INTEGRATION
SCOLAIRE
& PARTENARIAT

 
LES DÉCISIONS DE LA CDAPH
documents

Adresse de cette page : http://scolaritepartenariat.chez-alice.fr/page91.htm

Statistiques sur la scolarisation

des enfants handicapés
  
         

Nous utiliserons essentiellement, dans cette page, les documents de "Repères et références statistiques" que le Ministère de l'EN publie chaque année.
Voir par exemple l'édition de 2016 (année 2015-2016) :
http://www.education.gouv.fr/cid57096/reperes-et-references-statistiques.html
notamment pages 1.6, 3.9, 3.10, 3.7, 4.20, 4.21.

On rappellera que depuis la loi du 11 février 2005, ce sont les MDPH qui ont mission de devenir les "observatoires du handicap" (code ASF L247-2) et de fournir à la CNSA des informations statistiques. Quelques MDPH commencent à fournir des statistiques du handicap. Par exemple MDPH Nantes : Chiffres clés sur les personnes en situation de handicap...

 

Présentation générale
Les chiffres publiés par l’éducation nationale font état d’une progression régulière, d’année en année, de l’inclusion scolaire des enfants et des jeunes en situation de handicap. Leur nombre a doublé en dix ans, passant de 127 000 en 2004-2005, à 260 000 en 2014-2015 (150 000 dans le 1er degré, 110 000 dans le 2d degré), soit environ 2 % de la population scolaire  Les deux tiers de ces élèves sont dans une classe ordinaire, un tiers dans une classe d’inclusion collective (ulis du 1er ou du 2d degré). On note aussi qu’un nombre croissant des élèves des établissements médico-éducatifs sont scolarisés, à temps plein ou à temps partiel, dans une école ou un établissement scolaire ordinaire. En 2014, environ 200 Unités d’Enseignement sont installées dans des établissements scolaires.
Le ministère observe qu'"à l'école et au collège, les enfants en situation de handicap constituent une population fortement différenciée scolairement et socialement".
Note d'information - N° 04 - février 2015
http://www.education.gouv.fr/cid85962/a-l-ecole-et-au-college-les-enfants-en-situation-de-handicap-constituent-une-population-fortement-differenciee-scolairement-et-socialement.html
 
Evolution du nombre des élèves handicapés de 1998-1999 à 2015-2016
  Données essentielles (total public + privé)
  Depuis 2011, seuls les élèves scolarisés avec un PPS sont pris en compte.
    1998-
1999
2004-
2005
2007-
2008
2008-
2009
2009-
2010
2010-
2011
2011-
2012
2012-
2013
2013-
2014
2014-
2015
2015-
2016
1er degré Intégrations
individuelles
27 900 58 812 70 100 74 251 79 129 83 309 86 089 90 900 94 782 103 908 111 683
Intégrations
collectives
ULIS 1er degré
44 900 37 584 39 634 40 231 41 051 42 985 44 420 45 521 46 783 47 504 48 361
2d degré Intégrations
individuelles
  24 588 40 700 46 697 50 125 54 865 56 719 63 261 68 473 75 941 82 875
Intégrations
collectives
ULIS
200 5 988 11 574 14 584 17 18/5 20 229 23 159 25 881 29 122 32 588 36 060
total   73 000 126 972 162 008 174 673 187 490 201 388 210 387 225 563 239 160 259 941 278 978
                         
Scolarisés en
établissements
sanitaires ou
médico-éducatifs**
 
  62 000
71 000
75 504  74 845 78 112  79 778 79 873 79 217 77 962 79 714
  ** Pour les établissements sanitaires et médico-éducatifs, les chiffres donnés représentrent les élèves scolarisés, souvent à temps plus ou moins partiel, non la population totale des élèves inscrits dans ces établissements.
Et quand un IME délocalise une UE (Unité d'Enseignement) les élèves restent comptabilisés en IME. (8 359 élèves en 2015-2016).
ou sous une autre forme
Un accroissement régulier du nombre des enfants handicapés scolarisés...
Note ISP
Les chiffres indiquent une progression régulière de l'accueil scolaire des enfants handicapés. Cet accroissement correspond à un mouvement général de la société marqué par l'action des associations et des familles et par une réelle volonté politique.

Cette progression a été favorisée principalement, dès avant la loi de 2005, par le développement de certains dispositifs : classes spéciales, sessad, AVS, moyens de transports . Elle est liée aussi à un meilleur repérage des élèves handicapés : tant qu'il n'y a pas eu d'aides particulières qui leur étaient apportées, beaucoup d'élèves qui aujourdhui auraient un PPS, n'étaient pas recensés. Les statistiques sont devenues plus précises du fait qu'aujourd'hui l'accueil de ces élèves nécessite presque toujours un PPS. Un certain nombre d'associations, notamment les associations des parents d'enfants dys, insistent auprès des familles pour qu'elles demandent des PPS afin d'obtenir des aménagements de la scolarité ou d'autres aides (par exemple un ordinateur).

