LES AUXILIAIRES DE
VIE SCOLAIRE |
présentation |
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LES
AUXILIAIRES DE VIE SCOLAIRE La
gestion départementale des AVS - Absences des AVS |
| | |
F | la
question du recrutement des Assistants d'éducation
et celle de l'accompagnement
des enfants handicapés par un auxiliaire de vie scolaire
sont traitées dans
les deux pages suivantes : recrutement des AVS et accompagnement
des enfants handicapés par un auxiliaire de vie scolaire Diverses
questions sont abordées à la page Echanges
autour des AVS |
| | |
| Un
coordonnateur départemental |
| La
circulaire du 11 juin 03 demandait que dans
chaque département un coordonnateur départemental chargé
dassurer le fonctionnement cohérent du service des AVS soit désigné
par l'Inspecteur d'Académie. |
| Circ.n°
2003-092 du 11 juin 03 (Ce responsable)
participe à lanimation et au suivi du dispositif sous lautorité
de lIEN-AIS quil tient régulièrement informé
du fonctionnement du service et des difficultés éventuelles.(...) |
| Ce
coordonnateur sera chargé de l'organisation et de la planification
des emplois du temps en liaison avec la CDES d'une part et avec les directeurs
d'école et les chefs d'établissement d'autre part. Il aura en outre
la charge de l'animation du service. Il rendra compte de l'activité du
service au comité de pilotage départemental dont les membres
seront désignés par l'Inspecteur d'Académie du département. |
| | Voir
Handiscol Questions-réponses http://www.education.gouv.fr/handiscol/textes/assist.htm
|
F | Adresses On
peut obtenir les coordonnées du coordonnateur départemental auprès
de l'Inspection académique, parfois dans le diagramme publié sur
le site de l'Inspection, auprès des AVS et parfois auprès des écoles.
Et parfois tout simplement en consultant l'annuaire du téléphone... On
trouvera quelques adresses page : quelques
adresses |
| Il est précisé
aussi que Les associations ayant précédemment
signé une convention de partenariat en tant que gestionnaire d'un service
d'AVS seront associées au comité départemental.
|
F
| Renseignements complémentaires
Les associations départementales
qui participent à la gestion des Auxiliaires de Vie Scolaire se sont regroupées
au sein de la FNASEPH (Fédération Nationale pour l'Accompagnement
Scolaire des Élèves Présentant un Handicap) Pour
obtenir davantage d'informations sur le recrutement, le statut et les missions
des AVS, il est possible de contacter FNASEPH - C/O Maison de l'Enseignement
13 Impasse Saffray 72100 LE MANS E-mail |
| | |
| Problèmes
d'absences des AVS |
| La
circulaire de juillet 04 précise que ce coordonnateur départemental
a notamment en charge la gestion des problèmes relatifs aux absences des
AVS. Il doit être en mesure de répondre "aux situations délicates
qui ne peuvent manquer de se produire soit en cas d'absence de l'AVS (...) soit
en cas d'absence prolongée de l'élève...".Voir Circ.
du 15 juillet 04. |
| Circ.
n° 2004-117 du 15 juillet 04 2. (...) en cas dune absence
de courte durée de lAVS, un protocole doit être mis en place
dans lécole permettant dassurer la continuité de la
scolarité de lélève handicapé, sauf cas particuliers
ou circonstances exceptionnelles. En cas dabsence prolongée de lAVS-I
(congés de maternité, congés maladie prolongés par
exemple) des possibilités de remplacement doivent être prévues. |
Rappel |
La
circulaire de juin 03 précisait que
si
la présence de l'AVS est
utile dans certains cas, elle ne saurait
être considérée comme une condition de la scolarisation. La
circulaire du 15 juillet 04, tout en réaffirmant à son tour que
"ladmission et la scolarisation dun élève en situation
de handicap ne sauraient dépendre systématiquement de la présence
dun AVS", invite toutefois à prendre en compte l'existence de
"cas particuliers" et de "circonstances exceptionnelles"... |
Conclusion
pratique : en cas d'absence de l'AVS - l'école peut interroger le
coordonnateur départemental pour demander un remplaçant - mais
elle ne peut refuser l'enfant que s'il s'agit d'un "cas particulier"
ou en cas de "circonstances exceptionnelles" Qui peut décider
de ces cas particuliers ou exceptionnels ? - il peut y avoir accord amiable
avec des parents conscients de la difficulté pour l'institutrice de s'occuper
de l'enfant sans l'aide de l'AVS, - mais la procédure normale nous paraît
être que cette disposition soit inscrite dans le PPS. è
L'école qui veut refuser l'enfant doit donc demander que cette situation
soit prévue dans le PPS. Elle peut, pour cela, faire appel à l'enseignant
référent. |
Et en cas d'absence de l'élève ? |
|
Circ. n° 2004-117 du 15 juillet 04
De même en cas d’absence brève de l’élève handicapé, il est préférable - sauf cas particulier - que l’AVS-I continue à être présent dans la ou les classe(s) où il intervient habituellement de manière à ce qu’il puisse au mieux pallier auprès de l’élève handicapé les effets de son absence momentanée. Il peut, à cette occasion - sur les indications de l’enseignant - apporter une aide à certains élèves de la classe où il accompagne habituellement un élève handicapé. En cas d’absence prolongée de l’élève (maladie, hospitalisation), il est nécessaire de prévoir la réaffectation de l’AVS-I auprès d’un ou plusieurs autres élèves handicapés. |
|
Absences des AVS. Que faire
? |
| Les
plaintes relatives aux absences des AVS sont nombreuses sur les listes de diffusion.
