INTEGRATION
SCOLAIRE
& PARTENARIAT


plan du site

INDEX
ALPHABETIQUE

Une question ?
nous écrire

nous téléphoner
05 46 34 38 41

 

 


 
LES DÉCISIONS DE LA CDAPH
présentation

Adresse de cette page : http://scolaritepartenariat.chez-alice.fr/page238.htm

Présentation du PPS (Projet personnalisé de scolarisation)

6. La mise en oeuvre du PPS

par l'Equipe de Suivi de la Scolarisation (ESS)
et l'Enseignant Référent

   
   
  Notre présentation du PPS comprend 6 chapitres
1. Les étapes du PPS. Présentation générale

2 L'élaboration du PPS
3. Les décisions de la CDAPH
4. Le contenu du PPS
5. La mise en oeuvre par les enseignants
6. La mise en oeuvre et le suivi du PPS par l'ESS
 
Cette présentation du PPS utilise notamment la circulaire 2016-117 du 8 août 2016 relative au parcours de formation des élèves en situation de handicap dans les établissements scolaires.
   
Plan de la page 1. L'équipe de Suivi de la Scolarisation (ESS). Ses missions
2. Le rôle actif de l'ESS
3. L'enseignant référent
4. L'ESS, un lieu de parternariat
5. Les tâches de l'AVS : qui en décide ?
6.Retour à la MDPH
7. Conclusion : vers de nouveaux allers retours entre la MDPH et le terrain
8. Continuité, suivi et transmission du PPS
9. Note sur la mise en oeuvre du PPS dans les établissements du secteur médico-social
10. Note complémentaire : fiches de travail et aides aux enseignants et à l'équipe de suivi
Echanges
 
1. L'équipe de Suivi de la Scolarisation (ESS).
Les enseignants ont mission de scolariser les élèves faisant l'objet d'un PPS et donc de mettre en oeuvre le PPS..
Mais la loi de février 05 a introduit une disposition spécifique : mission est confiée à une équipe dite de suivi de la scolarisation de veiller à la bonne mise en oeuvre du PPS, d'en assurer le suivi, d'informer la CDAPH des difficultés rencontrées et de proposer éventuellement des modifications ou des aménagements.
L'ESS intervient après la notification du PPS par la CDAPH. Elle veille à la bonne mise en oeuvre du PPS dans l'école (ou dans l'établissement spécialisé) du PPS.
Circulaire 2016-117 du 8 août 2016 - 3.3
L'équipe de suivi de la scolarisation, définie à l'article D. 351-10 du code de l'éducation, facilite la mise en œuvre et assure le suivi de chaque projet personnalisé de scolarisation. Elle procède à l'évaluation de ce projet et sa mise en œuvre. Elle propose les aménagements nécessaires pour garantir la continuité du parcours de formation.
   
Voir la présentation des équipes de suivi de la scolarisation (composition, mission, moyens d'action, place des parents) à la page les équipes de suivi de la scolarisation
 
 
2. Le rôle actif de l'ESS
Note ISP
A propos du rôle de l'ESS
L'expression "l'ESS assure une fonction de veille" ne signifie pas que la mission de l'ESS se limiterait à un rôle d'observation et de contrôle de la mise en oeuvre du PPS. Veiller à la bonne mise en oeuvre du PPS, c'est aussi prendre part à cette mise en oeuvre.
Si la mission de l’équipe de suivi de la scolarisation est de faciliter la mise en œuvre du PPS, cela signifie qu'elle apporte son concours à cette mise en oeuvre. L'ESS est une équipe de partenaires, enseignants, professionnels et parents, qui réfléchissent ensemble aux meilleures dispositions à prendre pour la scolarisation de l'élève handicapés.
  Des réunions constructives
Patricia

