement, tout enfant, qu'il soit ou non handicapé, a besoin de temps. Les apprentissages sociaux s'effectuent nécessairement dans la durée, ils sont scandés par des périodes d'adaptation et des paliers. Sauf exception, il convient donc d'éviter des projets d'intégration trop limités, déstabilisants pour l'enfant et ses parents, comme pour le maître et les élèves de la classe."
Circ. du 08 mars 05 (II.3.1 b)
Il conviendra de s’assurer que le temps de fréquentation hebdomadaire de l’école est suffisamment substantiel pour ne pas engendrer des difficultés d’adaptation de l’enfant avec l’enseignant et ses camarades de classe.
La circulaire, en fait, vise principalement ici les établissements du secteur médico-éducatif ou les hôpitaux de jour qui pratiquent des intégrations dans les classes des écoles voisines, souvent trop ponctuelles.

Et la circulaire relative au PPS, qui invite les établissements médico-éducatifs à mettre en œuvre des formes de scolarisation en alternance dans les écoles voisines, insiste pour que ces temps d'intégration soient suffisamment conséquents. Voir : les établissements et l'intégration scolaire

Circ. relative au PPS du 17 août 2006 - I. 3. B
(On recherchera) un partage du temps qui donne la priorité à la scolarisation au sein de l’établissement scolaire de référence (...). En effet, une fréquentation occasionnelle ou réduite à quelques heures par semaine de cet établissement serait contraire à l’idée même de projet personnalisé de scolarisation. (...)
   
Un avis de la CNCDH - novembre 2008
 
Dans son "Avis sur la scolarisation des enfants handicapés" du 6 novembre 2008,
la CNCDH (COMMISSION NATIONALE CONSULTATIVE DES DROITS DE L’HOMME)
dénonce l'abus des temps partiels dans la scolarisation des enfants handicapés
On constate en effet qu’un nombre important des 162 000 enfants handicapés scolarisés ne l'est que sur des temps partiels, voire très partiels (3 heures/semaine). On parle alors de « scolarisation perlée », pour laquelle on ne dispose pas de données nationales et qui, en tout état de cause devrait rester marginale ou très faible (...) Tout en se félicitant de ce mouvement de scolarisation des enfants handicapés, au regard des disparités que les chiffres avancés par l'Education nationale suggèrent, n'y a-t-il pas lieu de les relativiser en annonçant le temps effectif de scolarité des enfants handicapés en milieu ordinaire (...) ?

La CNCDH demande qu’une obligation d’accueil en maternelle soit travaillée de façon conjointe entre les collectivités territoriales et l’Education nationale. Elle demande en outre que cet accueil se traduise, dans la mesure du possible, par un nombre d’heures de scolarisation significatif
http://www.cncdh.fr/sites/default/files/08.11.06_avis_scolarisation_enfants_handicapes.pdf

 
Se pose aussi la question du sentiment d'appartenance au groupe-classe, qui est important pour être heureux à l'école... Aucun enfant ne doit avoir le sentiment d'être exclu du groupe classe.
Données statistiques : Temps de scolarisation des élèves handicapés scolarisés dans le premier degré en 2014-2015
Mode de scolarisation Niveau Temps complet Temps partiel Ensemble
  %
Classes ordinaires Préélémentaire
Éémentaire
Total
18 762
67 459
86 221
11 351
6 336
147 687
37,7 %
8,6 %
17,0 %
30 113
73 795
103 908
CLIS Préélémentaire
Éémentaire
Total
5 025
36 399
41 424
1 966
4 114
6 080
28,1 %
10,2 %
12,8 %
6 991
40 513
47 504
TOTAL   127 645 23 767 15,7 % 151 412
Niveau estimé pour les élèves de CLIS
  Lecture : 15,7 % (soit 23 767 élèves) des élèves handicapés dans le premier degré sont scolarisés à temps partiel. Il s'agit souvent d'élèves des IME scolarisés précisément à temps partiel dans une école ordinaire.
  Dans "Repères et statistiques du Ministrère de l'éducation nationale" - édition 2015, page 3.7
http://www.education.gouv.fr/cid57096/reperes-et-references-statistiques.html
 
Mise à jour : 06/02/16

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