On notera que les parents se montrent le plus souvent compréhensifs vis
à vis des difficultés des enseignants. Quelques exemples |
 Lydéric
19-09-05 | Luca
a fait une semaine et un jour d'école, et ce matin, coup de fil de la directrice
me demandant de ne pas le ramener, son avs étant absente. Je ne me suis
pas laissé faire, mais elle a bien voulu le prendre à titre "exceptionnel".
Je sais bien sûr que les textes sont avec moi... |
| Cependant,
Luca, 3 ans, est en fauteuil, a besoin constamment de l'aide d'un adulte, je comprends
fort bien sa position. Comment gérez vous ce genre de situation ? |
 Sonia 19-09-05
| L'avs
qui accompagne mon enfant (moyenne section de maternelle) qui est en fauteuil
(imc) ) est en arrêt de travail depuis le 8 septembre et l'école
l'accueille malgre l'absence de l'avs (mais les apprentissages ne sont pas les
mêmes du fait que l'avs n'est pas là pour répéter les
consignes) . |
Dans
notre departement, l'inspecteur AIS ne veut plus entendre dire qu'un enfant n'a
pas été accueilli lors de l'absence de l'avs. Il est bien gentil
mais dans la realite bon nombre de parents doivent quitter leurs emplois du fait
de ces soucis car ils ne veulent pas "imposer" leurs enfants lors de
cette absence. Que
faire ? |
 Christine 20-09-05
| Hier
matin, je suis allée rencontrer la secrétaire de CCPE, avec qui
j'ai parlé de Romain et de son intégration, qui se passe bien. Et
je lui soumets mon souci en cas d'absence de l'avs. Et là, la dame me répond
qu'aucun enfant scolarisé avec une AVS ne doit être déscolarisé
si celle-ci est absente. |
| Elle
a appelé le service Handiscol qui s'occupe du recrutement des avs et suivi
d'emploi. Qui lui confirme, que sauf cas particuliers, enfant en fauteuil roulant,
ou en coque, très dépendants, les enfantrs doivent être accueillis.
Il y a des clauses particulières. Du coup, le service Handiscol a envoyé
une lettre à toutes les écoles, en les informant sur la nouvelle
loi par la circulaire, et en leur demandant donc de bien justifier leur refus
sur la document qui leur est envoyé. |
| Je
pense qu'il faut pas hésiter à aller voir le secrétaire de
CCPE qui est là pour défendre nos droits et ceux de nos enfants,
et le service handiscol. Et avoir confiance en NOUS. |
 Karine 19-09-05
| En
ce qui concerne mon fils, 6 ans et autiste, la présence de l'AVS relève
de sa sécurité en plus de son éducation, car son truc c'est
de fuguer dès qu'il peut. Ils veulent bien l'accueillir quand l'AVS n'est
pas là, mais il ne font pas plus attention à lui, or il est incapable
de suivre sans repères, il a peur et il s'enfuit de l'école. C'est
donc moi qui me vois contrainte de ne pas mettre mon fils à l'école
si l'AVS n'est pas là... |

Point
de vue ISP 10-11-05 | A
qui s'adresser L'Inspecteur d'Académie dispose
d'un contingent limité de postes d'AVS, qui lui est octroyé par
le Rectorat. La CDES, quant à elle, accorde un agrément pour l'attribution
d'un AVS auprès d'un enfant, mais ce n'est pas elle qui choisit l'AVS et
elle n'a aucun moyen d'action en cas d'absence de l'AVS. Son rôle est de
dire quels enfants ont besoin de l'AVS. |
| L'Inspecteur
d'Académie est directement responsable du service des AVS de son département.
