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LES AUXILIAIRES DE VIE SCOLAIRE
présentation
Adresse de cette page : http://scolaritepartenariat.chez-alice.fr/page802.htm

 

LES AUXILIAIRES DE VIE SCOLAIRE

La gestion départementale des AVS - Absences des AVS

  
la question du recrutement des Assistants d'éducation et celle de l'accompagnement des enfants handicapés par un auxiliaire de vie scolaire sont traitées dans les deux pages suivantes : recrutement des AVS et accompagnement des enfants handicapés par un auxiliaire de vie scolaire
Diverses questions sont abordées à la page Echanges autour des AVS
  
Un coordonnateur départemental
La circulaire du 11 juin 03 demandait que dans chaque département un coordonnateur départemental chargé d’assurer le fonctionnement cohérent du service des AVS soit désigné par l'Inspecteur d'Académie.
Circ.n° 2003-092 du 11 juin 03
(Ce responsable) participe à l’animation et au suivi du dispositif sous l’autorité de l’IEN-AIS qu’il tient régulièrement informé du fonctionnement du service et des difficultés éventuelles.(...)
Ce coordonnateur sera chargé de l'organisation et de la planification des emplois du temps en liaison avec la CDES d'une part et avec les directeurs d'école et les chefs d'établissement d'autre part. Il aura en outre la charge de l'animation du service. Il rendra compte de l'activité du service au comité de pilotage départemental dont les membres seront désignés par l'Inspecteur d'Académie du département.
 Voir Handiscol Questions-réponses
http://www.education.gouv.fr/handiscol/textes/assist.htm
Adresses
On peut obtenir les coordonnées du coordonnateur départemental auprès de l'Inspection académique, parfois dans le diagramme publié sur le site de l'Inspection ASH,, auprès des AVS et parfois auprès des écoles. Et parfois tout simplement en consultant l'annuaire du téléphone...
On trouvera quelques adresses page : quelques adresses (cliquer sur le département).
Il est précisé aussi que Les associations ayant précédemment signé une convention de partenariat en tant que gestionnaire d'un service d'AVS seront associées au comité départemental.
Evolution en cours
  Dans quelques académies, les services de gestion des AVS et d'organisation de leurs emplois du temps commencent à être regroupés dans les rectorats.
Note ISP On peut ainsi avoir affaire à des gens qui connaissent très mal les situations locales.
JC.W
22-10-12
Dans certains département (le mien par ex), pas de coordonnateur d’avs, la mission est conifé à l’ien ash qui délègue en partie aux ERH.
Il peut donc arriver qu’un erh ait une mission complémentaire de gestion des avs. L’avs et l’équipe pédagogique ont un avis à donner bien entendu mais au final ce n’est pas l’avs qui décide ou pas de où il doit exercer.
 