08-04-11
Les quelques PPS auxquels j'ai participé étaient clairement centrés sur le bilan des adaptations en place et sur ce qui pouvait être changé (supprimer des adaptations devenues inutiles, en modifier d'autres, en ajouter d'autres), ce à quoi s'ajoutait une réflexion sur l'avenir et les orientations envisageables après le collège (pour mes élèves de 4°). (...) Dans le bilan, on parle aussi de la scolarité, du comportement et des soucis rencontrés, mais pas du tout dans une optique de "tribunal", juste pour clarifier ce qui va/ne va pas, voir en quoi c'est lié au handicap ou à une souffrance, dire tout simplement si le gosse semble se sentir bien dans sa peau et dans sa classe ou pas.
Concernant la présence des enfants, c'est clairement à la famille (et à l'enfant lui-même) de décider. Selon la façon dont l'enfant vit son handicap et ses difficultés, ce peut être positif pour lui d'y participer, ou ça peut au contraire être plus mal vécu...
  Le PPS : affaire des enseignants et/ou des parents ?
Sandrine

12-07-12
Pour construire le PPS des années collège, je pensais partir du modèle de dossier personnel de compétences du socle commun pour poser les adaptations permettant d'accéder à la compétence, voire justifier que certaines compétences ne pourraient être acquises par mon garçon... Ce livret est ma lecture en ces jours pluvieux... 
ISP

16-07-12
Oui, mais... un projet de cette nature sans la participation de ceux qui le mettront en œuvre. Si vous arrivez à l’école avec un PPS bouclé d’avance, c’est fichu d’avance. Le PPS, indépendamment du cadre général notifié par la CDAPH, ne peut être que le fruit d’une concertation entre les parties prenantes, enseignants, professionnels et parents. Et souvent, vous le savez, les enseignants écoutent mieux les professionnels que les parents (à condition que ceux-ci expliquent les difficultés et les capacités de l’enfant et ne viennent pas leur dicter ce qu’ils ont à faire). Donc tout le travail que vous faites est utile, il y a une expertise des parents, mais le problème est dans la manière de le faire passer pour en faire l’affaire des enseignants...
Sandrine

16-07-12
Le PPS affaire d'enseignants ? ah bon ?? je crois que si je ne venais pas avec les préconisations et toutes mes demandes bien organisées, je repartirai avec un PPS bien bien maigre... Même l'ERH n'a pas une connaissance précise de ce qu'il faut mettre en place... et si j'avais laissé les enseignants et l'ERH me convaincre, l'ordinateur n'aurait été mis en place qu'au collège...
 
3. L'enseignant référent
Le poste d'enseignant référent est l'une des innovations liées à la loi du 11 février 05 (même s'ils n'ont pas été créés par la loi de 2005 mais seulement après coup par l'Education nationale). (Voir histoire)
  Voir la présentation des enseignants référents
L'enseignant référent est au coeur du dispositif. Il est appelé à devenir l'interlocuteur privilégié des parents et des enseignants et à jouer auprès d'eux un rôle de conseiller ou de personne-ressources, notamment dans leurs relations avec la MDPH. C'est lui qui réunit et anime l'ESS (Equipe de Suivi de la Scolarisation). I
Circulaire 2016-117 du 8 août 2016 -3.3
Membre de l'équipe de suivi de la scolarisation (ESS), l'enseignant référent (...), est chargé de l'animation et de la coordination de l'ESS.
Le directeur de l'école ou le chef d'établissement transmet aux parents les coordonnées de l'enseignant référent.
Circulaire 2016-117 du 8 août 2016 -3.3
Lorsqu'il l'estime nécessaire, ou à la demande des parents, le directeur de l'école ou le chef d'établissement transmet les coordonnées de l'enseignant référent et facilite la prise de contact.
Mais la mission essentielle de l'enseignant référent est d'assurer la meilleure mise en oeuvre possible du PPS, afin de veiller à sa continuité et à sa cohérence.
Il favorise l'établissement des relations entre tous les professionnels qui suivent l'enfant.
l
4. L'ESS : un lieu de partenariat
L'ESS est un lieu de réflexion sur le PPS et sur sa mise en oeuvre ; elle est donc nécessairement un lieu de partenariat, où enseignants, professionnels et parents peuvent se rencontrer et échanger au sujet de l'élève et de sa scolarisation
Circulaire 2016-117 du 8 août 2016. 4
Afin de favoriser la mise en œuvre du PPS, la coordination opérationnelle entre les différents professionnels est nécessaire.
Les équipes des établissements scolaires, sanitaires et médico-sociaux et, le cas échéant, les professionnels libéraux mettent en œuvre le projet personnalisé de scolarisation des élèves en situation de handicap et participent à l'équipe de suivi de la scolarisation.
L'intérêt premier de l'ESS est donc bien évidemment celui du partenariat. Les parents connaissent leur enfant, les enseignants connaissent les questions relatives à la scolarisation, les professionnels du secteur de la santé connaissent les difficultés et les besoins de l'enfant handicapé. Ensemble on réfléchit à la scolarisation de cet enfant et aux objectifs prioritaires : adaptations, aménagement des méthodes, accompagnement en classe et dans l'école ou dans les activités périscolaires, utilisation d'outils adaptés, etc.. Les partenaires apportent leurs compétences diverses, ils partagent une responsabilité commune, celle du devenir de l'enfant. L'ESS fournit un cadre mais le résultat repose largement aussi sur chacun des participants, sur les apports des uns et des autres et sur les rapports qu'ils établissent entre eux. (Voir dans ce site : les règles du jeu du partenariat et partenariat).
Le partenariat est aussi l'une des opportunités de la formation des enseignants. Un enseignant qui scolarise un élève dysphasique peut apprendre beaucoup, par exemple, auprès de l'orthophoniste qui suit cet élève.
   
