LES ÉTABLISSEMENTS
ET LA SCOLARISATION |
présentation |
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de cette page : http://scolaritepartenariat.chez-alice.fr/page53.htm
LES ÉTABLISSEMENTS DU SECTEUR MÉDICO-ÉDUCATIF
ET
LES CLASSES DÉLOCALISES Quelques
réflexions d'ordre général... |
| | Les
établissements du secteur médico-éducatif sont aujourd'hui
invités à favoriser la scolarisation de leurs élèves
dans les écoles ordinaire. Nous avons présenté, page
précédente, les orientations officielles qui se précisent
au fur et à mesure de la parution des textes d'application consécutifs
à la loi du 5 février 2005. |
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Réflexions
sur quelques obstacles |
| Depuis
longtemps des établissements spécialisés ont transporté
ou ouvert des classes dans des écoles ordinaires, des classes qu'on
appelait le plus souvent des classes intégrées. Ces classes restent
toutefois en nombre très limité. Leur fonctionnalité est
proche de celle des clis, mais le statut est différent, ces classes restent
rattachées à l'IME ou parfois à une association gestionnaire.
|
| |
| Sur
les classes intégrées ouvertes par des associations sans toutefois
que la classe soit rattachée à un établissement, voir Jean-Marie
Gillig "Mon enfant aussi va à l'école",
page 108-112 |
Il
semble qu'on assiste aujourd'hui à un mouvement en faveur de classes délocalisées
: il s'agit du transfert d'une classe de l'établissement et de son poste
d'enseignant dans une école voisine ou dans un collège voisin. Toute
la scolarisation y est réalisée dans l'école, mais les enfants
n'y sont pas nécessairement scolarisés à temps plein. L'IME
reste leur base arrière. Les quelques exemples que nous avons donnés
montrent qu'un réel effort est fait pour établir des échanges
et des relations de collaboration entre les personnels de l'école et ceux
de l'IME et pour une bonne intégration des enfants dans l'école.
|
C'est
assurément une voie d'avenir. |
Sur
les listes de diffusion, qui sont des listes d'échanges, les parents se
montrent souvent très méfiants vis-à-vis des établissements.
Or le plus souvent ils ne nient pas la qualité du travail éducatif
qui est fait dans les établissements. Mais la raison profonde paraît
être que cette entrée dans le monde du handicap, outre ce qu'elle
représente symboliquement, leur paraît être un enfermement
dans ce monde du handicap, elle marque la séparation d'avec l'extérieur.
Dans l'établissement, on ne voit que des enfants handicapés : l'enfant
n'est plus en contact avec des enfants ordinaires. |
Il
faut que les établissements montrent qu'ils sont capables d'accompagner
les enfants dans des structures extérieures, notamment pour leur scolarisation
mais aussi pour des activités extrascolaires. |
On
a lu l'année dernière (2007) dans la presse des articles de défense
des IME et soulignant la nécessité de ces établissements.
Et le plus souvent on ne peut qu'être d'accord avec ces articles (Sud-ouest,
1er sept. 2007). Mais ils oublient l'autre moitié de la question qui est
: comment faire pour permettre et développer les contacts entre les enfants
de l'IME et les autres, à l'école, hors de l'école ? |
Plus
étonnant, on a vu passer, en juillet dernier, une lettre des présidents
d'associations à M le Président de la République, dans laquelle
on lit : "La nécessaire coopération entre le milieu "ordinaire"
et le milieu "adapté" n'a pas encore de cadre de construction
fiable et pérenne au service d'un projet individuel pour chaque enfant."