Problèmes d'absences des AVS
La circulaire de juillet 04 précise que ce coordonnateur départemental a notamment en charge la gestion des problèmes relatifs aux absences des AVS. Il doit être en mesure de répondre "aux situations délicates qui ne peuvent manquer de se produire soit en cas d'absence de l'AVS (...) soit en cas d'absence prolongée de l'élève...".
Voir Circ. du 15 juillet 04.
Circ. n° 2004-117 du 15 juillet 04
2. (...) en cas d’une absence de courte durée de l’AVS, un protocole doit être mis en place dans l’école permettant d’assurer la continuité de la scolarité de l’élève handicapé, sauf cas particuliers ou circonstances exceptionnelles. En cas d’absence prolongée de l’AVS-I (congés de maternité, congés maladie prolongés par exemple) des possibilités de remplacement doivent être prévues.
Rappel
La circulaire de juin 03 précisait que si la présence de l'AVS est utile dans certains cas, elle ne saurait être considérée comme une condition de la scolarisation. La circulaire du 15 juillet 04, tout en réaffirmant à son tour que "l’admission et la scolarisation d’un élève en situation de handicap ne sauraient dépendre systématiquement de la présence d’un AVS", invite toutefois à prendre en compte l'existence de "cas particuliers" et de "circonstances exceptionnelles"...
Conclusion pratique : en cas d'absence de l'AVS
- l'école peut interroger le coordonnateur départemental pour demander un remplaçant
- mais elle ne peut refuser l'enfant que s'il s'agit d'un "cas particulier" ou en cas de "circonstances exceptionnelles"
Qui peut décider de ces cas particuliers ou exceptionnels ?
- il peut y avoir accord amiable avec des parents conscients de la difficulté pour l'institutrice de s'occuper de l'enfant sans l'aide de l'AVS,
- mais la procédure normale nous paraît être que cette disposition soit inscrite dans le PPS.
è L'école qui veut refuser l'enfant doit donc demander que cette situation soit prévue dans le PPS. Elle peut, pour cela, faire appel à l'enseignant référent.
Et en cas d'absence de l'élève ?
Circ. n° 2004-117 du 15 juillet 04
De même en cas d’absence brève de l’élève handicapé, il est préférable - sauf cas particulier - que l’AVS-I continue à être présent dans la ou les classe(s) où il intervient habituellement de manière à ce qu’il puisse au mieux pallier auprès de l’élève handicapé les effets de son absence momentanée. Il peut, à cette occasion - sur les indications de l’enseignant - apporter une aide à certains élèves de la classe où il accompagne habituellement un élève handicapé. En cas d’absence prolongée de l’élève (maladie, hospitalisation), il est nécessaire de prévoir la réaffectation de l’AVS-I auprès d’un ou plusieurs autres élèves handicapés.
 
Et quand il n'y a pas d'AVS... Les obligations de l'Etat et les recours des familles
Il arrive que l'Inspection académique ne soit pas en mesure de fournir les heures d'AVS pourtant notifiées par la CDAPH...
Maud

03-05-14
Nous avons reçu la notification positive pour une AVS (12 h par semaine) effective depuis novembre 2013. Or nous sommes en mai 2014 et nous n'avons toujours pas d' AVS pour L.
L'enseignante référente m'a demandé si je ne connaissais pas quelqu'un ???
(...) Est-ce normal que ce soit aux parents de recruter ? donc un conseil si vous avez l'accord, mettez directement une annonce à l'école, en mairie afin de trouver quelqu'un.
ISP

03-05-14
Il peut arriver en effet que l'Inspection académique manque de candidats pour occuper les postes, d'autant plus que dans mon département l’Inspection académique ne recrute pas d’AVS dont le domicile serait trop éloigné de celui des enfants pour ne pas avoir à payer des frais de déplacement trop élevés…
Vous pourriez peut-être effectivement aider l'Inspection académique en mettant des petites annonces ou en consultant Pôle-Emploi...
Houria

05-05-14
En ce qui nous concerne, c'est moi qui cherche l'avs de mon fils (...) et je préfère d'autant plus qu'il a la chance d'avoir comme avsi des personnes motivées, consciencieuses et formées (elles ont une formation d'éducatrice spécialisée ou elles sont psychologue/étudiante en master de psychologie) Pour le collège l'avs doit être éligible au contrat aidé c'est pour ça que les écoles doivent trouver des personnes qui correspondent a ces critères d'éligibilité.
L'avs de mon fils travaille aussi à la maison quelques heures (contrat cesu par moi même) donc il y a vraiment un lien entre le collège et le domicile.
Maud