 
5. Les tâches de l'AVS. Qui en décide ?
Ceci est un exemple des tâches qui peuvent attendre l'ESS
C'est la CDAPH qui attribue l'AVS et elle doit en principe définir les activités principales de celui-ci. Les textes, en tout cas, vont en ce sens :
Décret. n° 2012-903 du 23 juillet 2012 - Art. D. 351-16-4
Lorsqu'elle accorde une aide individuelle, dont elle détermine la quotité horaire, (la CDAPH) définit les activités principales de l'accompagnant.
Décret. n° 2012-903 du 23 juillet 2012 - Art. D. 351-16-2
Lorsqu'elle accorde une aide mutualisée, (la CDAPH) définit les activités principales de l'accompagnant
Dans les faits la MDPH n'indique souvent que d'une manière très générale quelles seront ces activités principales de l'accompagnant et elle laisse aux acteurs du terrain le soin de les préciser.
L'une des décisions à prendre concerne alors le partage éventuel du temps de l'AVS entre activités scolaires (ce qui se passe dans la classe et dans l'école, par exemple durant les récréations, et éventuellement dans les activités périscolaires, cantine, etc.). Cette répartition peut faire l'objet d'un accord, voire de négociations, entre les responsables des écoles et établissements scolaires d'une part et les responsables des collectivités locales d'autre part. Cet accord peut être décidé dans le cadre de l'ESS et il doit en tout cas être entériné par l'ESS, chargée de veiller à la bonne mise en oeuvre du PPS. afin d'être inscrit dans le PPS.
  Voir à ce sujet : des AVS sur les temps périscolaires
Durant les temps d'activités strictement scolaires, qui décide des tâches de l'AVS ? l'AVS est placé sous l'autorité de l'IEN-ASH et du directeur de l'école pour le premier degré ou du chef d'établissement pour le second degré. Pendant la durée de son service en milieu scolaire, il intervient sous la responsabilité pédagogique de l'enseignant.
Circulaire 2014-083 du 8 juillet 2014 - I.3.a
(...) Les AESH exercent leurs fonctions sous la direction des autorités chargées de l'organisation du service.
les modalités d'intervention de l'AVS sont précisées dans le cadre du PPS, en concertation et en collaboration avec l'enseignant, l'AVS lui-même, l'équipe pédagogique, la famille, l'enseignant référent et les autres partenaires du PPS.
Une réflexion au sujet des activités de l'AVS ou de l'AESH peut être menée dans le cadre de l'ESS. En cas de désaccord ou de divergences, il appartient à l'ESS de donner son avis ; et si le désaccord perdure, un recours peut être adressé à l'équipe pluridisciplinaire. On rappellera que l'AVS participe aux réunions de l'ESS.
Durant les temps d'activités périscolaires (cantine, garderie, temps d'activités périscolaires), l'AVS est placé sous la responsabilité du responsable du service qui l'emploie.
  Voir à ce sujet : des AVS sur les temps périscolaires
 