Et dans le même temps, je lisais la circulaire sur les ITEP (du 14 mai 2007)
qui fait appel "à l'imagination des acteurs. pour que les ITEP mettent
de mieux en mieux leurs compétences et leur potentiel au service de l'intégration
scolaire et extrascolaire des jeunes." D'un côté donc les associations
demandent au Président de la République qu'il leur donne les moyens
d'une véritable collaboration avec le milieu ordinaire et d'un autre côté
le ministère demande aux associations gestionnaires des établissements
spécialisés qu'elles fassent montre d'imagination et de créativité
en la matière... Où est l'erreur ? (27
juillet 2007, voir site http://www.fnaseph.org). |
J'ai
lu un jour la réflexion d'un président d'association disant qu'une
des solutions "serait de développer la coopération entre l'éducation
nationale et les établissements spécialisés." (L'Humanité,
2 sept. 2004). Et alors, qui attend qui ? |
Nous
avons présenté dans ce site l'exemple d'une classe d'IMPRO délocalisée
dans un collège voisin (St Ouen/Marans). Un jour
le directeur de l'IMPRO, qui avait connu une telle expérience en primaire,
est allé voir le principal du collège. L'accueil a été
chaleureux, et tout s'est mis en place très vite. Encore fallait-il que
quelqu'un fasse le premier pas. |
Ces
questions ne sont pas nouvelles. Les orientations officielles ont toujours préconisé
que le secteur médico-éducatif agisse en ce sens. Il y a eu les
sessad, qui font un travail énorme d'aide à l'intégration
et qui constituent un exemple majeur. Mais les sessad, le plus souvent, se sont
ajoutés aux établissements alors qu'aujourd'hui c'est un mouvement
de redéploiement touchant les établissements eux-mêmes, qui
est nécessaire. |
Ce
mouvement se heurte à la pesanteur gestionnaire des établissements.
Mais heureusement, dans les associations gestionnaires il y a aussi des équipes
militantes ! |
|
| Articuler
les prises en charge : rélexions du Chef de Service de l'IMP
|
Les
IME
et
l'intégration scolaire | Les
orientations des politiques publiques engagent à penser la scolarisation
des enfants handicapés différemment et au-delà de la scolarisation,
il s'agit d'un véritable changement de regard sur la manière dont
une société propose de gérer la différence. |
A
l'IMP chaque enfant bénéficie d'un temps plus ou moins long de scolarisation
au sein de l'école, en fonction de son projet individuel. Un principe fort
anime cette dynamique : la déficience mentale ne doit pas d'emblée
écarter les enfants de l'école. Pour autant, il s'agit de normaliser
les parcours de vie et pas systématiquement ou nécessairement les
enfants. |
Ce
principe suppose alors une articulation entre le travail auprès des enfants
(éducation - rééducation) et le travail auprès de
l'environnement. Il ne s'agit pas de choisir mais d'articuler. |
Ce
travail engage un partenariat (en lien d'ailleurs avec les propositions, notamment
de la Loi 2002). Pour notre part, ce partenariat est concrétisé
via des conventions avec deux écoles à proximité de l'IMP
: une école maternelle, une école élémentaire. J'en
profite pour dire l'accueil formidable de ces deux établissements, clé
du succès. |
Ainsi,
il s'agit d'une déconcentration de notre accompagnement. L'institutrice
détachée de l'éducation nationale travaille au sein de l'école,
toujours en complémentarité avec un personnel éducatif de
l'IMP (ES et EJE). Le rôle de chacun est clarifié. Le travail au
sein de l'école n'est pas un "copier - coller" de celui de l'IMP. |
Bien
sûr des questions se sont posées et continues à être
débattues : comment respecter la différence sans discriminer ? Ce
type de question reste et "l'articulation" institution / milieu ordinaire
proposée est un début de réponse. |
Il
faut être vigilant notamment sur deux points essentiels : la logique d'ouverture
ne doit pas être une logique de désinstitutionalisation, (l'expérience
du secteur médical doit nous servir d'exemple). L'établissement
reste un outil nécessaire pour bon nombre d'enfants que nous accueillons.
Ses modalités d'accueil peuvent, elles, être modifiées. |
D'autre
part, la scolarisation ne doit pas aboutir à une "fragmentation"
de l'accompagnement trop important. Les enfants accueillis ont pour beaucoup un
besoin de repérage, de sécurité, de continuité d'accueil
: une des réponses est le déplacement du personnel sur d'autres
lieux. |
A
propos des sessad Ce fonctionnement engendre une autre question concernant
le rôle des SESSAD. L'ouverture des établissements vers l'école,
rapproche le fonctionnement des différents services établissement
- SESSAD |
Ces
derniers ont été de mon point de vue les "précurseurs"
et ont permis ces dernières années d'expérimenter le suivi
en dehors des services institutionnels. Aujourd'hui, pour ce qui nous concerne
en tous cas, les SESSAD devraient reprendre une fonction d'origine plus ambulatoire.