05-05-14
O miracle, cette année, une AVS était là 15 jours après la rentrée, mais comme elle n'avait pas été payée depuis septembre, elle a quittée son emploi en novembre.
Voici ce que j'ai fait,
j'ai écrit à notre référente qui était en arrêt maladie depuis plusieurs semaines ;
j'ai demandé au pricipal du collège à remplacre l'AVS, ce qu'il a accepté (...) ;
j'ai envoyé un mail à la personne en charge des AVS à l'académie, j'ai eu une petit réponse laconique ;
j'ai contacté la MDPH (qui m'a envoyé gentiment balader) ;
j'ai contacté un conseiller régional par mail
et miracle, la procédure d'embauche qui exigeait le recrutement par pôle emploi n'est plus deveneu obligatoire
et une AVS est venue comme par enchantement.
Pour la petite histoire, je ne sais pas qui a déclanché le recrutement de la dernière AVS.
Pas facile de se battre, cela fait déjà 5 ans que mon fils a une avs, et tous les ans on recommence le même combat pour expliquer aux enseignants, à l'AVS, qui ne connaît rien du dossier médical et ne sait pas toujours ce qu'elle doit faire, et dans le cas de mon fils, il leur a souvent été dit qu'il était dysphasique ou dyspraxique alors que ce n'est pas ses handicaps...
Autres recours pour les familles ?
  Le n° d'appel d'Aide handicap école : 08 10 55 55 00
  La défenseure des enfants
Des familles qui ont fait appel à la Défenseure des enfants ont obtenu qu'une AVS soit envoyée rapidement dans l'école. La défenseure avait été contactée par mél, sur son site.
Voir : la défenseure des enfants
L.J. AAD17

septembre
2010


Un exemple de Charente-Maritime : deux courriers de la défenseure des enfants, suite à une action conduite par l'un des membvres du bureau d'AAD17.
Dans le premier courrier, la défenseure des enfants prend acte des mesures qui ont été prises, et par le second, ses services ont voulu vérifier si son intervention a bien été suivie d'effet.

du référent
La défenseure des enfants courrier du 21/10/2010 Premier courrier La Défenseure des enfants - Paris, le 21 octobre 2010
Madame,
Vous m'avez saisie, par courrier électronique en date du 10 septembre 2010, en tant qu'Autorité Administrative Indépendante chargée de la défense des droits de l'enfant, de la situation de l'enfant N., âgé de six ans, scolarisé à l'école maternelle privée de K.
Vous m'expliquiez qu'un Auxiliaire de Vie Scolaire (AVS) avait été attribué à N. par la Maison Départementale des Personnes Handicapées. Toutefois, personne ne lui avait été affecté à la rentrée scolaire et l'enseignante de N. indiquait qu'elle ne l'accepterait plus dans sa classe tant qu'il n'aurait pas d'AVS.

Le 14 septembre dernier, Monsieur l'Inspecteur académique informait Monsieur et Madame P., les parents de N., que l'absence d'AVS auprès de leur fils résultait d'un retard dans les formalités à accomplir afin d'obtenir l'autorisation de le recruter. Dans l'attente de cette affectation, l'enseignante de N. était toutefois tenue de l'accepter dans sa classe.
Par courrier en date du 23 septembre dernier, vous m'informiez qu'un AVS devait a priori lui être affecté avant fin septembre. Aussi, ma collaboratrice a pris contact avec vous et vous lui avez indiqué, le 11 octobre 2010, qu'un AVS était bien présent pour aider N. en classe.
Je me réjouis du dénouement favorable de cette situation pour N. J'espère que son enseignante prendra conscience de la nécessité qu'il soit intégré au sein de sa classe pour aider à sa socialisation et qu'il pourra suivre sa scolarité dans les conditions les mieux adaptées à ses besoins,
Je reste à votre disposition en cas de difficultés nouvelles ou persistantes concernant la scolarisation de N et je vous prie de croire, Madame, en l'assurance de ma considération distinguée.
La Défenseure des enfants
Dominique VERSIN1
La défenseure des enfants second courrier Le second courrier de la Défenseure des enfants
Situation de l’enfant : N.
Nos références : dossier  n° 9../2010
Dossier suivi par : Madame DEJEAN
 A l’attention de madame J. (de l'association AAD17)
Madame,
Vous avez saisi la Défenseure des enfants de la situation de N., âgé de six ans, pour lequel aucune AVS n’avait été affectée, malgré une décision de la Maison Départementale des Personnes Handicapées.
Par courrier en date du 23 septembre dernier, vous nous informiez qu’une AVS devait a priori être affectée à N. avant fin septembre. 
 Je me permets de revenir vers vous afin de vérifier si cela a bien été le cas et si Lucas peut poursuivre sa scolarité dans les meilleures conditions possibles.
 Je reste dans l’attente d’une réponse de votre part et je vous prie de croire, Madame, en l’assurance de ma considération distinguée.
Bérangère DEJEAN
Chargée de mission auprès de la Défenseure des enfants
Service Réclamations
104, Bd Auguste Blanqui
75013 PARIS
Tél : 01 53 63 58 51
Fax : 01 53 63 58 79
   