6. Retour à la MDPH
Les conclusions de l'ESS sont donc transmises à l'équipe pluridisciplinaire par l'enseignant référent.
Cette démarche est ancienne, même si au départ il n'était pas question du GEVA-Sco.
Circ. du 17 août 07 - 2.4.1
L’équipe de suivi de la scolarisation rend compte à l’équipe pluridisciplinaire de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) des observations qu’elle établit relativement aux besoins et aux compétences de l’élève en situation scolaire. Ces observations ont pour objet de permettre la réévaluation régulière du projet personnalisé de scolarisation (...)
Le législateur a veillé à ce que le PPS ne soit pas l'oeuvre exclusive et interne des enseignants et des acteurs du terrain (ESS), mais qu'il reste supervisé par un regard extérieur, en l'occurrence celui de la MDPH. C'est la CDAPH qui doit avoir le dernier mot !
Les conclusions et les propositions de l'ESS, envoyées à l'EPE (Equipe Pluridisciplinaire) par l'Enseignant Référent, devraient donc être, semble-t-il, supervisées et validées par la MDPH, qui peut aussi procéder, éventuellement, à la réévaluation du PPS.
Une difficulté ?
Or on constate qu'en fait dans la plupart des cas, c'est à dire quand aucune modification du PPS n'est demandée par l'ESS, il n'y a pas de retour à l'enseignant référent ni à l'école de la part de la MDPH. Tout se passe comme s'il y avait un accord tacite, ce qui du point de vue administratif n’est pas satisfaisant.
Note ISP

01-09-13
Le rapport Komitès observe que dans bien des cas "le PPS serait, dans les faits, et contrairement aux textes, fréquemment préparé non pas par l'équipe pluridisciplinaire de la MDPH, mais par l'équipe pédagogique de l'établissement de référence. Le contenu de ce document serait, par ailleurs, insatisfaisant puisqu'il formulerait, dans la majorité des cas, directement des solutions de prise en charge et ne procéderait pas d'abord à l'évaluation des besoins de l'enfant. (Rapport Komitès, I.4.1. page 13).
Ce problème est peut-être plus théorique que pratique dans la mesure où dans la plupart des cas l'absence de retour ne paraît pas gêner la poursuite du travail sur le terrain. Les équipes du terrain considèrent alors que les comptes rendus et les conclusions des ESS constituent de fait le document à partir duquel le PPS est mis en oeuvre.
La principale difficulté tient sans doute au fait que certaines préconisations des équipes éducatives ou des ESS ne relèvent pas de la compétence de l'EPE ni de la CDAPH, qui ne disposent pas de l'expertise scolaire compétente pour porter un jugement, comme nous l'expliquons à propos du contenu du PPS. Voir : une distinction nécessaire
Note ISP

15-10-16
Ces difficultés vont sans doute disparaître pour une part avec l'apparition du document de mise en oeuvre du PPS préconisé par la circulaire du 8 août 2016 qui reconnaît de fait que certains aménagements pédagogiques sont de la responsabilité des enseignants et ne relèvent pas de la CDAPH.
Mais demander à la MDPH d'être "garante du PPS"  ne signifie pas que la CDAPH devrait valider toutes les dispositions adoptées par l'ESS. Certaines exigent de l’être, mais pour les autres il suffirait sans doute que l’EPE reconnaisse que les synthèses de l’ESS sont en conformité avec le PPS initial, qu'elle en prenne acte et qu'elle les adjoigne au PPS sous la forme d'un avenant.
7. Conclusion : vers de nouveaux allers retours entre la MDPH et le terrain
C'est ainsi qu'un processus d'enrichissement du PPS se met en place à travers l
Ainsi les textes les plus récents favorisent les allers et retour entre la MDPH qui permettent un enrichissement progressif du PPS. Le mouvement de la MDPH vers les familles et les enseignants est consolidé par un document de formalisation du PPS ; l'ESS, en retour, dispose avec le GEVA-Sco d'un document d'information de la MDPH.
Les observations de l'ESS, établies avec  les enseignants et les partenaires qui  suivent la scolarisation de l'enfant, permettent la réévaluation régulière du projet
Les nouveaux PPS soumis à la CDAPH, après leur passage en équipe pluridisciplinaire seront donc ainsi progressivement enrichis et mis à jour pour accompagner le parcours scolaire de l'élève. Et ils devraient être de nature à éclairer les parents en leur indiquant une voie à suivre et à guider les enseignants et les professionnels dans leurs actions pédagogiques et éducatives.
Note ISP