Il nomme un coordonnateur du groupe départemental
chargé, notamment de l'organisation et de la planification
des emplois du temps en liaison avec la CDES d'une part et avec les directeurs
d'école et les chefs d'établissement d'autre part. Il appartient
à ce coordonnateur de répondre "aux situations délicates
qui ne peuvent manquer de se produire en cas d'absence de l'AVS" (voir ci-dessus).
|
| Les
parents (et plus encore les directeurs) qui rencontrent des difficultés
à cause de l'absence et du non remplacement d'un AVS peuvent demander des
explications à ce coordonnateur départemental, dont les moyens
sont certes limités (mais a-t-il prévu des remplaçants parmi
son contingent d'AVS ?). Si le coordonnateur n'est pas en mesure de leur apporter
une réponse satisfaisante, ils leur reste à adresser une réclamation
à l'Inspecteur d'Académie. |
| Il
leur est possible aussi de contacter le groupe départemental handiscol,
dont le poids varie selon les départements et où l'on retrouve souvent
les mêmes personnes. Pour une action à plus long terme et au niveau
national, il peut être utile de rejoindre la FNASEPH
(qui regroupe les associations départementales qui participent à
la gestion des AVS). |
Sur
le fond... Il est sans doute opportun de rappeler aux enseignants qu'ils
doivent faire le maximum pour accueillir les enfants habituellement accompagnés
d'un AVS même en cas d'absence de l'AVS. D'ailleurs pour la plupart des
enfants l'accompagnement ne couvre que quelques demi-journées par semaine
: il y a donc des jours "sans AVS". |
| Néanmoins,
l'affirmation pure et dure que l'école doit accueillir
l'enfant non accompagné dans tous les cas paraît excessive par rapport
aux textes et n'est peut-être pas exempte de
quelque hypocrisie. Car on feint d'ignorer qu'il y a des enfants, surtout parmi
les plus jeunes et les moins autonomes, qui ont absolument besoin, pour fréquenter
l'école, d'un accompagnant individuel. En faisant porter tout le poids
de leur accueil sur les enseignants, l'administration se décharge trop
facilement de son devoir de remplacement et de la nécessité de donner
à l'école les moyens nécessaires. |
| Les
parents en sont conscients. On constate, à travers les quelques courriers
significatifs que nous avons reproduits, qu'ils font la part des choses, qu'ils
savent que chacun doit y mettre du sien, mais qu'il leur faut aussi interpeller
l'administration... Nous avons dit par ailleurs dans ce site toutes nos réticences
vis à vis de l'intégration à temps partiel (sauf sur des
temps provisoires ou pour des enfants très jeunes). Voir :
la scolarisation, temps plein ou temps partiel ? |
| Par
ailleurs, et puisque la plupart des problèmes évoqués paraissent
concerner des enfants de maternelle, l'arrivée sur le marché des
Emplois Vie Scolaire, appelés à supplanter
pour une part les AVS en maternelle, apportera sans doute davantage de souplesse
dans le l'organisation des remplacements. |
 Sonia 25-11-05 | Petite
situation : la maîtresse de Chloé a dû faire un stage de deux
jours et elle m'a demandé si je pouvais garder Chloé car elle ne
savait pas si son remplaçant accepterait de prendre ma fille, d'autant
que l'avs était en arrêt de travail et non remplacée durant
ces deux jours...
|

ISP 25-11-05
| Un
remplaçant est tenu, en principe, d'assurer les charges de celui qu'il
remplace. Il n'a pas à accepter ou à ne pas accepter de prendre
l'un des enfants de la classe ! D'ailleurs les remplaçants sont souvent
des instituteurs relativement âgés qui ont choisi cette fonction
à cause des primes non négligeables dont ils bénéficient.
Il ne faut donc pas aller trop vite au devant de leurs supposés desiderata.