 

Le tribunal administratif : l'État contraint à respecter la loi.
Tribunal administratif de Pau

1er juin 2010
Pour les parents d'enfants handicapés, c'est une victoire. Après avoir, sans  succès, mis en demeure l'inspection académique, sept familles soutenues par  le collectif Handik (regroupant cinq  associations) ont porté plainte devant le tribunal administratif de Pau  contre le ministère de l'Éducation nationale pour non-respect de la loi de 2005.
Le tribunal a répondu favorablement aux requêtes des sept familles d'enfants handicapés, obligeant le ministère à leur payer des auxiliaires de vie scolaire.
Les familles étaient soutenues par le collectif HANDIK.
http://www.sudouest.fr/2010/06/05/handicap-l-etat-se-voit-contraint-a-respecter-la-loi-109488-4621.php
Béatrix (13)



30 juin 2010
Collectif HANDIK - Bouches du Rhône
Sur les Bouches-du-Rhône, nous rencontrons comme partout des difficultés et nous nous sommes regroupés pour créer à la rentrée, un collectif HANDIKcomme au Pays Basque afin que les familles ne soient plus isolées, baladées par des représentants de fédérations de parents d'élèves qui font, trop souvent pour l'instant, perdre un temps trop préjudiciable aux élèves en situation de handicap.  
Nous souhaitons regrouper les démarches par sujet avec des courriers types et un avocat qui se chargerait de faire les demandes de référés par sujet pour plusieurs familles à la fois, à un prix abordable. ( dernier référé demandé avec dossier préparé en équipe, le coût de chaque demande de référé et lettre au Recteur par famille a été de 200 euros)… »  

http://fr-fr.facebook.com/people/Handik-Collectif/100000922170987
Note : qu'est-ce qu'un référé ? Voir les référés
Les liens pour HANDIK
HANDIK Collectif qui regroupe 5 associations de parents, d'amis et de personnes en situation de handicap situées en Pays Basque.
Qu'est ce que Handik Créé en janvier 2009, HANDIK est un collectif qui ...
Note ISP

13-09-10

Un document d'aide aux familles : comment saisir le tribunal administratif
HANDIK a publié un document d'aide aux familles : comment saisir le tribunal administratif suite à une notification de décision d'Auxiliaire de Vie Scolaire non exécutée par le Rectorat. Voir http://handik.org/pdf/saisirtribunal.pdf
ou http://handik.org/pdf/saisirtribual_simplifie.pdf
Tribunal administratif de Pau

novembre 2010
Tribunal administratif de Pau : suites de l'action Handik
Un jugement du 18 novembre 2010 prescrit à l'Inspecteur d'Académie de désigner un accompagnant de vie scolaire...
http://handik.org/webs/conference.htm
et une ordonnance du 4 novembre 2010
Note ISP

18-12-10
On notera que le groupe Handik espére l'obtention de deux jurisprudences : l'obligation de l'Education Nationale à fournir une AVS suite à l'attestation envoyée aux familles et la non acceptation d'une EVS à la place d'une AVS.
Une décision du tribunal permet à toutes les familles de France de s'appuyer sur ces jurisprudences. Certaines actions ponctuelles, par exemple devant la défenseure des enfants, permettent parfois à des familles d'obtenir satisfaction, mais une action en justice a une autre portée puisque le juge prend une décision générale et applicable dans d'autres situations analogues sur la base d'un cas particulier. Les objectifs et les enjeux ne sont donc pas les mêmes.
 