A propos du suivi par la MDPH : il y a encore à faire !
La description donnée ci-dessus est sans doute un peu idyllique ! Car en fait on ne sait guère ce qu'il advient du retour des conclusions des équipes de suivi à la MDPH (sauf dans le cas d'une demande de modification de la notification initiale). Comme il est écrit dans le Rapport d'information du Sénat : "Arrivant en bout de chaîne, le suivi de la mise en oeuvre des décisions n'est, aujourd'hui, que très peu assuré par les MDPH, submergées par leurs autres missions" (p. 24).
Il y a en fait deux manières d'envisager ce suivi :
La première est d'ordre statistique. On sait que les MDPH ont été chargées de devenir les "observatoires du handicap" de leurs départements (loi de 2005). Il était précisé, en particulier, qu'il leur appartenait d'effectuer annuellement un bilan de la scolarisation des élèves handicapés dans le département faisant état, notamment, des écarts observés entre l'offre d'éducation scolaire et médico-sociale et les besoins recensés.
Disposer de tableaux statistiques sur la situation des personnes handicapées dans le département et sur l'évolution de cette situation serait en effet un outils de travail précieux pour la MDPH et un outils d'information utile à toutes les instances concernées par le handicap.
On annonce régulièrement que les MDPH vont enfin assumer cette mission
La seconde serait d'ordre qualitatif : ne serait-il pas souhaitable que les CDAPH s'interrogent sur le cheminement et sur l'aboutissement des décisions qu'elles ont prises ? Qu'elles sachent comment leurs notification sont appliquées et ce que deviennent les enfants ? Qu'elles sachent à quoi peut ressembler un PPS mis en oeuvre ?
Mais beaucoup de CDAPH ne sont en fait que des chambres d'enregistrement des propositions des équipes pluridisciplinaires et on ne se pose pas trop de questions !
Voir à ce sujet : ambiguïté
05-12-15 Du nouveau !
5 février 2015 : une annonce de la secrétaire d'État aux personnes handicapées
Voir Double orientation (ou orientation par défaut)
8. Continuité, suivi et transmission des PPS
  La continuité du PPS : changement de classe
Les textes ne précisent pas que lors d'un changement de classe le PPS de l'élève doit être transmis (par le directeur de l'école, par le chef d'établissement...) au nouvel enseignant ou à la nouvelle équipe pédagogique de l'élève. Ceci semble pourtant aller de soi !
Les textes indiquent seulement que le projet personnalisé de scolarisation est révisé au moins à chaque changement de cycle ou d'orientation scolaire. (Code de l'Education - D351-5).
En cas de difficulté contacter l'enseignant référent.
Patricia V.

02-06-15
Refus de faire suivre un PPS
Juste une petite demande de conseil. Cette année nous avons mis en place un PPS pour mon fils de 11 ans en 6e. L´équipe pédagogique - bienveillante - s´est réunie et s´est mise d´accord pour les aménagements à faire. Ces aménagements se concentrent surtout autour de ses difficultés en écriture et de concentration. C´était surtout une année de transition où il fait l´apprentissage du clavier pour passer à l´ordinateur en 5e, mais où il a encore dû se débrouiller avec l´écriture et scanner portable cette année. Pas évident.
En parlant avec la prof principale la semaine dernière, pour faire le point de cette année et préparer l´année prochaine, j´étais étonnée d´entendre que le PPS de mon fils ne sera pas pris en considération en constituant les nouvelles classes, et que rien ne sera transmis au nouveau prof principal. C´est comme si tout recommence à zéro... Je comprends bien qu´il faut prendre contact avec toute la nouvelle équipe pour expliquer etc., mais que rien n´est pris en considération, cela m´a un peu découragée... 
Réponse ISP

02-06-15
Étonnant. Le transfert devrait aller de soi ! C'est une question de bon sens
Mais vous pouvez faire appel à l'enseignant référent, puisque les textes précisent qu'il lui appartient de favoriser "la continuité et la cohérence de la mise en oeuvre du projet personnalisé de scolarisation." (Circ. du 17 août 06 - 3.1.1ou Code ce l'éducation D351-12)
  Non transmission du PPS
Stéphanie S.