Mais là encore, il y a la règle formelle et il y a les accommodements
plus ou moins nécessaires, plus ou moins admissibles... |
| | |
Il y a aussi les
absences des élèves... |
 Marie 20-11-06 | Mon
fils est au collège, et lorsqu'un enfant est absent les cours sont photocopiés
pour l'èleve absent par un autre élève, il en est de même
pour mon fils et je préviens son AVS de son absence,elle est aussi sur
le collège pour un autre enfant et est en lien constant avec l'équipe
d'enseignant. |
| | |
Le point de vue d'un
coordonnateur départemental |
N. coordonnateur
du groupe départemental des AVS de Y 14-12-02 | Chargé
de la gestion AVS d'un département, je suis régulièrement
confronté à la question des absences, essentiellement d'ailleurs
sur les congés de maladie qui précèdent (et qui, je le crains,
suivront) les congés de maternité de ces jeunes femmes ( puisqu'il
faut savoir qu'il n' y quasiment pas d'AVS de sexe masculin ! ) |
| Or
la difficulté n°1 réside dans le fait que les congés
de maladie sont rémunérés par l'IA, alors que les congés
de maternité le sont par la CPAM. De ce fait, le congé de maternité
peut être remplacé puisqu'il "libère" une ligne
budgétaire. Alors que, a contrario, on ne peut employer deux personnels
sur le même poste en cas de congé de maladie. |
| Bref,
même si on sait déjà qu'une personne ne rejoindra pas son
poste avant le début de son congé de maternité (et cela peut
signifier plusieurs semaines d'absence), on ne peut pourtant rien faire sauf à
écouter les doléances bien compréhensibles des uns et des
autres. |
| Autre
souci, les quelques personnels qui dysfonctionnent rapidement et quittent leur
emploi sans motif ni congé. Là encore on reste impuissant, car rompre
un contrat public est un processus long et compliqué dont personne ne semble
maîtriser toutes les subtilités. Et donc là encore, des jours
d'absences qui s'allongent. |
| Mais
le volume d'absence reste tout de même assez faible. De l'ordre de +/- 5
% des personnels. Ce qui fait que s'il fallait remplacer quelques AVS, il faudrait
immanquablement demander à une, deux ou trois personnes de couvrir d'importantes
zones depuis leur lieu de résidence. Et comme la question des frais de
déplacements n'est toujours pas résolue... |
| D'autre
part ces postes dédiés à cette fonction seraient nécessairement
ponctionnés sur l'enveloppe attribuée par la Ministère au
département, ce qui ferait donc autant d'enfants sans prise en charge.
Un choix douloureux... |
| Bon
mais il faut aussi redire que ces soucis restent heureusement marginal, sauf pour
les familles et les enseignants qui sont concernés, bien sûr... Et
toutes ces jeunes personnes mériteraient davantage que les remerciements
dont on les gratifie généreusement pour leur mobilisation et leur
assiduité auprès des enfants. |
Mais
il y a néanmoins un constat qui doit faire réfléchir : les
AVS qui s'absentent, démissionnent, ou disparaissent dans la nature sans
donner de nouvelle, sont - comme par hasard - positionnées auprès
d'enfants autistes. Il y a là matière à une véritable
réflexion sur les conditions de scolarisation de ces enfants, les objectifs
poursuivis et sur la mise en danger psychique que ces troubles peuvent induire
chez des jeunes plongées de la sorte dans une marmite émotionnelle
dans laquelle elles se noient parfois. |
| D'ailleurs
à mon sens le dispositif a dérapé : les AVS se trouvent maintenant,
pour plus de la moitié d'entre elles, auprès d'enfants souffrant
de troubles du développement et /ou de troubles de la personnalité.
Où sont les professionnels du soins dans ces projets ? |
Quelles
solutions sur le remplacement ? Faut-il croire qu'une professionalisation accrue
(qualification diplômante et reconnaissance d'un véritable métier)
réduirait ces difficultés ? La question est ouverte. Mais la
lassitude liée aux coûts entraînés par les déplacements
n'est sans doute pas non plus à négliger. |
Il
n'empêche que cette question restera toujours à vif dans l'enseignement
en général (voir les absences d'instits ou de profs non remplacées
! ) et que ce sera d'autant plus compliqué pour les AVS que maintenant
certains enfants ne peuvent rester en classe sans personnel rapproché !
Une augmentation du temps de scolarisation (des enfants handicapés)
entraîne en effet quasi systématiquement une nouvelle demande d'augmentation
parallèle du volume de présence adressée à la CDES.
|
Autre
dérive du projet de départ, donc, puisque initialement on pensait
pouvoir lier avancée dans les années, augmentation de l'autonomie
et donc réduction conséquente du temps AVS, autant de demi-journées
qu'on aurait alors réattribuées à un autre enfant. On est
bien loin de ce schéma et les demandes ne font qu'aller croissant... Or
que doit-on penser d'un projet qui ne peut envisager une scolarité sans
AVS ? Je n'ai pas d'avis bien clair là dessus, je m'interroge seulement. |
| Et
au final ce qui surprend, c'est la focalisation des débats sur les AVS,
comme si la scolarisation ne devait dépendre que de cet accompagnement
dont on voit bien qu'il vient - dans certaines situations - pallier des réponses
professionnelles insuffisantes. |
| Car
n'est ce pas avant tout par une augmentation radicale des moyens attribués
aux différents services de soins (Sessad, hôpitaux de jour) et aux
établissements qu'on observera le bond qualitatif que tout le monde espère
? La scolarisation des enfants handicapés doit certes passer par des volumes
de présence AVS resserrés, mais aussi et surtout par une densification
des interventions des Sessad |
| Mais
il faut dire aussi que les familles les plus revendicatrices sur les AVS sont
aussi celles qui sont en rupture avec les institutions... C'est vraiment un monde
complexe que celui du handicap à l'école... |
| | |
Mise
à jour : 20/11/06

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