Absences des AVS. Que faire ?

Les plaintes relatives aux absences des AVS sont nombreuses sur les listes de diffusion. On notera que les parents se montrent le plus souvent compréhensifs vis à vis des difficultés des enseignants. Quelques exemples

Lydéric
19-09-05

Luca a fait une semaine et un jour d'école, et ce matin, coup de fil de la directrice me demandant de ne pas le ramener, son avs étant absente. Je ne me suis pas laissé faire, mais elle a bien voulu le prendre à titre "exceptionnel". Je sais bien sûr que les textes sont avec moi...

Cependant, Luca, 3 ans, est en fauteuil, a besoin constamment de l'aide d'un adulte, je comprends fort bien sa position. Comment gérez vous ce genre de situation ?

Sonia
19-09-05
L'avs qui accompagne mon enfant (moyenne section de maternelle) qui est en fauteuil (imc) ) est en arrêt de travail depuis le 8 septembre et l'école l'accueille malgre l'absence de l'avs (mais les apprentissages ne sont pas les mêmes du fait que l'avs n'est pas là pour répéter les consignes) .
Dans notre departement, l'inspecteur AIS ne veut plus entendre dire qu'un enfant n'a pas été accueilli lors de l'absence de l'avs. Il est bien gentil mais dans la realite bon nombre de parents doivent quitter leurs emplois du fait de ces soucis car ils ne veulent pas "imposer" leurs enfants lors de cette absence.
Que faire ?

Christine
20-09-05
Hier matin, je suis allée rencontrer la secrétaire de CCPE, avec qui j'ai parlé de Romain et de son intégration, qui se passe bien. Et je lui soumets mon souci en cas d'absence de l'avs. Et là, la dame me répond qu'aucun enfant scolarisé avec une AVS ne doit être déscolarisé si celle-ci est absente.
Je pense qu'il faut pas hésiter à aller voir le secrétaire de CCPE qui est là pour défendre nos droits et ceux de nos enfants, et le service handiscol. Et avoir confiance en NOUS.


Karine
19-09-05

En ce qui concerne mon fils, 6 ans et autiste, la présence de l'AVS relève de sa sécurité en plus de son éducation, car son truc c'est de fuguer dès qu'il peut. Ils veulent bien l'accueillir quand l'AVS n'est pas là, mais il ne font pas plus attention à lui, or il est incapable de suivre sans repères, il a peur et il s'enfuit de l'école. C'est donc moi qui me vois contrainte de ne pas mettre mon fils à l'école si l'AVS n'est pas là...