On notera que de plus les temps de scolarisation de ces élèves se sont allongés, notamment dans le second degré, .
Une autre raison est sans doute que le concept de handicap a évolué. La loi de 2005 a retenu une définition plus large de la notion de handicap qui a permis la reconnaissance de nouvelles catégories d'élèves "en situation de handicap". De nouveaux troubles sont mieux connus et mieux reconnus aujourd'hui comme des handicaps, tels que par exemple les troubles des apprentissages et du langage ou les troubles du comportement. La prise de conscience de handicaps "invisibles" type DYS est assez récente et fait monter les chiffres d'autant que l'âge des diagnostics a été considérablement avancé au cours des dernières années..
Quant à la diminution des effectifs des clis de 1999 à 2005, elle s'explique par le fait qu'en 1999 les clis, ex classes de perfectionnement, recevaient encore un nombre important d'élèves "en difficulté" qui ont repris progressivement le chemin des classes ordinaires.
 
Les effectifs à la rentrée 2015 - répartition des élèves handicapés et répartition public/privé
  Année
2014-2015
Total
Public + Privé
    Population scolaire
Effectif total
Elèves handicapés - %
inclusion individuelle Clis / ulis total handicap %
de la population scolaire totale
Premier degré
Public
5 885 300
(86,5 %)
  45 400
(93,3 %)
   
Privé 920 000
(13,5 %)
  3 200
(6,6, %)
   
total 6 805 200 111 683 48 600 160 043 2,35 %
Second degré
Public
4 366 500
(78,9 %)
  32 238
(89,4 %)
   
Privé 1 169 900
(21,1 %)
  3 822
(10,6 %)
   
total 5 536 400 82 875 36 060 108 529 1,96 %
Total
Public
10 215 900
(83,2 %)
  77 638
(92,1 %)
   
Privé 2 069 900
(16,8 %
  7 022
7,9 %)
   
total 12 285 700 194 558 84 660 279 218 2,27 %
  Références : "Repères et références statistiques" éd. 2016, pages 1.3, 3.1, 4.21.
On ne dispose pas de toutes les données. Le document "Repères et références statistiques" ne distingue les effectifs accueillis dans le public et dans le privé que pour les inclusions collectives. Dans ce domaine, le public se montre plus accueillant que le privé (92,1 % des élèves handicapés dans le public, dont les effectifs ne représentent que 83,2 % de la population scolaire). Mais on ne dispose pas de la répartition des inclusions individuelles entre le public et le privé.
Juliette (69)

04-03-15

Petite anecdote...
Nous sommes arrivés dans le Rhône, il y a de cela un an et demi, avec nos trois enfants reconnus en situation de handicap (...)
Dans notre région d'origine, nous avions dû nous diriger vers les écoles privées, n'ayant pas trouvé dans l'école public de secteur un accueil suffisant...
Dans le Rhône, aucun des établissements contactés (environ 5) n'a souhaité ouvrir ses portes à la différence... Nous sommes donc dans le public à ce jour, et tout se passe correctement.

Note ISP
No comment !
 
Répartition par handicap - Année 2015-2016
  % élèves handicapés par type de troubles - 1er et 2d degré public + privé
Sources : Ministèrs EN "Repères et références statistiques - 2016
http://www.education.gouv.fr/cid57096/reperes-et-references-statistiques.html > 3.6 et 4.20
Années 2014-2015
1er degré
2d degré
Nature du troubles
Nombre
Pourcentage
Nombre
Pourcentage
Troubles intellectuels et cognitifs
69 048
43,14 %
42 687
35,89 %
Troubles du psychisme
32 967
20,60 %
19 615
16,49 %
Trouble du langage et de la parole
20 450
12,78 %
26 162
22,00 %
Troubles auditifs
4 089
2,55 %
3 497
2,94 %
Troubles visuels
2 516
1,57 %
2 550
2,14 %
Troubles viscéreaux
2 360
1,47 %
1 662
1,40 %
Troubles moteurs
10 260
6,41 %
12 307
10,35 %
Plusieurs troubles associées
12 848
8,03 %
6 972
5,86 %
Autres troubles
5 505
3,44 %
3 483
2,93 %
TOTAL
160 043
100 %
118 935
100 %
Cette classification des handicaps utilisée par l’éducation nationale pour suivre la scolarisation des élèves s'inspire de la définition du handicap retenue par la loi du 11 février 2005.
Les troubles du comportement sont répertoriées dans les troubles psychiques et les dyspraxies dans les troubles moteur.
  1er degré
 
A propos de la répartition de la scolarisation par handicap
Repères et références statitiques
Edition 2015
page 1.6
Les élèves porteurs de troubles intellectuels et cognitifs constituent près de la moitié des élèves en situation de handicap dans le premier degré un peu plus d’un tiers dans le second degré. Ils ont plus de difficultés à suivre une scolarité ordinaire.: ils sont plus souvent en ULIS qu'en classe ordinaire et forment 46,1 % des effectifs des établissements hospitaliers ou médico-sociaux.
 