05-09-15
Ma question est la suivante : ma fille, rentrée en 6eme cette année, doit bénéficier comme depuis plusieurs années, d'un PPS.
Or, il s'avère que la direction de son collège n'ait pas eu connaissance de son PPS. Est-il normal que l'école primaire dans laquelle elle était l'année scolaire dernière, n'ait pas transmis les documents correspondants ? La direction de l'école m'a informée, en contradiction avec ce qu'elle m'avait annoncé en juin, qu'il était de mon ressort de transmettre le PPS écrit au collège ! Est-ce vrai ?
Je n'ai pas trouvé d'informations dans les textes de loi pour répondre à la question.
Pouvez-vous m'éclairer sur ce sujet ?
Réponse ISP

02-06-15
Même réponse que précédemment. Je ne connais pas de texte répondant directement à la question. La transmission par l'école du dossier PPS au collège devrait aller de soi.
C'est peut-être par excès de prudence que certaines écoles préfèrent remettre le dossier du PPS aux familles, à charge pour celles-ci de les transmettra au collège si elles le jugent opportun.
En cas de difficulté il est toujours possible de faire appel à l'enseignant référent qui a pour mission d'assurer la meilleure mise en œuvre possible du projet personnalisé de scolarisation afin de veiller à sa continuité et à sa cohérence (circ. du 28 août 2006 3.1).
Voyez ci-dessus : les réunions (D3514-10 et 351-5)
Les textes précisent que l'enseignant référent doit réunir l'ESS au moins une fois par an, mais aussi, éventuellement, à la demande des parents, pour procéder à l'évaluation du PPS et de sa mise en œuvre et que le PPS est révisé au moins à chaque changement de cycle ou d'orientation scolaire.
On peut aussi, en dernier ressort, faire appel à l'IEN-ASH du département.
Rappelons aussi que nombreux sont les textes qui insistent sur la continuité CM2-6ème - par exemple la circulaire n° 2011-126 du 26-8-2011 - même s'ils ne concernent pas directement le PPS.
Réponse ISP

05-10-
15
Transmission du dossier du PPS
La circulaire du 21 août 2015 relative aux ULIS apporte une nouvelle précision :
"L'enseignant référent transmet les PPS des élèves au directeur de l'école ou au chef d'établissement."
Voir : organisation pédagogique de l'Ulis
Stéphanie S.

22-09-15
Après un appel à l'Enseignant Référent, j'ai contacté à nouveau l'école primaire qui a accepté de me délivrer une enveloppe. 
Étonnement, son contenu, bien que maigre, était fort intéressant. 
Car en dehors de la copie de 2 documents remplis par l'ERH lors de la réunion d'équipe éducative au cours du CM2, (et dont j'avais déjà une copie évidemment ) il y avait aussi 2 rapports rédigés, l'un par l'enseignante de CM2 et l'autre par l'enseignante spécialisée, relatant un entretien que j'avais eu avec elles en fin d'année scolaire !
Comment se fait-il que ces documents, bien qu'instructifs sur le profil de l'élève, ne m'aient pas été communiqués sciemment et en temps réel ? 
 
9. Note sur la mise en oeuvre du PPS dans les établissements et services du secteur médico-social :
le PIA (Projet Individuel d'Accompagnement)
Pour les élèves scolarisés dans un établissement ou un service du secteur médico-social (ESMS), le PIA (Projet Individuel d'Accompagnement) est l'outil de mise en oeuvre du PPC et du PPS. Voir décret du 9 avril 2009.
Il s'agit de décliner comment vont s'appliquer concrètement les mesures du PPS.
Pour les élèves scolarisés en ITEP, le PPA (Projet Personnalisé d'Accompagnement) est l'outil de mise en oeuvre du PPC et du PPS.
 