Point de
vue
ISP


10-11-05
A qui s'adresser
L'Inspecteur d'Académie dispose d'un contingent limité de postes d'AVS, qui lui est octroyé par le Rectorat. La CDES, quant à elle, accorde un agrément pour l'attribution d'un AVS auprès d'un enfant, mais ce n'est pas elle qui choisit l'AVS et elle n'a aucun moyen d'action en cas d'absence de l'AVS. Son rôle est de dire quels enfants ont besoin de l'AVS.
L'Inspecteur d'Académie est directement responsable du service des AVS de son département. Il nomme un coordonnateur du groupe départemental chargé, notamment de l'organisation et de la planification des emplois du temps en liaison avec la CDES d'une part et avec les directeurs d'école et les chefs d'établissement d'autre part. Il appartient à ce coordonnateur de répondre "aux situations délicates qui ne peuvent manquer de se produire en cas d'absence de l'AVS" (voir ci-dessus).
Les parents (et plus encore les directeurs) qui rencontrent des difficultés à cause de l'absence et du non remplacement d'un AVS peuvent demander des explications à ce coordonnateur départemental, dont les moyens sont certes limités (mais a-t-il prévu des remplaçants parmi son contingent d'AVS ?). Si le coordonnateur n'est pas en mesure de leur apporter une réponse satisfaisante, ils leur reste à adresser une réclamation à l'Inspecteur d'Académie.
Sur le fond...
Il est sans doute opportun de rappeler aux enseignants qu'ils doivent faire le maximum pour accueillir les enfants habituellement accompagnés d'un AVS même en cas d'absence de l'AVS. D'ailleurs pour la plupart des enfants l'accompagnement ne couvre que quelques demi-journées par semaine : il y a donc des jours "sans AVS".
Néanmoins, l'affirmation pure et dure que l'école doit accueillir l'enfant non accompagné dans tous les cas paraît excessive par rapport aux textes et n'est peut-être pas exempte de quelque hypocrisie. Car on feint d'ignorer qu'il y a des enfants, surtout parmi les plus jeunes et les moins autonomes, qui ont absolument besoin, pour fréquenter l'école, d'un accompagnant individuel. En faisant porter tout le poids de leur accueil sur les enseignants, l'administration se décharge trop facilement de son devoir de remplacement et de la nécessité de donner à l'école les moyens nécessaires.
Les parents en sont conscients. On constate, à travers les quelques courriers significatifs que nous avons reproduits, qu'ils font la part des choses, qu'ils savent que chacun doit y mettre du sien, mais qu'il leur faut aussi interpeller l'administration... Nous avons dit par ailleurs dans ce site toutes nos réticences vis à vis de l'intégration à temps partiel (sauf sur des temps provisoires ou pour des enfants très jeunes). Voir : la scolarisation, temps plein ou temps partiel ?

Sonia
25-11-05
Petite situation : la maîtresse de Chloé a dû faire un stage de deux jours et elle m'a demandé si je pouvais garder Chloé car elle ne savait pas si son remplaçant accepterait de prendre ma fille, d'autant que l'avs était en arrêt de travail et non remplacée durant ces deux jours...


ISP
25-11-05
Un remplaçant est tenu, en principe, d'assurer les charges de celui qu'il remplace. Il n'a pas à accepter ou à ne pas accepter de prendre l'un des enfants de la classe ! D'ailleurs les remplaçants sont souvent des instituteurs relativement âgés qui ont choisi cette fonction à cause des primes non négligeables dont ils bénéficient. Il ne faut donc pas aller trop vite au devant de leurs supposés desiderata. Mais là encore, il y a la règle formelle et il y a les accommodements plus ou moins nécessaires, plus ou moins admissibles...
  
Il y a aussi les absences des élèves...

Marie
20-11-06
Mon fils est au collège, et lorsqu'un enfant est absent les cours sont photocopiés pour l'èleve absent par un autre élève, il en est de même pour mon fils et je préviens son AVS de son absence,elle est aussi sur le collège pour un autre enfant et est en lien constant avec l'équipe d'enseignant.
 
Le point de vue d'un coordonnateur départemental
N.
coordonnateur du groupe départemental des AVS de Y14-12-02

Chargé de la gestion AVS d'un département, je suis régulièrement confronté à la question des absences, essentiellement d'ailleurs sur les congés de maladie qui précèdent (et qui, je le crains, suivront) les congés de maternité de ces jeunes femmes ( puisqu'il faut savoir qu'il n' y quasiment pas d'AVS de sexe masculin ! )