Les établissements devraient accompagner les enfants qui ont des besoins
importants et continus de suivi, et pour des besoins plus ponctuels, ou d'évaluation
/ diagnostic, ce serait plutôt les SESSAD. Finalement il s'agira de répartir
les rôles en fonction des besoins des enfants et non plus en fonction des
lieux d'intervention, ce qui était le cas jusqu'à aujourd'hui. |
Franck
Riche, Chef de service, IMP de Port Neuf mars 2007 |

Note
ISP | A propos
des sessad M. Riche ouvre un débat à propos des sessad :
la question semble être de savoir s'il est dans les missions d'un sessad
de travailler auprès d'une classe dont tous les enfants sont affectés
à ce sessad ou si les interventions du sessad doivent rester par nature
strictement in dividuelles. Nous pensons quant à nous avoir montré
dans ce site l'intérêt des actions collectives, à travers
les classes que nous avons présentées et rien, dans les textes relatifs
aux sessad, ne s'oppose à ce type de fonctionnement. Et l'intervention
dans l'école est en soi une démarche ambulatoire. |
La
comparaison des deux classes implantées à l'école Descartes,
la clis/sessad d'une part et la
classe transférée de l'IMP d'autre part, fait apparaître
de sensibles différences : les professionnels de l'IMP et du sessad ont
souligné que les enfants de l'IMP étaient porteurs de handicaps
plus lourds et qu'ils étaient le plus souvent scolarisés à
temps partiel alors que la scolarisation en clis/sessad est en principe à
temps plein. Les deux formules répondent à des besoins différents. |
Quant
à la différence de statut, elle n'est pas anodine : autre chose
est d'être affecté dans une clis, avec l'eaccompagnement d'un sessad,
autre chose d'être affecté en IME, même si la scolarisation
se déroule dans une école ordinaire. Voir "perfectionnement
et classes annexées". On voit mal comment expliquer aux parents
de la clis que leurs enfants seraient désormais affectés à
l'IME. |
Le
débat pourtant reste ouvert. Nous sommes dans une période où
les structures évoluent, où des passerelles se mettent en place,
où des formules plus flexibles voient le jour. La circulaire relative aux
ITEP invite les établissements à faire montre d'imagination ! Les
nouvelles formules de double inscription des enfants à l'IMP et à
l'école modifient aussi la donne... Que peut-on imaginer entre l'IMP et
le SESSAD ? P.B. |
| | |
| Vers
un développement rapide des classes transférées ? |
| Ce
type de fonctionnement est-il appelé à se développer rapidement
? Certains département ont déjà donné un nom à
ces classes transférées : les USI (Unité Scolaire d'Intégration)... |
Des
USI ? Unités Scolaires
d'Intégration | Lu sur
le site ASH de l'Aude |
L'Unité
Scolaire d'Intégration est une classe d'établissement spécialisé
localisée dans un établissement scolaire ordinaire (école/collège). Les
élèves sont suivis par l'équipe de l'établissement,
ils sont encadrés par un enseignant et un éducateur de l'établissement
spécialisé. Ils participent à la vie de l'école ou
du collège d'accueil. Une convention rédigée entre les
partenaires (mairie ou conseil général, équipe pédagogique
de l'établissement d'accueil et équipe de l'établissement
spécialisé) détermine le fonctionnement : accès aux
divers locaux, encadrement, surveillance, etc.
|
| On voit apparaître sur les sites des ien-ash l'indication des classes délocalisées du département. |
| Exemples |
74-Haute-Savoie :
http://ash.edres74.ac-grenoble.fr/IMG/pdf/Offre_de_scolarisation_collective_handicap_Rentree_2009-_12_circo.pdf |
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| Et
l'intégration sur les temps extrascolaires ? |
La
loi du 11 février 2005 engage "les familles, l'Etat, les collectivités
locales, les établissements publics, les organismes de sécurité
sociale, les associations, les groupements, organismes et entreprises publics
et privés (à associer leurs interventions en vue notamment d'assurer)
laccès de lenfant, de ladolescent ou de ladulte
handicapé aux institutions ouvertes à lensemble de la population..."
(Art. 2 - L114-2) |
La
mission d'aide à l'intégration du secteur médico-éducatif
ne se limite donc pas à l'intégration scolaire. Elle concerne aussi
notamment les loisirs. Nous évoquons cette aspect dans la partie du site
"Petite enfance et périscolaire" |
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Mise à jour : 20/02/08

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