L'accompagnement des élèves en situation de handicap - AESH et AVS - statistiques
  Les élèves accompagnés : 43,8% des élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire

En 2015-2016, 43,8% des élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire bénéficient d’un accompagnement humain.
- Dans le premier degré, 53,9% des élèves sont accompagnés par un AVS, soit une augmentation de 9,9% entre 2014 et 2015.
- Dans le second degré, 30,1 % des élèves sont accompagnés par un AVS, soit une augmentation de 16,8%.

   
Evolution des effectifs d'élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire accompagnés par un AVS ou un AESH - public et privé
  2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
1er degré 22 518 29 477 36 799 473 576 49 029 55 186 61 710 69 804 78 502 86 304
2d degré 3 823 5 379 7 343 9 499 12 267 15 4761 19 739 25 237 30 694 35 844
total             81 449     122 148
Sources "Repères et références statistiques" - Edition 2016

 

 
Le nombre des AVS/AESH
  Voir : statistiques des AVS et des AESH
 
Elèves sans solution - ARS Ile de France
Il est difficile de chiffrer le nombre des enfants sans solution d'accueil. Une des rares études sur le sujet est, à notre connaissance, une enquête du CREHAI d'Ile de France.
  Voir : Déscolarisation et enfants sans solution
  Une enquête sur "les enfants dits sans solution à domicile" du CREHAI d'Ile de France - avril 2012
http://www.creai-idf.org/sites/cedias.org/files/synthese_enquete_sur_les_enfants_dits_sans_solution.pdf
 
Les étudiants handicapés
  On trouvera un recensement des étudiants en situation de handicap pour l'année universitaire 2013-2014 sur
Handi-U > Ressources > Etudes et enquêtes > Enquête de recensement

https://www.sup.adc.education.fr/handiu_stat/
 
D'autres statistiques
Détail par département
  La plupart des académie publient leurs statistiques, sur leur site ou sur le site de l'IEN-ASH.
Voir : quelques adresses
Sur les établissements et les services (sessad) sanitaires et médico-sociaux
  Voir aussi : Statistiques sur les établissements et les services sanitaires et médico-sociaux

Sur les ulis du 1er et du 2d degrés

 
  Statistiques sur les Ulis
Sur les Segpa et Erea
  Voir : Segpa
Sur les troubles du langage et de la parole
  Voir : Note statistique (année 2014-2015)
Sur les troubles dyspraxiques et les troubles moteur
  Voir : Note statistique (année 2014-2015)
Sur les troubles du psychisme et autisme
  Voir : Note statistique (année 2014-2015)
Sur le temps partiel
  Voir : temps de scolarisation
 
Echanges
Sur l'accroissement du nombre des troubles : réflexions d'un psychiatre américain
Michel Minard, psychiatre, a dirigé le DSM IV (Diagnostic and Statistical Manual of Mental DisordersDiagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders), manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, un ouvrage vendu à plus de l million d'exemplaires, considéré comme une bible de la classification des maladies mentales.
Q. Vous faites un état des lieux plutôt affolant ?

R. Trop de gens prennent trop de médicaments (anxiolytiques, psychotropes, antidépresseurs, etc.).  Aux Etats-Unis, cela vient du fait  que les médecins sont contraints de poser un diagnostic pour être payés. Donc ils posent beaucoup trop de diagnostics et associent cela à une prescription. En France, les médecins prescrivent des médicaments sans forcément faire de diagnostic, ce  qui n'est pas nécessaire.

Q. Vous dites qu'aujourd'hui il y a un risque de surdiagnostic .  Quel  a été  le rôle  du  DSM ?   
R. Le DSM définit la frontière entre le normal et le pathologique dans le domaine de la psychiatrie. Au fil des ans et des DSM, cette frontière est devenue de plus en plus ténue.
Q. Quelles sont les pathologies dont on sait aujourd'hui qu'elles sont surdiagnostiquées, partout dans le monde ?
R. Le déficit de l'attention avec hyper­activité chez l'enfant, les troubles bipolaires chez l'enfant et l'adulte, l'autisme, les TOC, la dépression mineure, les troubles mixtes de l'anxiété et de la dépression, la phobie sociale.

Q. La version V du DSM va bientôt  être publiée aux États-Unis. Les experts qui le rédigent ont-ils pris la mesure de ce désastre de santé publique ?

R. Je ne le crois pas. Les experts qui ont travaillé sur le DSM n'ont pas pris la mesure de l'impact des classifications dans le quotidien des gens. Ils travaillent chacun dans leur domaine d'expertise, et leur tendance est plutôt à l'expansion de leur domaine de compétence.
Dans Sud-Ouest du 2 décembre 2012 - page 14
  Mise à jour : 15/02/16

PAGE
PRÉCÉDENTE

SOMMET
DE LA PAGE
PAGE
SUIVANTE

 
RETOUR AU
PLAN DU SITE