Or la difficulté n°1 réside dans le fait que les congés de maladie sont rémunérés par l'IA, alors que les congés de maternité le sont par la CPAM. De ce fait, le congé de maternité peut être remplacé puisqu'il "libère" une ligne budgétaire. Alors que, a contrario, on ne peut employer deux personnels sur le même poste en cas de congé de maladie.
Bref, même si on sait déjà qu'une personne ne rejoindra pas son poste avant le début de son congé de maternité (et cela peut signifier plusieurs semaines d'absence), on ne peut pourtant rien faire sauf à écouter les doléances bien compréhensibles des uns et des autres.
Autre souci, les quelques personnels qui dysfonctionnent rapidement et quittent leur emploi sans motif ni congé. Là encore on reste impuissant, car rompre un contrat public est un processus long et compliqué dont personne ne semble maîtriser toutes les subtilités. Et donc là encore, des jours d'absences qui s'allongent.
Mais le volume d'absence reste tout de même assez faible. De l'ordre de +/- 5 % des personnels. Ce qui fait que s'il fallait remplacer quelques AVS, il faudrait immanquablement demander à une, deux ou trois personnes de couvrir d'importantes zones depuis leur lieu de résidence. Et comme la question des frais de déplacements n'est toujours pas résolue...
D'autre part ces postes dédiés à cette fonction seraient nécessairement ponctionnés sur l'enveloppe attribuée par la Ministère au département, ce qui ferait donc autant d'enfants sans prise en charge. Un choix douloureux...
Bon mais il faut aussi redire que ces soucis restent heureusement marginaux, sauf pour les familles et les enseignants qui sont concernés, bien sûr... Et toutes ces jeunes personnes mériteraient davantage que les remerciements dont on les gratifie généreusement pour leur mobilisation et leur assiduité auprès des enfants.
Mais il y a néanmoins un constat qui doit faire réfléchir : les AVS qui s'absentent, démissionnent, ou disparaissent dans la nature sans donner de nouvelle, sont - comme par hasard - positionnées auprès d'enfants autistes. Il y a là matière à une véritable réflexion sur les conditions de scolarisation de ces enfants, les objectifs poursuivis et sur la mise en danger psychique que ces troubles peuvent induire chez des jeunes plongées de la sorte dans une marmite émotionnelle dans laquelle elles se noient parfois.
D'ailleurs à mon sens le dispositif a dérapé : les AVS se trouvent maintenant, pour plus de la moitié d'entre elles, auprès d'enfants souffrant de troubles du développement et /ou de troubles de la personnalité. Où sont les professionnels du soins dans ces projets ?
Quelles solutions sur le remplacement ? Faut-il croire qu'une professionalisation accrue (qualification diplômante et reconnaissance d'un véritable métier) réduirait ces difficultés ? La question est ouverte.
Mais la lassitude liée aux coûts entraînés par les déplacements n'est sans doute pas non plus à négliger.
Il n'empêche que cette question restera toujours à vif dans l'enseignement en général (voir les absences d'instits ou de profs non remplacées ! ) et que ce sera d'autant plus compliqué pour les AVS que maintenant certains enfants ne peuvent rester en classe sans personnel rapproché !
Une augmentation du temps de scolarisation (des enfants handicapés) entraîne en effet quasi systématiquement une nouvelle demande d'augmentation parallèle du volume de présence adressée à la CDES.
Autre dérive du projet de départ, donc, puisque initialement on pensait pouvoir lier avancée dans les années, augmentation de l'autonomie et donc réduction conséquente du temps AVS, autant de demi-journées qu'on aurait alors réattribuées à un autre enfant. On est bien loin de ce schéma et les demandes ne font qu'aller croissant...
Or que doit-on penser d'un projet qui ne peut envisager une scolarité sans AVS ? Je n'ai pas d'avis bien clair là dessus, je m'interroge seulement.
Et au final ce qui surprend, c'est la focalisation des débats sur les AVS, comme si la scolarisation ne devait dépendre que de cet accompagnement dont on voit bien qu'il vient - dans certaines situations - pallier des réponses professionnelles insuffisantes.
Car n'est ce pas avant tout par une augmentation radicale des moyens attribués aux différents services de soins (Sessad, hôpitaux de jour) et aux établissements qu'on observera le bond qualitatif que tout le monde espère ? La scolarisation des enfants handicapés doit certes passer par des volumes de présence AVS resserrés, mais aussi et surtout par une densification des interventions des Sessad
Mais il faut dire aussi que les familles les plus revendicatrices sur les AVS sont aussi celles qui sont en rupture avec les institutions... C'est vraiment un monde complexe que celui du handicap à l'école...
  
Mise à jour : 20/11/06

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