Note ISP
L'EPE évalue les besoins de l'enfant handicapés non seulement dans le domaine pédagogique mais aussi dans les domaines éducatif et thérapeutique. Il serait utile parfois, et en particulier quand il y a orientation vers un établissement du secteur médico-éducatif, qu'une priorité des objectifs soit indiquée.
 
 
ISP Autres documents
De nombreux documents relatifs à la connaissance du handicap, à la prise en charge des enfants handicapés et plus particulièrement à leur scolarisation sont à la disposition des enseignants et des professionnels. Ils émanent des instances administratives et souvent aussi des associations de parents d'enfants handicapés.
Ces documents constituent évidemment une mine d'informations. Malheureusement, on croule sous la masse des informations sans disposer le plus souvent des critères permettant de distinguer le bon et le moins bon.
En outre, ils restent par nature très généraux. Il y a une marge entre une information d'ordre général sur le handicap et l'analyse de la situation personnelle d'un élève handicapé.
Echanges...
La plupart du temps, les équipes de suivi ne reçoivent pas d'aides de cette sorte
Julie H.

14-03-11
Pendant l'ESS, l'enseignant référent relit le dernier PPS, il note ce qu'on dit, et il demande quels aménagements peuvent être utiles. Il n'y a pas de fiches de travail. C'est moi qui a fait un copie du compte-rendu et qui la donne à l'orthophoniste. Au cours du dernier PPS, l'enseignant référent a dit que mon fils était dyslexique (il n'est pas dyslexique, il est dysphasique). Donc je me doute qu'il n'a aucune fiche sur lui, autre que le compte-rendu du PPS précédent.
Une réunion de l'équipe de suivi positive !


Hélène D.
mère de Stéphane
dyspraxique DVS

06/01/11
Nous étions déçus pas la CLIS 4 où Stéphane avait été admis l'année dernière pour redoubler son CP, car au bout de 1 an et 4 mois, Stéphane restait cantonné aux apprentissages CP
Donc pour préparer l'ESS, j'avais pris rendez vous avec l'orthophoniste du SESSAD, ergothérapeute, écrit un long mail à l'enseignante référente, pour demander une augmentation du temps d'intégration de Stéphane, et relâcher la pression cote lecture et demandé par contre que soient abordés des apprentissages plus complexes tels que la grammaire (où Stéphane comprend très vite), mais par oral. Tout ça en un temps record, puisque nous avons été prévenus le jour des vacances (17 décembre) que la réunion d'ESS aurait lieu le 4 janvier. (...)
Je suis arrivée à la réunion assez stressée... et quand après le compte rendu de l'instit, je commence à introduire mes arguments pour dire qu'en ce moment, les apprentissages sont centrés sur les compétences directement touchées par ses gros problèmes neurovisuels, et qu'il était temps peut être de trouver des compensations pour lui permettre d'avancer pour aborder d'autres apprentissages... l'orthophoniste intervient super énergiquement et soutient mon propos
à 200%, et en allant beaucoup plus loin que moi.
L'enseignante référente argumente à son tour et demande carrément une inclusion en CE2 pour tout ce qui est matière d'éveil, sans restitution scolaire exigée... Le médecin scolaire s'y met à son tour pour soutenir notre proposition ! Et le directeur qui nous dit "je comprends bien votre discours, et nous allons tout mettre en oeuvre pour faciliter les progrès de Stéphane).
Bilan: introduction de la calculette. Réflexion engagée pour permettre à Stéphane de s'approprier des textes sans passer par la lecture (au départ casque avec l'ergothérapeute, pour ensuite le faire en classe). Inclusion dans toutes les matières d'éveil en CE1 (plus facile pour l'école car que 20 élèves en CE1...).
Un directeur garant d'un PPS, un médecin scolaire un intervenant écouté et l'instit spécialisée (par ailleurs compétente) qui bien que se sentant un peu remise en cause (forcément) se range à nos arguments !es ! j'ai vu de mes propres yeux qu'un enseignant référent pouvait effectivement être une aide pour un enfant et ses parents,
Tout comme dans les textes de loi !
 
Mise à jour : 02/06/15

PAGE
PRÉCÉDENTE

SOMMET
DE LA PAGE
PAGE
SUIVANTE

RETOUR AU
PLAN DU SITE
 
-